Andréanne A. Malette devrait entrer en studio cet automne pour enregistrer son troisième album, dont elle entend assurer la réalisation en plus de la création et de la production.
Andréanne A. Malette devrait entrer en studio cet automne pour enregistrer son troisième album, dont elle entend assurer la réalisation en plus de la création et de la production.

Andréanne A. Malette nage dans la nouveauté

Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est
Andréanne A. Malette est une grande habituée du Festival international de la chanson de Granby. Elle l’a d’abord connu en tant que famille d’accueil, puis comme placière au Palace pendant huit ans, avant d’y participer elle-même en 2008. Par la suite, elle n’a jamais été bien loin, soit comme artiste invitée, comme formatrice, comme porte-parole ou comme directrice artistique de Jamais trop tôt.

Cette année, la Granbyenne d’origine se trouve encore derrière le volet destiné aux 14-17 ans, en plus d’être la tête d’affiche du spectacle de clôture, qui sera diffusé le 29 août. Mais ce qu’elle vit n’a rien à voir avec tout ce qu’elle a pu vivre auparavant, racontait-elle cette semaine, au lendemain de l’enregistrement de son spectacle.

«C’était vraiment particulier. C’est la première fois que je faisais un show sur scène, sans public. Au début, j’étais vraiment déstabilisée, et les autres invités aussi. Mais finalement, on a eu beaucoup de fun entre nous.»

Les autres invités dont elle parle, ce sont Patrick Norman, Alexandre Poulin, Miro et Antoine Lachance. Chacun viendra interpréter deux de ses propres chansons, auxquelles se joindra Andréanne A. Malette pour un duo ou simplement des «back vocals». Du reste, l’heure et demie du spectacle sera consacrée aux compositions de l’auteure-compositrice-interprète.


« Au contraire de ce à quoi je m’attendais, les mois de confinement ont stoppé net toute mon inspiration. J’ai lu beaucoup, j’ai fait de la peinture, j’ai fait 1001 choses qui n’ont pas été très productives. Mais d’un autre côté, ça m’a fait du bien d’oublier l’artiste et la productrice pour prendre soin de l’humain que je suis. »
Andréanne A. Malette

Ce spectacle unique a été monté en moins d’une semaine, note l’artiste principale, qui devait initialement partager la scène avec Alex Nevsky avant que son nom sorte dans la dernière vague de dénonciations et que l’organisation du FICG décide de le retirer de sa programmation.

«Rapidement, on m’a demandé si j’étais prête à prendre le show en entier, et je fais tellement partie de la gang du Festival depuis longtemps que je n’ai pas hésité une seconde. Ç allait de soi», se contente-t-elle de dire.

En studio

Autre surprise que lui réservait le Festival cette année : la Granbyenne a dû troquer son chapeau de directrice artistique du volet Jamais trop tôt pour celui de coach et d’animatrice, explique-t-elle.

Rappelons que les 24 participants canadiens de cette année ont enregistré leur chanson attitrée en studio, dans leur patelin d’origine, et que le spectacle qui sera présenté en ligne le 26 septembre prochain pour mettre la table au lancement de l’album sera composé de ces enregistrements. «Moi, je vais lier tout ça ensemble en tant qu’animatrice», fait-elle savoir.

Parlant de studio, elle aussi devrait y entrer bientôt pour enregistrer son prochain album. Celui-ci devait initialement être lancé cet automne, mais sa sortie a été reportée à l’hiver 2021 à cause de la pandémie. «Parce que les studios étaient fermés, mais aussi parce que je n’ai pas eu la créativité que j’espérais», admet celle qui nous avait offert Bohèmes en 2014, puis un album éponyme en 2017.

«Au contraire de ce à quoi je m’attendais, les mois de confinement ont stoppé net toute mon inspiration. J’ai lu beaucoup, j’ai fait de la peinture, j’ai fait 1001 choses qui n’ont pas été très productives. Mais d’un autre côté, ça m’a fait du bien d’oublier l’artiste et la productrice pour prendre soin de l’humain que je suis.»

Andréanne A. Mallette rentrera bientôt en studio pour enregistrer son prochain album. Celui-ci devait initialement être lancé cet automne, mais sa sortie a été reportée à l’hiver 2021 à cause de la pandémie.

À la réalisation

Déjà, pourtant, un premier extrait circule bien, à savoir sa chanson Le Brasier.

«C’est une chanson inspirée du roman d’Ingrid Falaise, explique l’auteure-compositrice-interprète. Je ne l’ai pas écrite au «je» parce que ce n’est pas mon histoire, mais j’ai essayé de décortiquer ce que pouvait ressentir une femme aux prises avec de la violence conjugale. Si ce qui provoque une émotion est différent d’une personne à l’autre, les émotions en tant que telles sont universelles. J’ai déjà ressenti de la honte ou de la peur pour d’autres raisons, et c’est là-dedans que je suis allée piger.»

Pour la toute première fois, Andréanne A. Malette a tenu à assurer la réalisation de sa chanson. «Ça n’a pas été un fiasco, mais ça a certainement été une très bonne école!» reconnaît-elle, en faisant référence aux nombreuses difficultés vécues.

Qu’à cela ne tienne: elle entend bien réaliser ce troisième album au complet. «J’entends de plus en plus des choses, comment je veux que ça sonne. C’est pour ça que je veux prendre les rênes!»

Elle assure toutefois que ses nouvelles chansons seront dans la continuité de ce qu’elle nous a servi sur son deuxième album, dont elle était déjà l’unique créatrice et productrice.