Le groupe Les Marinellis a été le premier à monter sur la scène de Bromont la nuit, un nouveau festival de musique.

Bromont la nuit relève le défi avec succès

La musique émergente côtoyait plusieurs valeurs sûres, ce week-end, alors que se déroulait le premier Bromont la nuit. Fred Fortin, Galaxie et Mara Tremblay en étaient les têtes d’affiche.

Les spectacles n’étaient pas à guichet fermé, mais c’est normal pour une première année, assure le cofondateur et programmateur Pierre Thibault. « Mais on n’a pas eu des foules de quatre personnes dans un concert, ce qui était notre peur bleue. On sait que c’est un no man’s land pour la musique alternative, alors c’est un défi de stimuler cette demande-là. »

Natif de la région, il a voulu créer un rendez-vous avec l’équipe des Brasseurs de West Shefford, soit Nicolas Robillard, Christian Martin Proulx et Éric Lefrançois. Avec son entreprise C4 productions, M. Thibault n’est pas le premier venu, puisqu’il a déjà produit le Taverne Tour (Montréal), le Coup de grâce de St-Prime, au Lac-Saint-Jean, l’Autre St-Jean et le FME de Rouyn-Noranda.

« Les premières années, le plus important est de voir si on est capable d’y arriver. » Avec 175 spectateurs le premier soir et 144 le deuxième soir à l’Auberge Bromont, et 80 pour le spectacle de Mara Tremblay au Centre culturel St-John, M. Thibault est optimiste de pouvoir faire sa niche avec ce festival. 

 Il souligne le caractère spécial de Bromont pour le plein air, mais relève qu’il manque de musique. Avec Bromont la nuit, les organisateurs souhaitent sortir de leur hibernation.

 « Un moment le fun du festival était l’apéro au pied de la montagne. On travaille notre formule où c’est une fin de semaine où on sort de la torpeur de l’hiver et on joue sur l’espace bucolique de Bromont. Et on mise sur la musique qui a besoin de diffusion. »

Des gens de Montréal et de Québec se sont par ailleurs déplacés pour le festival de musique. Pierre Thibault confie que l’idée de dormir à l’endroit même où se déroule le spectacle a séduit.

Parmi les groupes qui sont montés sur scène — dans des endroits impromptus —, il retient Lyse and the Hot Kitchens qui a littéralement soulevé l’Auberge Bromont avec son vieux rock’n’roll. « C’est le show qui a eu le plus de réactions. Les gens étaient étonnés. » À peine quelques accords de guitare et la foule dansait déjà.

Surprendre les spectateurs, les sortir de leur zone de confort tout en ayant une direction artistique qui se tient, telle est la formule gagnante de Bromont la nuit. L’organisation était satisfaite du résultat.

« Je pense que ça va revenir, prédit le programmateur de l’événement. On n’a pas encore parlé aux gens qui nous ont aidés, mais dimanche soir on parlait déjà de l’an prochain. On a créé un buzz, maintenant il faut l’entretenir et le développer davantage. »