La porte-parole de l'événement, Cynthia Coulombe-Bégin.

Couleurs urbaines met le vert à l’honneur

Pour une seconde fois, c’est au parc Miner que les artistes-peintres québécois installeront leurs chevalets lors du prochain Symposium en arts visuels Couleurs urbaines de Granby.

Les 26, 27 et 28 juillet, ils seront 53 sous les petits chapiteaux blancs, où ils peindront sous les yeux du public, en prenant le temps de jaser un peu avec lui. De l’animation musicale viendra ajouter à l’ambiance de ce site qui avait ravi les organisateurs l’an dernier. « C’était la première fois qu’on s’y installait et on est tombés amoureux des lieux », a rappelé Sara Marcil Morin de Vie culturelle et communautaire de Granby (VCCG).

Pour cette 22e édition, on a confié le rôle de porte-parole à l’artiste Cynthia Coulombe-Bégin, qui sera présente au parc pour créer une toile en direct. 

La peintre en sera à sa première présence à l’événement. « C’est un cadeau d’être invitée, et une belle reconnaissance de ce que j’ai fait dans ma carrière », a-t-elle affirmé vendredi lors du point de presse annonçant le symposium. 

Selon elle, l’occasion sera idéale pour faire le plein de belles rencontres. « On travaille toute l’année dans notre atelier, alors c’est l’fun d’aller à la rencontre des gens et des autres artistes. »

Cynthia Coulombe-Bégin vit de son art depuis dix ans et considère cette fin de semaine de symposium comme « un retour aux sources » et un « party ».

Parallèlement, la jeune femme exposera aussi, sous le thème Rêve-moi, plusieurs œuvres récentes chez Boréart du 24 juillet au 25 août. Les visiteurs de Couleurs urbaines pourront donc faire d’une pierre deux coups, en jumelant leur virée artistique dans le parc à un arrêt à la salle d’exposition nichée au Centre culturel France-Arbour, situé à courte distance de marche. 

Une fois sur place, il leur sera possible de visiter les ateliers des artistes du GAM, au 3e étage, et d’admirer leur exposition collective, au local 207. 

Classiques et zéro déchet

Le symposium lui-même misera sur des incontournables, comme un encan silencieux chaque jour sous le chapiteau central du parc Miner, et la remise du Prix Coup de cœur du public, du Prix Coup de cœur du comité et du Prix Coup de cœur du maire de Granby, tous remis le dimanche à 16 h. 

Fait à souligner, Couleurs urbaines deviendra le premier événement extérieur de Granby à obtenir la certification carboneutre de LCL environnement. Non seulement le comité organisateur a revu ses méthodes de gestion, mais il posera également des gestes concrets — ustensiles de bambou, vaisselle lavable, etc. — sur le site pour éviter la production de déchets.  

« On arrivera ainsi à zéro émission de gaz à effet de serre », s’est réjoui Jean-Olivier Grégoire Fillion de VCCG. Même les déplacements des artistes seront compensés par la plantation d’arbres, a-t-il noté.

Quant au volet participatif du Symposium, il prendra la forme d’une œuvre artistique éphémère composée d’une multitude de carrés de tricot fabriqués par les Granbyens. À la suite d’un appel à tous sur les réseaux sociaux, VCCG a en main près de 100 pieds carrés de pièces multicolores et invite le public à lui en fournir encore plus. Le but : « habiller » les lampadaires de la rue Principale entre le parc Miner et le Centre culturel France-Arbour et — pourquoi pas ? — le chameau bleu du parc... 

Toutes ces idées ont fait dire à la peintre Marie-Claire Plante, la récipiendaire du Prix Coup de cœur du comité l’an dernier, que Couleurs urbaines se démarquait parmi les nombreux autres symposiums québécois. Par la place qu’il accorde à la jeunesse et par son dynamisme, notamment. « On dirait que c’est plus actuel qu’ailleurs! » a salué l’artiste sherbrookoise, qui y sera présente encore cette année.  

Tous les détails de l’événement sont disponibles à couleursurbaines.­org ou sur la page Facebook de VCCG.