Jeudi au Théâtre Juste pour rire de Bromont, André Sauvé présentera les textes du très acclamé spectacle qu'il avait offert au Festival Juste pour rire en compagnie de l'OSM en juillet dernier.

André Sauvé: l'humoriste-orchestre

Ceux qui se présenteront au Théâtre Juste pour rire de Bromont jeudi soir assisteront peut-être à quelque chose d'unique. Presque deux mois après avoir fait un tabac avec l'OSM à la Maison symphonique de la Place des arts dans le cadre du Festival Juste pour rire, André Sauvé remontera sur scène avec les textes de ce spectacle.
La salle bromontoise étant beaucoup trop petite pour accueillir les 80 musiciens qui l'accompagnaient lors des trois représentations, c'est une trame sonore qui lui servira de partition.
« Pour l'instant, il n'y a pas d'autres représentations prévues que celle-là, mais on ne sait jamais » , laisse entendre le principal intéressé.
En fait, c'est en quelque sorte le rodage de ce spectacle acclamé de tous qu'il reprendra dans quelques jours. 
« Avant les trois spectacles prévus avec l'OSM, j'ai fait six ou sept soirs de rodage à Val-Morin, et comme je ne voulais pas mobiliser l'orchestre, je les ai faits avec un enregistrement » , explique l'humoriste, mentionnant que c'est son agente qui a lancé l'idée de reprendre la formule.
La proposition lui a tout de suite plu. « C'est un show que j'ai beaucoup aimé faire. Avec l'OSM, ça donnait quelque chose de gigantesque. Mais même avec l'enregistrement, la musique classique, ça porte... » , dit-il.
Un fan
André Sauvé sait de quoi il parle. Grand amateur du style, il écoute régulièrement du Mozart, du Haydn et du Chopin. « Je suis un fan, pas un connaisseur » , prend-il la peine de préciser. 
Bien sûr, il écoute d'autres styles de musique, et aurait pu choisir le rock ou le jazz pour servir son spectacle. « Mais la musique classique me parle davantage. C'est, selon moi, celle qui reflète le mieux les états qu'on porte. Et puis, je me dis que si des oeuvres composées il y a 300 ans sont encore hot aujourd'hui, elles doivent bien avoir quelque chose ! Dans l'univers de Walt Disney, c'est du Wagner qu'on entend, sans s'en rendre compte, bien souvent. » 
Cela dit, son spectacle est surtout « une ode à la musique » , dit-il. « Parfois, c'en est carrément la thématique. Je parle des différents instruments - un pipeau n'a pas la même personnalité qu'un tuba -, je parle aussi des airs et des mélodies qui nous accompagnent dans différents moments marquants de nos vies... Et d'autres fois, parce que ça reste à la base un spectacle d'humour, la musique fait juste appuyer mes propos. » 
Des propos philosophiques et bien réfléchis qu'on lui connaît bien : « Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Comment plier un drap contour ? ! » 
Un spectacle parenthèse
Le dernier (et deuxième) spectacle solo d'André Sauvé, intitulé Être, a tiré sa révérence au début de 2016, après trois ans de tournée et plusieurs prix Olivier. 
Considère-t-il cette nouvelle offrande comme son troisième one-man-show ? Pas tout à fait. « Le troisième officiel, je suis en train de l'écrire en me basant sur certains moments de ce spectacle-là. Disons que je le considère plus comme une parenthèse dans ma carrière. Un électron libre » , répond-il.
Dans le meilleur des mondes, le rodage de ce prochain spectacle commencerait l'année prochaine. Fort probablement après sa « tournée »  avec les orchestres symphoniques, prévue à Montréal et Québec en mars 2018. 
« Je trouvais dommage qu'il (le spectacle avec l'OSM) n'ait vécu que trois soirs, vu les critiques élogieuses et l'appréciation du public. Certaines personnes m'ont même dit qu'elles n'avaient jamais vraiment écouté de musique classique, mais qu'elles avaient pogné de quoi. Alors, je suis content qu'il vive un peu. »
Envie d'y aller ?
Quand: le jeudi 7 septembre
: au Théâtre Juste pour rire de Bromont
Infos et billets: www.theatrebromont.com