Avec Résonances boréales, Roman Zavada a déjà performé aux États-Unis à plus d’une vingtaine de reprises et il se permet déjà de rêver au marché européen, en plus d’être en pourparlers pour l’Asie.

Des Résonances boréales qui voyagent

Après avoir conquis le Québec pendant trois ans avec son expérience immersive Résonances boréales, le pianiste Roman Zavada est en train de séduire nos voisins du Sud.

Après le New Jersey, le Colorado et New York, il s’est envolé mardi pour Los Angeles, où il se produira deux soirs, les 2 et 3 mai, dans ce qui est décrit comme «le premier parc artistique de divertissement entièrement immersif au monde»: le Wisdome.

«C’est quand même cool», reconnaît timidement le Valois, néanmoins «très content que les portes commencent à s’ouvrir à l’international».

Bien que son projet ait commencé à traverser la frontière canado-américaine dès ses premiers moments d’existence, en 2016, ce n’est que depuis sa participation à la Mission commerciale des industries créatives en Chine, en avril 2018, qu’il obtient davantage de résonance à l’étranger.

«On peut dire qu’on est véritablement en démarchage à l’extérieur du pays, et que les Américains sont vraiment en train d’adopter mon concept», affirme celui qui a déjà performé aux États-Unis à plus d’une vingtaine de reprises et qui se permet déjà de rêver au marché européen, en plus d’être en pourparlers pour l’Asie.

Rappelons que Résonances boréales est le fruit d’un séjour au Yukon en 2013, durant lequel Roman Zavada a enregistré du matériel musical improvisé sous l’influence et l’inspiration des aurores boréales. Le phénomène grandiose de Dame Nature a par la suite été filmé, et un spectacle multimédia a été créé.

Il a notamment été présenté à la Société des arts technologiques (SAT) de Montréal à une quarantaine de reprises, et son disque s’est retrouvé en nomination au gala de l’ADISQ dans la catégorie Album de l’année - Instrumental.

Un projet musical

Bien qu’il se réjouisse que son projet lui fasse «une maudite belle carte de visite», le musicien de 36 ans admet être un peu dérangé par le fait que «le concept flyé prenne le dessus sur la musique». «Parce qu’à la base, Résonances boréales, c’est un projet musical», rappelle-t-il.

Et même s’il admet avoir hâte de faire autre chose et travailler sur de nouvelles compositions, il entend faire vivre Résonances boréales encore longtemps.

«J’aimerais beaucoup que ça continue à vivre en parallèle de mes autres projets. Je pense que c’est un spectacle qui ne se démode pas, du fait que les aurores boréales sont probablement les plus beaux et les plus magiques phénomènes naturels qui puissent exister. Elles ont toujours fasciné, et fascineront probablement toujours», est d’avis Roman Zavada.

Ce dernier admet être par ailleurs en train de travailler à l’adaptation de Résonances boréales en un court-métrage «qui pourrait être utilisé dans différents contextes», précise-t-il.