Andréanne A. Malette lors du Premier­ Gala de l’ADISQ, qui se tenait mercredi­.

Andréanne A. Malette lorgne deux Félix

Andréanne A. Malette aura vécu une semaine forte en émotions. En nomination à l’ADISQ dans trois catégories importantes, la jeune femme a dû se préparer pour non pas un, mais deux galas, dont le principal aura lieu ce dimanche soir. Malgré la fébrilité de l’événement, la jeune femme semblait pourtant calme et en pleine possession de ses moyens.

« Je suis assez relaxe, honnêtement, parce que rendue là, je n’ai aucun pouvoir. La seule chose sur laquelle j’ai du pouvoir, c’est de faire un beau speech si je gagne. En fait, mes trois nominations, c’est ça le cadeau. Et si j’ai un Félix tant mieux, j’ai fait de la place sur ma tablette ! J’aimerais vraiment, vraiment ça ! C’est une reconnaissance incroyable », fait remarquer la Granbyenne de naissance.

« J’ai travaillé fort et je trouve que c’est une belle ouverture de la part de l’ADISQ d’accepter des artistes indépendants comme moi. C’est une association de producteurs dont je ne fais pas partie, alors c’est un bel honneur. »

Dimanche, deux trophées seront à sa portée : celui de Chanson de l’année, pour Fou, et celui d’Interprète féminine de l’année. Et si jamais elle repart avec un ou plus d’un prix, leur valeur sera double, laisse-t-elle entendre. « Parce que ça récompenserait l’artiste, mais aussi la productrice que je suis. »

Lorsque La Voix de l’Est lui a parlé, mercredi matin, la jeune femme se préparait pour le Premier Gala de l’ADISQ, qui avait lieu le soir même, en direct sur les ondes de Télé-Québec.

On y dévoilait notamment l’Album de l’année - Folk, pour lequel elle était en nomination aux côtés de Bleu Soleil (Charles-Antoine Gosselin), Pas loin d’ici (Pierre-Hervé Goulet), Tirer des leçons (Sam Harvey) et Désherbage (Tire le coyote).

À quelques heures de l’événement, l’artiste avait confié que cette catégorie lui tenait particulièrement à cœur. « J’ai tellement écouté de folk dans ma vie. Et mon plus grand défi, c’était d’arriver à faire du folk en français comme celui que j’écoutais en anglais. Je pense que j’ai fait quelque chose de pas pire avec cet album... », disait-elle.

Malheureusement, le trophée lui a échappé aux dépens de Tire le coyote.

Glamour

L’auteure-compositrice-interprète avoue être à l’aise avec le côté glamour de ces galas. Elle y prend même un grand plaisir. « Je suis tellement toujours en jeans et en t-shirt que ces galas sont des occasions de triper côté vestimentaire. Chaque année, on imagine quelque chose sur mesure. »

De concert avec sa styliste Laurie TB, elle osera dimanche un look androgyne pour souligner son rôle de productrice, généralement occupé par des hommes. « Je voulais jouer là-dessus. On a pris un morceau appartenant à un monsieur et on l’a transformé, féminisé. C’est un truc vintage qui a coûté zéro dollar », annonce celle qui sera accompagnée de son adjointe Ariane pour la soirée.

Le Premier Gala sera rediffusé ce dimanche à 18 h sur les ondes de Télé-Québec, avant le Gala « officiel » présenté en direct sur ICI Radio-Canada Télé à 20 h.

En spectacle chez nous

Dans le cadre de sa tournée québécoise, Andréanne A. Malette sera par ailleurs de passage à la Maison de la culture de Waterloo le samedi 3 novembre pour présenter son spectacle éponyme. « Ça va super bien. On a fait 44 shows sur 70... et peut-être plus ! », affirme-t-elle.

Parfois présenté en duo, le spectacle offrira cette fois aux spectateurs une formule plus élaborée. Sur scène, Andréanne sera entourée des musiciens Judith Sun, Antoine Lachance et Olivier Savoie Campeau.

C’est le lauréat du Festival international de la chanson de Granby 2017, Pierre Guitard, qui assurera sa première partie.