Andréane Beauchesne entourée de quelques jeunes filles indiennes ayant pris part aux cliniques de baseball féminin des Princes

Balle-molle et girl power

Dimanche, Andréane Beauchesne a vécu beaucoup d’émotions en visionnant en primeur avec sa gang les épisodes du documentaire auquel elle a participé, Les Princes à Calcutta, et qui sera présenté à compter de ce mardi 7 mai, 19 h 30, sur les ondes de TV5.

« On a vécu tellement de beaux moments là-bas ! », se rappelle-t-elle.

Les Princes, c’est l’équipe de balle-molle avec laquelle la Granbyenne d’origine joue depuis l’été dernier et qui se donne chaque année la mission sociale de jouer pour une cause. Depuis 2015, Le Chaînon, Mère avec pouvoir et Suicide Action ont bénéficié de l’aide des Princes. L’été dernier, les quelque 90 filles de la ligue montréalaise ont amassé de l’argent pour les CALACS de la province ainsi que l’organisme Book humanitaire.

Ce dernier leur a ensuite donné un bon coup de main en les mettant en contact avec des ressources en terre indienne pour leur permettre de réaliser leur premier voyage humanitaire. « C’est la fondatrice de la ligue, Léa Vinson, qui a eu l’idée de cette mission, explique Andréane. Elle a fait un voyage dans ce pays, et a été très touchée par les enfants. »

Développer l’estime de soi

Le but de cette première expérience à l’étranger était à la fois « d’allumer la flamme du girl power et de l’estime de soi chez des jeunes filles vivant dans un quartier défavorisé de Calcutta en misant sur le sport qui les unit : la balle-molle », indique-t-on dans un communiqué.

« Leur sport est un prétexte pour leur léguer les valeurs qui sont la fondation de leur ligue : inclusion, diversité, estime, entraide et dépassement de soi », dit-on encore.

« L’Inde est encore une société très patriarcale. C’était donc très atypique de voir une équipe féminine débarquer », souligne Andréane.

« À notre arrivée, les garçons ont été très surpris de se “faire tasser” du parc quand on leur a dit que c’était au tour des filles de jouer. Puis, ils ont été curieux, sont venus nous voir jouer, et à la fin, ils nous encourageaient toutes », raconte-t-elle.

Chacune des seize joueuses qui ont pris part au voyage a été jumelée à une jeune fille indienne âgée entre 8 et 15 ans. Andréane s’est vu confier le coaching d’Atorna, 15 ans. « Elle avait un peu la même personnalité que moi. C’était une grande adolescente, posée et un brin réservée, mais avec un fort caractère quand on creusait un peu », la décrit-elle.

Même si la communication entre elles deux était parfois compliquée dû à la barrière de la langue, elles arrivaient à s’entendre et ont développé une belle complicité, laisse savoir la Granbyenne de 31 ans.

« De belles histoires »

Mis à part les après-midis de baseball, les Princes ont participé à d’autres activités caritatives, dont des cliniques de rue et la distribution de dons dans des écoles.

Durant tout leur séjour au pays de Gandhi, qui a duré deux semaines en octobre dernier, une équipe de tournage les a suivis en vue du documentaire. La majorité de celui-ci s’attardera donc sur les actions des filles, leurs réflexions et leurs émotions vécues là-bas. Quelques scènes faites durant l’été 2018, à Montréal, pour documenter leurs préparatifs et autres activités caritatives introduiront les 10 épisodes de 30 minutes réalisés par Jean-François Fontaine et Ian-Mathieu Ouellet et produits par Attraction Images.

« Ils ont fait de belles images avec nos belles histoires », conclut la sœur de l’auteure et scénariste Sarah-Maude Beauchesne.