Antoine Gervais
Antoine Gervais

Antoine Gervais: de l’ombre à la lumière

Antoine Gervais est passé de l’ombre à la lumière. Une période difficile de sa vie, causée par des troubles alimentaires, l’a poussé à écrire pour « mettre des mots sur ses maux » à travers son blogue personnel. Puis, de ses différents périples autour du globe sont nés des récits de voyage. Jamais l’auteur n’aurait cru qu’en éditant à son compte son premier livre, L’important c’est DÉCRIRE, autant de portes s’ouvriraient à lui, alors qu’il planche actuellement sur une série de romans jeunesse.

Ce qui se voulait une simple remise en forme s’est rapidement transformé en anorexie pour Antoine Gervais, il y a deux ans. « Jai perdu 100 livres en six mois », raconte-t-il.

Son besoin d’extérioriser sa réalité par l’entremise de son blogue Facebook s’est vite manifesté par l’écriture. En l’espace de deux ans, il y a publié 100 textes.

« J’avais sous-estimé les bienfaits que l’écriture aurait sur moi et je n’ai jamais décroché de ça », lance le Valois.

Depuis, ce moyen d’expression l’habite. Ses voyages au Vietnam, en Malaisie, en Thaïlande et en Birmanie, entre autres, l’ont mené à la rédaction de 31 courts textes à travers lesquels il raconte ce qu’il vit, ce qu’il voit.

« Rédigés outre-mer, avachi parfois dans le lobby obscur d’un hôtel en pleine nuit, incapable de dormir en raison du décalage horaire, ces récits, je l’espère bien, sauront vous garder éveillés vous aussi », décrit-il.

Sur un coup de tête lui est venue l’idée d’autoéditer ses textes « tels quels et sans prétention ».

Cette motivation a rapidement pris de la vitesse. En quelques jours, tout a été mis en place pour que son souhait se concrétise.

Ses voyages au Vietnam, en Malaisie, en Thaïlande et en Birmanie, entre autres, l’ont mené à la rédaction de 31 courts textes à travers lesquels il raconte ce qu’il vit, ce qu’il voit.

Le jeune homme diplômé en enseignement a fait appel à Hélène Brazeau, enseignante à Saint-Hyacinthe, pour rédiger la préface du livre, tandis que l’artiste valois Sylvain Mérette en a illustré la page couverture.

« J’ai commandé 25 livres, puis 35 autres et 40 autres et des portes se sont ouvertes et je suis tombé dans d’autres projets », explique-t-il.

Comme Antoine, Olivier est lui aussi enseignant et passionné de voyage.

Voyage, enseignement et écriture

De fil en anguille, sa rencontre avec Olivier Chiasson, fondateur du Prof nomade, lui a donné une tout autre opportunité d’écriture — moins personnelle cette fois.

Il se sert de ses expériences touristiques pour réaliser des capsules vidéo sur le fonctionnement des différentes écoles primaires à travers le monde. Il bâtit également du matériel pédagogique en lien avec le voyage.

« C’était une sorte d’idole pour moi et il m’a proposé de faire des romans jeunesse tirés de ses aventures. Ça rejoint mes trois passions, soit l’enseignement, l’écriture et le voyage », reconnaît-il.

Antoine Gervais planche sur une série de dix tomes publiés à compte d’auteur, alors qu’il a livré le premier en février dernier: <em>Le prof nomade — Folies d’Indonésie</em>.

Ainsi, l’auteur planche sur une série de dix tomes publiés à compte d’auteur, alors qu’il a livré le premier en février dernier: Le prof nomade — Folies d’Indonésie. Le deuxième, dans lequel l’histoire se déroule dans un autre pays, devrait voir le jour en mai.

« Dans le premier tome, Olivier est le narrateur et il raconte son voyage en Indonésie dans une classe. Les jeunes qui le lisent apprennent en même temps sur la langue, la devise monétaire, les repas typiques, mais aussi sur les lieux marquants comme l’île de Bali, de Java et de Komodo », explique-t-il.

La mère d’Antoine, qui est elle-même enseignante à l’école Saint-André à Acton Vale, utilise le roman dans sa classe pour son volet éducatif.

Les deux complices comptent bien faire entrer leurs livres dans les classes du Québec. En attendant, ils sont disponibles sur la libraire en ligne BouquinBec.