L’ancienne finaliste du dernier Festival de la chanson de Granby nous prépare un album pour l’automne.

Ça va pour Lou-Adriane Cassidy

Les curieux qui se déplaceront au parc du Centenaire de Waterloo mercredi soir auront la chance de découvrir en primeur l’album que nous prépare Lou-Adriane Cassidy pour l’automne.

L’ancienne finaliste du dernier Festival de la chanson de Granby ne peut en dire beaucoup sur son projet avant l’éventuelle annonce officielle, mais elle assure avoir très hâte de l’accoucher. « C’est très difficile se créer un public quand on n’a pas encore de matériel officiel... », relève-t-elle.

Pourtant, son premier extrait, Ça va ça va, lui fait une belle carte de visite depuis plusieurs mois. La composition de Philémon Cimon a même été retenue pour le Prix de la chanson SOCAN.

Bien sûr, le titre figurera sur son premier album, tout comme Respiration, qu’elle nous avait fait entendre au FICG. « Mais ce n’est plus la même version du tout », avertit-elle.

Quand on lui demande si on notera un gros changement entre la Lou-Adriane Cassidy d’il y a un an et celle de maintenant, la jeune femme de 21 ans hésite. « Je pense que j’ai eu une belle évolution. Ça reste un mélange de pop-folk-rock et de chanson française, mais plus défini. Ce n’est plus juste ce que j’aime faire, mais qui je suis réellement. »

Une belle grosse année
Lou-Adriane Cassidy, il est vrai, a eu une belle et une grosse année depuis son passage à Granby en août dernier. En plus d’avoir travaillé fort sur son album, elle s’est rendue en finale des Francouvertes, a fait la première partie de Gabrielle Shonk et Patrice Michaud à plusieurs reprises, a multiplié les apparitions sur scène, et s’est jointe au band du phénomène Hubert Lenoir en tant que choriste-percussionniste.

Toutes ces expériences font dire à l’auteure-compositeure-interprète de Québec que l’étape des concours est bel et bien terminée. « Je commence à développer un rapport amour/haine avec les concours, écrivait-elle d’ailleurs sur sa page Facebook au terme des Francouvertes. Autant ils m’ont permis de faire des rencontres incroyables, de travailler avec du monde trippant/motivé, de m’affirmer de plus en plus dans ce que je fais, de vivre des expériences scéniques exceptionnelles (et de payer mes projets avec les bourses), autant je commence à être crissement écœurée d’avoir ce rapport-là avec la musique. »

« J’ai hâte au moment où les gens qui aiment ce que je fais vont venir voir mes shows et ceux qui s’en sacrent vont rester chez eux », continuait-elle.

C’est un peu ce qui est en train de se construire, constate-t-elle actuellement, « même si je fais surtout des scènes Découvertes pour le moment ».

« Mais c’est déjà un bon début parce que je me rends compte que l’esprit des spectateurs n’est pas du tout le même. Dans les concours, ils sont plus analytiques, tandis que dans mes spectacles, ils sont plus ouverts et prêts à découvrir ce que j’ai à leur proposer », dit-elle.

Cela dit, elle affirme être très reconnaissante pour tout ce que lui ont fait vivre les divers concours auxquels elle a participé depuis 2012, de Saint-Ambroise à Petite-Vallée en passant entre autres par La Voix. « Les trois quarts de ce que j’ai réussi à faire dans les dernières années sont dus au concours », estime-t-elle.

Jamais deux sans trois
En août, pourtant, Lou-Adriane Cassidy reviendra au Festival de la chanson pour une troisième fois. Après le volet Jamais trop tôt puis le concours officiel, c’est aux Vitrines musicales à l’église St-Georges qu’elle participera. « C’est toujours un peu stressant, ces choses-là, parce que les gens de l’industrie ne sont jamais très démonstratifs », glisse-t-elle timidement. « Mais bon, on verra. »

Elle remettra ensuite les pieds dans la région à l’hiver prochain seulement avec sa tournée officielle, le 18 janvier en plateau triple avec Pierre Guitard et Maude Audet à la Maison de la culture de Waterloo puis en plateau double avec Nicolas Gémus le 1er février à l’église Emmanuel de Cowansville.

ENVIE D'Y ALLER?

Quand: ce mercredi 25 juillet 2018 à 19 h

Où: au parc du Centenaire de Waterloo

C'est gratuit!