L'enregistrement d'un balado, durant la 3e édition du festival Transistor.
L'enregistrement d'un balado, durant la 3e édition du festival Transistor.

Balados: le festival Transistor lance sa 4e édition en plein COVID

C’est ce soir, jeudi 30 avril, que débute – virtuellement – la quatrième édition du festival Transistor.

S’adaptant au contexte actuel de confinement social, le festival gatinois consacré à la baladodiffusion se rabat cette année sur une formule miniaturisée: l’événement ne durera que deux jour (alors qu’il devait initialement s’étirer sur trois jours, jusqu’au 2 mai).

Au programme de ce «mini festival» Transistor, trois événements distincts. Pas de tente ni de rassemblement: toutes les émissions se dérouleront en «streaming live» sur la page Facebook de Transistor Média.

Les festivités débutent à 20h, ce jeudi, en compagnie Catherine Brunet, Jean-Philippe Baril Guérard et Dominic Tardif, réunis autour d’un épisode spécial de La vie secrète des libraires, présenté en exclusivité.

Elles se poursuivront demain, 1er mai, à 10h, autour de discussions sur l’industrie audio numérique, mais dans une formule (et un sujet central) susceptible d’intéresser aussi  le grand public, promet la directrice générale du festival, Marie-Hélène Frenette-Assad.

Cette quatrième édition de Transistor se conclura à 20h, vendredi, en compagnie de Catherine Éthier, à qui on a offert une «carte blanche» . L’auteur et chroniqueuse (Esprit Critique) proposera «Gérard fait pipi», un balado consacré au comédien Gérard Depardieu; Mme Éthier et ses deux complices, les humoristes Alexandre Forest et Charles Beauchêne , proposeront  (chacun depuis son salon) «un mélange entre un conte et une enquête», laisse entendre Mme Fren ette-Assad. «Ça part de ‘l’incident’ dans l’avion et ça risque d’être très drôle et un peu absurde. 

Ça repose beaucoup sur le jeu, c’est une formule théâtrale en vidéo, et je pense que ça peut être une formule gagnante». L’émission devrait durer entre 45 minutes et une heure.

Dans l’émission d’ouverture, ce soir, les audiophiles pourront découvrir «en exclusivité» Sports et divertissements, un balado de l’auteur Jean-Philippe Baril Guérard (Éditions de Ta Mère), auquel ont aussi participé Catherine Brunet et Dominique Tardif seront réunis dans cet épisode d’une demi-heure.

Suite à quoi l’animateur Julien Morissette s’entretiendra  avec la libraire Myriam Vincent, le temps d’une table ronde de 30 minutes.

«La vie secrète des libraires» est une série  concoctée par La Fabrique Culturelle de Télé-Québec, qui en est à sa deuxième saison. D’habitude animée par le comédien James Hyndman, elle explore l’univers de la littérature québécoise, en compagnie de «libraires passionnés» qui ont inspiré d’amusantes «enquêtes littéraires» .

L'auteur Jean-Philippe Baril

À la fois pointu et grand public

Vendredi à 10h, Le matin de l’industrie audio numérique est une façon pour l’industrie de «se rassembler comme prévu», mais à distance, indique Mme Frenette-Assad. Cet événement précis est le fruit d'une collaboration avec l’organisme Culture Outaouais.

La matinée sera constituée de trois conférences. L’une sera animée par l’avocat Bertrand Menon, spécialiste en droit des arts, qui portera sur les droits d’auteur. Dans la seconde, l’archiviste Marysol Moran, partagera des conseils et astuces pour faciliter la recherche d’archives sonores et audiovisuelles et photographies.

Ensuite, on pourra entendre Sébastien Lévesque et Émile Gauthier, les co-animateurs du balado Distorsion, devenu extrêmement populaire.

«Ils vont nous expliquer comment [leur émission] est devenue multi-plateforme. C’est rendu énorme, «Distorsion» : ça se décline en livres, en émissions à la télé et en ‘shows live’. On va pouvoir comprendre comment ils ont fait pour développer leur projet jusqu’à ce niveau-là» explique la directrice générale du festival Transistor, selon qui «c’est important d’avoir des ‘succès story’ » à présenter à l’ensemble de la communauté des amateurs de podcasts».

Bref, «il y a des choses très pointues pour les gens qui produisent des balados, mais aussi des trucs qui peuvent intéresser n’importe qui», estime-t-elle.

La programmation détaillée est disponible sur le site Internet de Transistor


« «Ça nous a sauvés. Ils [les élus et députés] nous ont tous aidés. On a été particulièrement chanceux!» »
Marie-Hélène Frenette-Assad, directrice générale du festival Transistor

Le festival pense avoir réussi à sauver les meubles, en présentant cette quatrième édition en pleine crise de COVID-19. 

Marie-Hélène Frenette-Assad regrette que son événement, qui se veut aussi une «destination» récréo-touristique, ne puisse pas être cette année l’occasion de se réunir autour d’une bonne bière gatinoise, comme c’était le cas auparavant, mais elle dit se réjouir d’avoir constaté à quel point son festival obtenait, plus que jamais, le soutien moral et financier de la Ville de Gatineau. 

Transistor a aussi reçu l’appui de plusieurs conseillers municipaux et de «tous les députés provinciaux de l’Outaouais», qui ont puisé dans leurs budgets discrétionnaires afin de donner un coup de pouce financier au festival, confie-t-elle. 

«Ça nous a sauvés. Ils nous ont tous aidés. On a été particulièrement chanceux!» 

Elle se dit donc optimiste en ce qui conncerne la tenue d'une cinquième édition – plus ambitieuse – l'an prochain.