Claudel Laberge s’est découvert un véritable désir de jouer en tournant dans Chien de garde, dans lequel elle incarne Mel, l’amie de cœur du personnage principal.

Comme un parfum d’épiphanie

Ceux qui iront voir le nouveau film Chien de garde, en salle depuis vendredi au Québec, pourrait bien éprouver un sentiment de déjà-vu. La Granbyenne Claudel Laberge y partage l’écran avec Maude Guérin et Paul Ahmarani, notamment. Une intéressante carte de visite pour lancer sa carrière.

Elle avoue pourtant qu’elle ne caressait pas vraiment cette ambition... jusqu’à tout récemment. En fait, c’est Chien de garde qui a confirmé son amour du jeu.

« Je ne prenais pas ça très au sérieux avant de décrocher le rôle. Je n’avais pas ça en tête, de faire carrière. Mais j’ai tellement aimé l’expérience que ça m’a donné le goût de faire ça. »

Non, dit-elle, elle n’était pas comédienne de métier. « Comme bien des filles de mon âge, je ne savais pas trop quoi faire dans la vie. Mais j’ai vraiment eu un coup de cœur durant le tournage. »

Réalisé par Sophie Dupuis, Chien de garde s’attarde au dilemme de JP, qui souhaite s’affranchir de sa famille dysfonctionnelle, avec tous les déchirements qui vont avec. « Je joue le rôle de Mel, la blonde de JP. Il veut déménager avec elle, mais n’ose pas quitter sa famille. Mel n’est pas du tout à l’aise dans cette famille, mais elle reste pour ne pas laisser son chum, et parce qu’elle n’a nulle part ailleurs où aller », décrit la jeune femme de 23 ans.

L’histoire, admet-elle, est « rough ». « Mais on s’attache aux personnages. C’est un beau film ! »

Les critiques semblent d’ailleurs le confirmer (celle du journaliste du Soleil est publiée aujourd’hui en pages W8 et W9 de notre édition).

Une certaine expérience
Elle a beau dire, Claudel Laberge n’arrivait quand même pas sur le plateau sans intérêt ni expérience. Elle raconte avoir étudié à l’école de la Haute-Ville de Granby en option Art dramatique avec Mélissa Dion Des Landes.

Elle a également fréquenté l’école de théâtre de Martin Gougeon jusqu’à ses 13 ans. « C’est lui qui m’a fait entrer, avec ma sœur, dans une agence de casting. »

Visiblement, son attrait pour le monde artistique ne date pas d’hier. Son CV comprend quelques rôles au théâtre, au cinéma et à la télévision. Elle est notamment apparue dans Les Parent et Les Beaux malaises (elle y tenait le rôle d’Émy, une danseuse mal engueulée).

C’est d’ailleurs un rôle dans un court-métrage de Sophie Dupuis qui a jeté les bases à sa participation à Chien de garde.

« On avait toujours gardé contact, elle et moi. J’ai passé l’audition, mais elle avait en tête de me prendre pour jouer Mel », laisse-t-elle entendre.

Cette proximité avec la réalisatrice n’est pas étrangère, croit-elle, à son interprétation. « Je suis vraiment fière de ma performance. J’y crois, à mon personnage. Je joue assez instinctivement. Mais quand tu es bien dirigée et que tu communiques bien, ça aide beaucoup. Sophie et moi, on s’entend bien. Elle s’entend bien avec tous les acteurs ! »


«  Je suis vraiment fière de ma performance. J’y crois, à mon personnage.  »
Claudel Laberge

Le fait de partager le scénario avec des acteurs d’expérience, loin de l’affoler, l’a plutôt encouragée à se surpasser. « Au début, j’avais un peu peur que ce soit intimidant. Mais au contraire ; c’était plus facile de jouer auprès d’eux, car ça poussait mon jeu plus loin. »

Confiante
Tout ce qui lui arrive ces temps-ci la met en confiance. L’avenir s’annonce prometteur pour Claudel.

« Je pensais retourner au cégep, je n’étais pas sûre. Mais là, je veux vraiment me diriger là-dedans. Je vais y mettre toutes mes énergies. »

Pour faciliter les choses, la voilà maintenant Montréalaise. Cela ne l’empêche pas, néanmoins, de revenir dans son patelin « aux deux semaines ». Toute sa famille et beaucoup d’amis y habitent encore.

Elle comptait d’ailleurs en inviter plusieurs à la première officielle de Chien de garde, qui se tenait vendredi soir Montréal. « Ils seront 27 avec moi ! »