Claudette Dion était de passage à Granby, la semaine dernière, pour faire la promotion de sa biographie.

Claudette Dion: une vie comme un spectacle

Claudette Dion, c’est la sœur de... Céline, bien sûr, mais aussi de sept autres sœurs et de cinq frères — « le plus grand rôle de ma vie », dit-elle. C’est la fille de Thérèse et d’Adhémar, c’est la mère de quatre enfants, et surtout, une personne à part entière, avec ses défauts et ses qualités, ses petits bonheurs et ses grands malheurs, ses joies, ses peines, ses succès et ses échecs. C’est tout ça qu’elle livre dans sa biographie, écrite par le journaliste Jean-Yves Girard et parue au début du mois.

Elle était justement de passage à Granby, la semaine dernière pour en faire la promotion. Et elle n’a pas manqué de s’arrêter dans les locaux de La Voix de l’Est, où elle a jasé « party de Noël » — celui du clan Dion est déjà fait —, le plus simplement du monde, avec les filles de la réception en attendant la journaliste.

Elle est comme ça, Claudette. « Une femme authentique, sereine, pétillante, et attachante qui sait son privilège de s’appeler Dion, tout en portant fièrement son prénom », nous la présente-t-on en quatrième de couverture. Et force est d’admettre que cette description­ vise droit dans le mille.

Plusieurs proches de personnalités connues luttent pour être perçus autrement que par le lien qui les relie à la vedette. Pas Claudette­. D’ailleurs, le titre de sa biographie ne ment pas : La sœur de... « J’assume totalement qui je suis : la sœur de la plus grande chanteuse au monde. Qui ne voudrait pas l’être ? ! C’est un énorme privilège, elle nous en a fait vivre des affaires : voir les plus gros shows à Vegas, loger au George V à Paris, ses noces grandioses, etc. Mais j’assume aussi totalement qui je suis. Je ne suis pas jalouse d’elle ; je n’ai jamais eu envie de devenir une grande chanteuse. J’ai choisi de me marier, d’avoir quatre enfants et de les voir grandir, de m’en occuper... Céline travaille tellement fort ! Tout ce qu’elle a, elle le mérite, et ce que j’ai, je le mérite aussi. Mais je veux qu’elle me raconte tout, par exemple ! », lance-t-elle en riant.

Bonheur, quand tu nous tiens...

Dans la biographie qu’a écrite Jean-Yves Girard, celle qui est aussi la marraine de Céline et la porte-parole non officielle des Dion nous dévoile des bribes de sa vie dans un ordre qui ne suit pas celui de la traditionnelle ligne du temps. « Jean-Yves m’a dit de raconter mes souvenirs comme je livre mes chansons, et il a construit le livre comme on construit un spectacle, explique la dame de 68 ans. On débute fort avec le 90e anniversaire de ma mère à Vegas, et on termine fort avec elle aussi. »

Entre les deux, on butine de son enfance à ses débuts de carrière en passant par l’Olympia, son hommage à Piaf, la mort de son père et son divorce difficile qui l’a amenée à demander l’aide sociale, puis son deuxième mariage. 

« L’argent n’arrange pas tout. Ce n’est pas parce que tu es la sœur de... que tout t’est possible. Mais ce que j’ai aujourd’hui ressemble à ce que je voulais. On a tous nos creux de vague, nos défis à surmonter, il faut juste trouver notre propre bonheur à travers tout ça », affirme-t-elle.

Son bonheur à elle, Claudette l’a trouvé auprès des enfants. « C’est là que je suis sur mon X », dit-elle. Elle a été présente et impliquée auprès de ses quatre enfants et l’est toujours auprès de ses huit petits-enfants. Elle a laissé tomber ses propres projets lorsque Céline lui a demandé d’aller prendre soin des siens pendant quelques mois, et travaille aujourd’hui pour ceux des autres en tant que directrice générale­ de la fondation Maman Dion.

Claudette s’implique également dans la maison de soins palliatifs Adhémard Dion. « J’y vais dès que je peux, je leur chante quelques chansons, leur donne des câlins... Je m’en vais là justement après notre rencontre. »

« Redonner aux autres permet de trouver son propre bonheur. Aussi, trouver sa place et faire de son mieux », conclut-elle.