L’auteur de Saint-Césaire Richard Gougeon

Deux auteurs de la région publient leur nouveau roman

L’automne est aussi le temps des feuilles... en littérature. Un vétéran et un nouveau venu présentent tous deux leur nouvel ouvrage. Dans deux styles complètement différents.

Richard Gougeon - Les saisons de l’espérance 2

Lancé l’automne dernier, le premier volet de la série Les saisons de l’espérance - L’innocence de Richard Gougeon vient de s’enrichir de son second et dernier tome, cette fois intitulé Le désenchantement.

Alors qu’il nous avait habitués à des récits d’époque, l’auteur de Saint-Césaire avait pris un virage contemporain avec Les saisons de l’espérance, dont le récit se déroulait au tournant de l’an 2000.

Cette suite permettra aux lecteurs de retrouver Florence et son fils Charlemagne, qu’elle tente d’éloigner du mauvais chemin en emménageant à Montréal. Mais après le décès de sa mère, « Charlot » devra refaire sa vie sous le même toit que son meilleur ami Félix et que sa mère Sonia, une femme aux mœurs dissolues.

Lorsque les deux garçons tombent amoureux d’Océanne, plus rien ne sera pareil ni pour l’un ni pour l’autre. D’autant plus que les apparences sont parfois trompeuses...

Résolument moderne, la saga de Richard Gougeon aborde de nombreux thèmes actuels, dont les gangs de rue, la drogue et le décrochage scolaire, note le romancier.

« C’est une satire de la société québécoise. On présente souvent comme modèles des choses qui sont peu recommandables. Ça donne une mauvaise image aux jeunes », croit-il.

Malgré le fait que son dernier opus vienne tout juste d’être publié aux Éditions JCL, le prolifique auteur mène déjà d’autres projets littéraires de front.

À la demande de son éditeur, il travaille présentement à l’écriture d’un 4e tome de la saga familiale L’épicerie Sansoucy, qui sera lancé au printemps 2019. Cette populaire série a d’ailleurs été rééditée en format poche au Québec, tandis qu’en France, les trois premiers tomes ont été regroupés en un seul et même ouvrage de... 1200 pages.

Son éditeur lui a également commandé un roman historique à paraître en 2020.

Richard Gougeon n’exclut pas, cependant, la possibilité d’une nouvelle incursion dans un style plus contemporain au cours des prochaines années.

Les saisons de l’espérance 2 est disponible en librairie et sur le web.

 F. Leroy - La surdose de l’âme, Le livre blanc : l’infâme destin de la déesse à l’équilibre fracassé et au cœur enseveli

F. Leroy, de son vrai nom Frédéric Plouffe, propose quant à lui un premier roman parfait pour l’Halloween. Celui qui se décrit comme un « écrivain d’histoires insolites et tordues » s’adresse ici directement aux amateurs de romans noirs.

Dans cet ouvrage de 400 pages au titre presque aussi long que l’histoire, le Granbyen d’origine fait de l’œil aux jeunes adultes qui ont un penchant pour les Patrick Senécal et Stephen King de ce monde.

Car de l’avis même du trentenaire, La surdose de l’âme ne fait ni dans la dentelle ni dans la douceur. On a ici affaire à un thriller érotico-psychologique — « oui, il y a des scènes explicites, mais pas pornographiques et pas gratuites », assure-t-il — auquel s’ajoute un soupçon de fantastique. « C’est un peu trash. »

En trame de fond : les retrouvailles, après cinq ans, de dix amis. Mystérieusement, seulement trois se présentent au rendez-vous, dont le personnage principal, Mathilde Inglis-Painchaud. Le récit se déroule à Québec, mais aussi à Stockholm et à Helsinki, où l’auteur s’est rendu il y a quelques années.

« C’est un roman que j’ai commencé à écrire en 2009. Il comporte plusieurs personnages aux histoires entremêlées. On va suivre les trois premiers et découvrir ce qui est arrivé aux sept autres personnages. »

Frédéric Plouffe, qui a étudié en arts et lettres, puis en création littéraire, coédite ce premier opus avec Essor-Livres Éditeurs.

Un deuxième roman, qui après Le livre blanc deviendra Le livre noir, est déjà en préparation, car le récit impose une suite, affirme-t-il. « Il y a un concept là-dedans. »

Comme dans son pseudonyme, F. Leroy, « un mélange entre la rue Roy où j’habitais et mon surnom quand j’étais jeune, Fred le King », explique-t-il. Quant au titre du roman affichant près de 20 mots, sachez qu’il fait référence au groupe de heavy metal épique Bal’sagoth, qui aurait aussi un penchant pour les longues appellations.

Disponible dans certaines librairies indépendantes et sur le site www.leseditionsdelapotheose.com, l’ouvrage sera officiellement lancé ce samedi, 27 octobre à 17 h au Paco Bar de Granby. « Disons que le type de livre s’apparente à l’endroit ! »