Édouard Godbout-Corriveau (à droite) profite pleinement de son séjour avec son bon ami, Louis Cabanac, qui est aussi l'acteur de son court métrage Les oeillères.

Deux Granbyens au Festival de Cannes

Ces derniers jours, Édouard Godbout-Corriveau ne dort pas beaucoup, trop occupé qu'il est à savourer chaque moment du Festival de Cannes. « C'est épuisant, mais c'est tripant ! », lance-t-il avec entrain.
Le jeune cinéaste granbyen est sur place depuis le 18 mai avec son bon ami Louis Cabanac, qui est aussi l'acteur de son court métrage Les oeillères, à l'origine de toute cette aventure. 
L'oeuvre, réalisée avec un budget d'à peine 500 $, a remporté le Prix coup de coeur et le Grand Prix du concours « 375 Jeunesse on tourne » en décembre dernier. Cette récompense permettait entre autres à Édouard de prendre part au Short Film Corner et à d'autres activités tenues dans le cadre du Festival de Cannes 2017.
Bien qu'il devait assumer ses frais de logement et de transport, rien ne l'aurait empêché de s'y rendre. Et maintenant qu'il y est, il ne veut rien manquer. 
Mardi, Édouard et Louis ont même pu monter le célèbre tapis rouge avant la projection du film franco-japonais Vers la lumière
« Je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi grand. Tout le monde est super bien habillé, il y a plein de photographes, dit-il. J'avais déjà vu les tapis rouges, mais je ne pensais pas voir autant de beau monde... Disons que c'est assez jet set comme festival ! »
Le duo a notamment accès aux films en compétition, à la Quinzaine des réalisateurs et au volet Talent tout court de Téléfilm Canada.
Maître Clint
Débrouillards et déterminés à faire leur place, les deux jeunes hommes ont même réussi à assister à une classe de maître offerte par nul autre que l'acteur Clint Eastwood. Et bien assis dans les premières rangées, s'il vous plaît ! 
« Je n'oublierai jamais ça ! », lance Édouard, qui a pourtant vu de près d'autres célébrités depuis son arrivée à Cannes, dont Jake Gyllenhaal et Tilda Swinton.
Mais au-delà du glamour - et du côté hautement superficiel de l'événement, avoue-t-il -, le cinéaste apprécie surtout l'occasion inestimable qu'il a de se faire voir et de nouer des contacts dans le milieu du cinéma. 
« Au pavillon du Canada, on rencontre des gens, on parle de nos projets. J'ai notamment rencontré un distributeur de Québec pour mon prochain court-métrage. Je vais revenir de Cannes les poches pleines de cartes d'affaires ! », se réjouit-il, en précisant qu'il en apprend chaque jour davantage sur ce monde dans lequel il espère évoluer.
Plus tôt cette semaine, Édouard a d'ailleurs pu présenter son film Les oeillères dans une petite salle ouverte au grand public. Les commentaires, dit-il, ont été positifs, surtout en ce qui a trait à la qualité de sa direction photo, malgré le minuscule budget dont il disposait.
De retour à Granby la semaine prochaine, Édouard Godbout-Corriveau reviendra tranquillement sur terre en attendant des nouvelles de son nouveau scénario, qu'il a déposé à la SODEC récemment. « Je devrais trouver du financement pour le tourner », lance-t-il, confiant. 
On aura bien l'occasion de lui en reparler, mais on sait déjà que ce prochain court métrage s'intitulerait Game of Love...