La galeriste Brigitte Normandin estime que la nouvelle formule bénéficiera également aux artistes.

Changement de formule à la galerie Art plus

La galerie Art plus de Sutton adopte une nouvelle formule pour ses prochaines expositions. Plutôt que de louer aux artistes le local situé dans l’ancienne église de la rue Maple, sa propriétaire, la galeriste Brigitte Normandin, a composé une programmation mensuelle variée qui inclura expositions collectives et duos.

Pour Brigitte Normandin, il s’agit d’un nouveau pas de franchi pour son projet démarré en 2014. Après avoir permis à des créateurs de la région et de l’extérieur de bénéficier du grand local lumineux, elle a décidé de donner une nouvelle direction au projet et de composer une réelle programmation pour la galerie.

« Nous sommes finalement devenus une vraie galerie. C’est une formule qui devrait plaire aux artistes et contribuer à les faire connaître », lance Mme Normandin.

La galeriste, qui est également artiste multidisciplinaire, rappelle que la galerie a toujours été sélective sur les artistes qui sont venus exposés. « Il fallait que leurs œuvres me plaisent et c’est d’ailleurs parmi ceux qui sont déjà passés que j’ai pigé pour organiser l’exposition. »

Question affaires, la galerie troquera les frais de location qu’elle percevait contre un pourcentage sur la vente des œuvres. Une façon de « faire confiance aux artistes », selon Brigitte Normandin.

A +

La nouvelle formule a été officiellement lancée samedi par le vernissage de l’exposition collective A +. « A + c’est comme une note, on veut aider les artistes à se faire connaître et s’ils sont recrutés par une autre galerie, tant mieux pour eux ! Il ne faut pas être égoïste. Ma mission c’est aussi de faire connaître la relève », rappelle Brigitte Normandin.

L’exposition qui sera à l’affiche tout le mois d’avril regroupe les œuvres de dix-sept artistes dont notamment Pierre Bourbonnais, FX Chamberland ou Isabelle Chartrand. « La seule consigne qu’ils ont eue c’est au niveau de l’espace. Sinon, chacun a été libre de présenter des œuvres qui sont caractéristiques de leur travail », explique la galeriste.

Si le nombre d’artistes représentés est élevé, le format devrait être avantageux pour les créateurs moins connus. Brigitte Normandin entend y aller « un mois à la fois » pour évaluer le succès de cette nouvelle orientation, mais se réjouit de la réponse du public tant au niveau du nombre de visiteurs que des œuvres vendues.