Les œuvres des cinq artistes, dont celles de Gaétan Boulais, seront exposées au regard des passants tout au long de l’été.

De nouvelles oeuvres pour l’été au parc Denise-Lauzière

Tout au long de l’été, les créations de cinq artistes inspirés captiveront le regard des passants, cyclistes et piétons dans le parc Denise-Lauzière, à Waterloo.

Les amateurs d’art de Waterloo se sont réunis mercredi soir pour le dévoilement officiel des œuvres qui seront disposées dans le parc situé à quelques pas de la piste cyclable.

Joseph Bergot, Jean-Louis Emond, Claude Millette, Marie-Christine Payette et Gaétan Boulais ont accepté de faire prêt de leurs créations pour la belle saison.

Emportiérage, de l’artiste et sportif hilairemontais Gaétan Boulais, marque l’entrée du parc pour les passants venant du centre-ville de Waterloo.

Constituée de quatre portières rayées disposées près du stationnement arrière de la banque CIBC, cette dernière œuvre détonait parmi les autres œuvres qui étaient présentées.

Lorsqu’on s’approche de quelques pas, on remarque que les rayures sont en fait des dessins « classiques et nervurés » dira l’artiste, représentant des cyclistes victimes d’un accident, réalisés à même la peinture de la voiture.

« J’aurais pu prendre une masse et cabosser la tôle, mettre de la peinture rouge pour simuler le sang de l’impact, mais j’ai voulu y aller plus en subtilité. J’ai voulu créer un malaise », affirme celui qui a surtout œuvré dans le milieu de la publicité et du marketing.

L’ancienne conseillère municipale Denise Lauzière, reste particulièrement impliquée dans les activités du parc qui porte son nom.

S’il soutient que c’est le caractère « vélo sympathique » de Waterloo qui l’a convaincu d’y installer son œuvre pour l’été, c’est une histoire datant de ses années dans la région métropolitaine qui l’a inspiré a la créer.

« Il y avait un vieil homme qui se promenait tous les jours à vélo, été comme hiver. C’était un pasteur qui s’occupait d’accompagner les gens en fin de vie, eh bien, il est mort victime d’un emportiérage. Il devait circuler vite, quelqu’un a ouvert sa porte et il est mort sur le coup, se souvient-il. Moi, j’ai peur chaque fois que je sors à vélo. »

Couple métallique
Les visiteurs pourront également admirer, à quelques mètres de là, un impressionnant couple métallique composé d’innombrables petites barres de fer.

Comme toutes les œuvres présentes sur le site, Rencontre de Jean-Louis Emond risque de valoir le détour pour de nombreux passants.

Les œuvres prêtées à la Ville demeureront au parc Denise-Lauzière jusqu’à la fin de l’été. Les artistes devront par la suite les récupérer, à moins bien sûr qu’elles ne soient acquises par des membres du public.

En effet, la plupart des œuvres d’art sont à vendre. « Les gens peuvent passer par les artistes ou encore par la municipalité et on les mettra en contact », explique Mathieu St-François, directeur du service des loisirs, de la culture, de la vie communautaire et des communications de Waterloo.

Gaétan Boulais émet quant à lui le souhait de léguer son installation à la municipalité.

«J’ai voulu créer un malaise avec mon oeuvre», raconte Gaétan Boulais.

Aucune discussion n’a encore eu lieu à cet effet avec les responsables municipaux, mais si le projet se concrétise, l’œuvre devra être déplacée puisqu’elle est présentement disposée sur un terrain n’appartenant pas à la Ville de Waterloo.