À Los Angeles, Chantale Rivard présente deux oeuvres : Mystery Road et Flesh Secret.

Des photos de Chantal Rivard exposées à Los Angeles

Les oeuvres de Chantale Rivard voyagent. L'artiste d'Ange-Gardien fera une percée en Californie, alors que deux de ses clichés prendront place à la Studio C Gallery de Los Angeles du 11 au 25 février.
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L'exposition, intitulée Red Hot Wicked et entièrement féminine, se veut un hommage à l'amour et à la sensualité. «On veut y montrer l'érotisme de la femme sans tomber dans la pornographie», explique Mme Rivard, qui fait partie d'un groupe d'une trentaine d'artistes pour l'occasion.
Celle-ci a découvert cette galerie privée en faisant des recherches. Le thème de l'événement l'a tout de suite interpellée. «C'est un sujet sur lequel j'avais déjà travaillé et qui demandait un contexte très précis pour exposer. J'ai donc tenté ma chance. Et j'étais très heureuse qu'on m'ait choisie!»
Quatre photos ont été soumises à la sélection; deux ont été retenues. Croquées en sépia, il y a deux ans dans son petit studio de l'époque, Mystery Road s'attarde aux jambes d'une femme, tandis que Flesh Secret dévoile partiellement sa poitrine. 
«On voit sans voir, on suggère, c'est tout en pudeur, un peu comme dans le style des années 20», explique la photographe, qui est aussi peintre abstraite et éditrice.
Chantale Rivard a développé sa passion pour la photographie en voyageant. Si les animaux et la nature demeurent ses sujets de prédilection, elle prend aussi plaisir à expérimenter de nouvelles approches. «J'aime beaucoup utiliser les filtres, par exemple. Ça donne une tout autre saveur aux photos; ça ajoute une touche poétique.»
En Islande
Une autre oeuvre de Chantale Rivard a aussi fait des milliers de kilomètres dernièrement. La photo de ses yeux, accompagnée d'un texte, fait partie de l'exposition collective Arising organisée par Yoko Ono, et qui se tient au Musée d'art de Reykjavík en Islande. 
Sur le thème de la violence faite aux femmes, cette exhibition invitait les femmes des quatre coins du monde à montrer leur regard et à se prononcer dans leur langue sur cette question. «Je m'étais concentrée sur le sujet de la prise de parole. Ce qu'on nous permet de dire et ce qu'on nous interdit. Je manifestais le droit de s'exprimer, au-delà des limites que l'on nous impose. Nous avons toutes le droit de nous exprimer, que notre voix soit forte ou un simple murmure», résume l'artiste.
L'exposition est en cours depuis le mois d'octobre et se termine le 5 février prochain.
Ce n'est pas la première fois que Chantale Rivard expose ses oeuvres à l'international. Celles-ci ont déjà pris le chemin de la France, des États-Unis et du Japon, notamment. 
La dame admet que de telles échappées à l'extérieur du Québec lui procurent une belle visibilité dans d'autres marchés, enrichissent son porte-folio et débouchent parfois sur des ventes.
«Ça attire la curiosité, ça ouvre des portes et ça me permet de me faire des contacts un peu partout», indique-t-elle, en précisant toutefois qu'il serait étonnant qu'elle fasse l'aller-retour Montréal-Los Angeles pour le lancement de l'exposition Red Hot Wicked.