L’Atelier 19 a célébré le travail et le chemin artistique parcouru ces derniers mois par les élèves de l’école l’Assomption.

Atelier 19 et DAREarts: ouvrir les horizons des enfants

L’Atelier 19 célèbre une seconde année de collaboration avec DAREarts, une fondation torontoise œuvrant à la promotion des arts dans les milieux défavorisés, et dont le seul projet francophone est situé à Granby. Pour une quinzaine d’élèves de l’école l’Assomption, c’était également l’occasion de performer devant proches et amis et de présenter leurs créations de l’année.

L’Atelier 19 voulait célébrer le travail et le chemin artistique parcouru ces derniers mois par les élèves de l’école l’Assomption.

Pour une seconde année consécutive, la classe de quatrième année de l’enseignante Nathalie Jetté était associée au projet « Œuvrer pour la paix » de l’organisme torontois DAREarts via l’Atelier 19 de Granby.

Au contact des artistes bénévoles de l’Atelier, 29 jeunes de quatrième et cinquième année ont pu se développer et s’ouvrir au monde grâce à la sculpture, le collage, la littérature et la peinture.

« Ce sont nos propres projets, mais DAREarts nous demande de toucher à un large éventail de médiums artistiques avec les jeunes », explique la directrice et fondatrice de l’Atelier 19, Francine Charland.

Pédagogique

La musique faisait également partie de l’aventure multisensorielle. Le groupe a interprété à trois reprises cette semaine une adaptation de la pièce On écrit sur les murs du groupe Kids United, apprise grâce au soutien du chanteur et animateur Olivier Chagnon. Une douzaine de ces jeunes ont chanté de nouveau la chanson dimanche, au centre culturel France-Arbour, tandis que deux de leurs collègues réalisaient une performance scénique inspirée des paroles.

Ils ont également pu repartir avec leurs sculptures inspirées des robots réalisées grâce aux conseils bienveillants de l’artiste Joanne Leduc.

L’enseignante responsable de la classe, Nathalie Jettée, intègre le projet à presque toutes les matières qu’elle enseigne. « C’est sûr que pour ce qui est de l’art, les élèves ont eu la chance de s’exercer beaucoup au centre culturel, mais lorsqu’on parle de solidarité et de compassion, ce sont des thématiques qui s’inscrivent bien dans le cours d’éthique. On touche même à l’univers social, au français et surtout, avec les questions des enfants, ça permet d’aller beaucoup plus loin que la matière proposée. »

Au total, les élèves de Mme Jettée ont réalisé une dizaine d’activités grâce à DAREarts, dont une sortie au musée des Beaux-arts de Montréal, les frais ayant été payés par la fondation.

« Granby est choyée »

La ville de Granby est choyée de pouvoir compter sur la présence de DAREarts, estime le député de la circonscription de Shefford, Pierre Breton.

« C’est un projet qui permet aux jeunes de développer leur leadership et on espère vraiment que le partenariat demeure pour les prochaines années », ajoute M. Breton.

Le député rappelle que Granby est l’unique ville au Canada où la fondation basée en Ontario tient des activités en français.

Au-delà de souligner l’importance du projet, Pierre Breton a surtout interpellé Patrimoine Canada afin de garantir le financement de l’organisme au niveau fédéral. Un coup de main sincèrement apprécié par la coordinatrice de la fondation au Québec, Deirdre Potash.

« En matière d’argent, il n’y a jamais rien de sûr et donc on se croise les doigts. C’est important d’avoir une telle reconnaissance et c’est également pour cela qu’on travaille fort pour faire rayonner nos projets », explique Mme Potash.