David Portelance nous a servi un deuxième album qui lui a valu des critiques dithyrambiques, il y a un an : Un abri contre le vent.

David Portelance: plus que des mots, une signature

Il ne faudrait pas s’étonner d’apprendre qu’un certain conteur de Saint-Élie-de-Caxton soit tombé sous le charme de sa poésie juste et profonde et de ses mélodies folk existentialistes lors de son passage au Festival de la chanson de Granby, en 2003. Au point de lui commander des chansons.

C’est toutefois sa propre signature que David Portelance viendra présenter au public mercredi, au Palace de Granby, lui qui nous a servi un deuxième album qui lui a valu des critiques dithyrambiques, il y a un an.

Un abri contre le vent fait suite au bien acclamé Tenir la route (2014). Teinté de blues, bluegrass, folk et country du sud des États-Unis, ce second opus est formé de ses propres compositions ainsi que de reprises de grands classiques cajuns que l’auteur-compositeur-interprète quadragénaire viendra nous livrer en toute intimité en formule full band. Il sera accompagné en images par les œuvres de l’artiste visuel Andrée-Anne Laberge et du photographe Olivier Samson, tantôt en projection, tantôt en réalité augmentée.

Il s’agira pour lui d’un premier retour là où tout a commencé, il y a 10 ans… sans qu’il s’en soit douté.

Au commencement d’une carrière

2003. Année où David Portelance participe pour la première fois au Festival de la chanson de Granby — il y reviendra en 2005. Fred Pellerin agit à titre d’animateur. En coulisses, les deux font connaissance. Ça clique fort. « Comme une rencontre de voyage », image Portelance. « Dont on se souvient longtemps. »

Pendant des années, les deux gars ne se sont pas revus. Jusqu’à ce que Pellerin téléphone à Portelance pour lui demander s’il acceptait qu’il utilise Au commencement du monde et Tenir debout pour son premier disque musical, Silence (2009). Deux des trois chansons qu’il avait interprétées au FICG. Pas mal…

Depuis, les mots de l’auteur-compositeur-interprète ne sont jamais bien loin de ceux du conteur. David Portelance a participé aux trois albums de Fred Pellerin, en plus de ponctuer ses contes de ses mélodies.

« Un jour, il [Pellerin] m’a pris par le d’sous du bras et m’a dit “viens-t-en par chez nous”. Il m’a présenté à sa gérante, à son réalisateur Jeannot Bournival, et c’est là que ma carrière personnelle a pris son envol », raconte le principal concerné. Si ce n’était pas de lui, son premier disque n’aurait probablement jamais vu le jour...

Sous l’étiquette La Tribu est né Tenir la route, puis, moins dans l’urgence, Un abri contre le vent, duquel Portelance a davantage pris en main la direction artistique de l’ensemble, question de lui donner une direction claire, une facture intimiste.

Questionné à savoir si ça commence à lui peser de sans cesse se trouver dans l’ombre de Fred Pellerin, Portelance réplique : « Je suis tellement reconnaissant pour tout ce qu’il a fait pour moi, je ne peux et ne suis pas fatigué d’être associé à lui. Mais j’aime l’idée d’avoir ma propre personnalité et de la faire découvrir au grand public. »

Intéressé ? Ça se passe mercredi soir, à 19 h 30, au Palace de Granby.