Marie-Claire Goyette vient de publier Départs imprévus, un récit très personnel dans lequel elle raconte les quatre deuils qu’elle a eus à faire coup sur coup.

Départs imprévus: quand la mort frappe

La vie de Marie-Claire Goyette se déroulait comme un long fleuve tranquille. « Je n’avais jamais eu de gros malheurs », souligne-t-elle. Jusqu’à ce que la mort frappe. Quatre fois plutôt qu’une.

D’abord, son père, décédé paisiblement dans son sommeil à l’âge de 88 ans. « L’ironie, c’est qu’il avait vu son médecin 36 heures plus tôt, et il lui avait dit qu’il était en pleine forme, qu’il allait vivre jusqu’à 100 ans », raconte la Bromontoise.

« Ça m’a happée, poursuit-elle. Ma soupape, ça a été mon travail et ma jument. » Mais trois semaines plus tard, cette dernière rendait l’âme à son tour. Quelques mois plus tard, c’est sa petite chienne Jene qui s’écroulait « du haut de ses 15 pouces ». « Elle venait toujours travailler avec moi. Je l’appelais ma VP », se remémore la femme d’affaires, qui a été à la tête de l’agence marketing Gemco pendant plus d’une vingtaine d’années.

Finalement, c’est sa mère qu’elle a perdue, des suites d’une douloureuse maladie. « Il va sans dire que ces grands départs m’ont littéralement jetée par terre : rien n’est plus comme avant », écrit-elle dans le prologue de Départs imprévus, le récit qu’elle a rédigé pour l’aider à faire son deuil et qui est paru en mars dernier.

« Les personnages de mon livre, ce sont les miens, mais ce sont aussi ceux de milliers d’individus qui ont perdu un être cher », indique celle qui souhaite maintenant apporter un peu de réconfort aux endeuillés.

« Pendant trois ans, j’ai été convaincue que je serais triste le restant de ma vie, admet Marie-Claire Goyette. Moi, pourtant joviale et optimiste de nature, je portais au fond de moi une grande tristesse, une boule dans la gorge qui refusait de partir. »

« Un nouveau départ imprévu »

Grâce à l’écriture et à un groupe de soutien de la Maison Au Diapason, ses deuils ont pourtant fini par guérir. « Ce qu’il reste, ce sont des moments de mélancolie », dit-elle, les yeux mouillés.

Aujourd’hui, Marie-Claire Goyette sent qu’elle est « dans un nouveau départ imprévu ». Elle a fermé son entreprise en décembre dernier, est retournée à l’université dans le but de décrocher un certificat en rédaction, et a fondé sa propre maison d’édition, Ruban de soi.

Son livre Départs imprévus est en vente directement à la Maison Au Diapason, sur le site www.rubandesoi.com ainsi que chez Papeterie Atlas à Granby, à la boutique Art de vivre de Bromont et chez Attraction à Cowansville. Précisons que cinq dollars par livre vendu seront remis à la Maison Au Diapason.