Quelques dizaines de personnes ont participé aux ateliers au centre culturel France-Arbour.

Des créations tous azimuts aux Journées de la culture

De l’artisanat à la poésie en passant par la poterie et la peinture, les artistes participant aux Journées de la culture auront probablement permis d’ouvrir les horizons de tous ceux ayant pris part à l’une des multiples activités.

S’il y avait une chose à retenir de la fin de semaine culturelle, c’est qu’il n’y a pas d’âge pour apprécier l’art.

Après avoir fait une tournée des activités, Nadine Parent-Evrard et ses filles de six et huit ans ont pris part au cadavre exquis de l’artiste multidisciplinaire Monique Genest.

« Je les ai toujours emmenées dans les sorties culturelles. Aujourd’hui, c’est moi qui étais tannée et elles qui voulaient rester », explique-t-elle entre deux coups de crayon.

L’exercice consiste normalement à écrire une phrase ou réaliser un dessin à plusieurs, sans qu’aucun participant ne connaisse préalablement le travail des autres.

Puisque la thématique des mots était à l’honneur pour ces Journées de la culture, Monique Genest avait disposé des poèmes automnaux sur les murs de son atelier. « Les gens pourront se choisir un mot et l’illustrer, mais ça ne sera pas nécessaire d’être bon en dessin », explique l’artiste.

Celle-ci ne manquait pas d’enthousiasme malgré la grisaille automnale et l’absence de visiteurs en début de journée. « Je vais repasser par la suite et polir ce qui va avoir été fait. D’ici une semaine, je devrais publier le résultat sur Facebook. »

Tranquillement, les gens ont commencé à affluer en fin d’après-midi.

L’artiste Monique Genest a organisé une séance de cadavre exquis dans le cadre des journées de la culture.

Et si les visiteurs sont parfois réticents à prendre part aux ateliers, la curiosité finit souvent par l’emporter. « C’est toujours intimidant une toile blanche, on ne sait pas quoi faire pour commencer à peindre », compatit Mme Genest qui veillait à mettre les participants en confiance.

Ses voisines aquarellistes ont d’ailleurs eu ce même problème. « L’aquarelle c’est un art difficile pour ceux qui n’en ont jamais fait. Il faut accepter de laisser couler », explique Michèle Boyer, membre du collectif O’Aqua-R-Elles.

Leur groupe a eu l’ambitieuse initiative de demander aux visiteurs de peindre un mot tiré d’un poème de Gaston Miron sur une feuille. Pour se rappeler l’œuvre du poète québécois, Françoise Bédard a transcrit les vers sur une immense banderole. « Ça m’a pris six heures ! », lance-t-elle.

Par la suite, les œuvres étaient ajoutées à un grand carton où le collectif a peint une femme en forme de fleur de lys pour rappeler l’amour du poète pour sa nation et la gent féminine. Dans les deux activités, près d’une vingtaine de personnes ont participé aux ateliers.

Partout dans la région

La région de Brome-Missisquoi n’a pas été en reste avec plusieurs dizaines d’activités organisées à divers endroits du territoire.

À Bromont, le centre culturel St-John a été pris d’assaut par les femmes du CAFE (Club au féminin de l’Estrie) qui effectuait leur première sortie publique. « Nous sommes pour la plupart d’anciennes du cercle des fermières de Bromont insatisfaites de l’organisation quasi gouvernementale, on voulait créer quelque chose qui nous ressemble plus », explique Christine Gendron de Lac-Brome.

Au-delà du militantisme, l’artiste était surtout présente pour offrir ses courtes pointes. « Je fais de la couture depuis que je suis toute petite, mais ça doit faire environ cinq ans que j’ai suivi des cours pour apprendre la courtepointe plus spécifiquement. Après en avoir fait pour tous les lits, je me suis dit que je devais commencer à en vendre ! », lance-t-elle.

Le CAFE a également laissé place à la cinéaste Mimi Tremblay qui présentait une mini-conférence sur son travail de cinéaste.

Les journées de la culture se sont déroulées tout au long de la fin de semaine.

Pratiquement toutes les villes de la région ont pris part à cette occasion de célébrer les arts de toute sorte.