Les animaux et personnages de Lucie Deslandes enjolivent des cartes, des livres à colorier, des signets et même des calendriers.

Des dessins doux comme des doudous

Les animaux et les personnages qui naissent de la plume de Lucie Deslandes ont un petit quelque chose de craquant. Toutes simples et empreintes d'une belle naïveté, ses illustrations font l'effet d'une doudou.
Lucie Deslandes a toujours crayonné. Mais le déclic s'est fait en quatrième secondaire, au contact d'une amie qui avait un réel talent pour le dessin.
«Ce qui accroche les gens ? Je pense que c'est la simplicité du trait et le côté ''bonheur'' qu'ils trouvent dans mes dessins. Il y a de la douceur et une certaine féminité aussi...», décrit-elle modestement.
Lucie Deslandes a toujours crayonné. Mais le déclic s'est fait en quatrième secondaire, au contact d'une amie qui avait un réel talent pour le dessin. «Elle s'appelait Izabelle­ Côté. Ç'a été un coup de coeur artistique. Elle m'a donné le goût de dessiner d'une façon plus soutenue, de m'y mettre pour vrai.»
La vie a suivi son cours, avec le boulot, la famille et tout le tralala. La dame, qui a notamment travaillé dans le domaine du doublage, est aujourd'hui adjointe à la direction générale du cégep de Granby. Mais jamais l'idée de mettre ses crayons de côté ne lui a effleuré l'esprit. 
Elle a eu l'occasion de réaliser de petits contrats, d'illustrer quelques campagnes institutionnelles et même quatre couvertures de livre au fil des années, mais sans jamais en faire un métier.
«J'ai toujours continué à dessiner en dilettante, sans suivre de cours. Je le fais de façon presque quotidienne. Mais devenir illustratrice à temps plein m'insécurisait un peu. J'aime que ce soit une passion, un à côté. Je n'ai pas envie de quitter mon travail. Le dessin fait partie de mon équilibre de vie», dit-elle. 
Cet «à-côté» prend pourtant une place essentielle. Il faut voir sa salle à manger transformée en mini-atelier­ pour saisir l'ampleur de sa passion. Dans ses temps libres, elle crée des livres à colorier, des signets, des blocs-notes, des étiquettes-cadeaux, des cartes de souhaits, toujours ornés de ses petits personnages et/ou animaux rigolos, qu'elle offre ou qu'elle vend dans son réseau. Chaque année, depuis 2010, Lucie Deslandes a aussi pris l'habitude de concevoir un petit calendrier.
Loin de la routine artistique
Curieuse, Lucie Deslandes ne se vautre pas dans la routine artistique. Elle explore, tente de nouvelles choses. « Mon style a changé au fil du temps. Ma ligne est plus pure, plus simple. Je vais à l'essentiel. »
Très portée sur la couleur, elle a récemment découvert - « peut-être à cause de Michel Rabagliati que j'adore », dit-elle - la beauté et la simplicité du noir et blanc. 
Ces temps-ci, elle apprivoise même le dessin sur sa tablette électronique. Bien qu'elle adore la texture du papier et la sensation de dessiner au crayon, cette approche technologique ne la rebute pas. Pour ses projets virtuels, le travail s'en trouve simplifié et de meilleure qualité.
En fait, les possibilités sont infinies. Ses illustrations pourraient être imprimées sur une foule de supports, allant des vêtements aux douillettes, en passant par les adhésifs muraux. « Mais ça prend les équipements et les ressources financières pour le faire », indique-t-elle, en rêvant à voix haute.
C'est sans compter le livre pour enfants sur lequel elle se penche depuis six ans à temps perdu... «Un jour, vous le verrez peut-être!», rigole-t-elle.
D'ici là, on peut mettre la main sur quelques-unes de ses créations à la librairie Coopsco du cégep de Granby. Son calendrier 2017 est aussi offert sur le site de vente en ligne Etsy.com dans l'espace luciedessine.