Le nouveau directeur musical du Festival, André Papanicolaou

André Papanicolaou, le «papa» des artistes du Festival de la chanson

Les habitués du Festival de la chanson ont sans doute remarqué la nouvelle texture sonore qui enrobait les demi-finales de cette 51e édition. Un changement d’univers attribuable en grande partie au nouveau directeur musical de l’événement, André Papanicolaou.

« Papa » pour les intimes avait de la broue dans le toupet quand La Voix de l’Est l’a rencontré, quelques heures avant la première des quatre demi-finales, mercredi dernier. Il a quand même pris le temps de relater les circonstances de son arrivée au Festival.

« Je connaissais le directeur de la programmation, Érick-Louis Champagne, et l’ancien directeur musical Philippe Brault. Après le 50e, Philippe était prêt à passer à autre chose et les deux ont pensé à moi pour prendre la relève. J’étais super touché », affirme le principal intéressé, en rappelant avoir déjà été musicien pour l’organisation il y a quelques années. « J’avais vraiment aimé ça. C’est un souvenir marquant pour moi. »

C’est donc empreint de ce souvenir et parce qu’il comptait quelques années d’expérience « à la chefferie » qu’il a dit oui, tout simplement. « Et j’ai travaillé avec plusieurs artistes qui ont participé au Festival... », note-t-il.

Avec sa feuille de route impressionnante — non seulement est-il le guitariste de Vincent Vallières depuis plusieurs années, mais il a aussi collaboré avec des artistes comme Patrice Michaud, Daran et Pascale Picard —, on peine à croire qu’André Papanicolaou est autodidacte. « Je ne lis pas la musique ! », lance-t-il en souriant.

Il ne la lit peut-être pas, mais il la comprend magistralement. Tous ceux qui ont assisté aux demi-finales peuvent témoigner de la beauté de ses arrangements. Sur ce point, l’homme précise qu’il n’est pas seul. Il s’est entouré de musiciens de haute voltige. « Ils sont super polyvalents. Ils peuvent jouer tous les styles de musique de façon crédible », fait-il remarquer fièrement.

Sous sa direction, l’orchestre maison du Festival comprend donc Simon Blouin (batterie), Myëlle (violoncelle et choeur), Amélie Mandeville (basse), Jocelyn Tellier (guitare) et Alexis Dumais (clavier). Sur scène, « Papa » joint également sa guitare.

Intense

Pour lui, ces derniers jours — et les prochains — représentent beaucoup de travail, mais aussi énormément de plaisir. En trois jours, Papanicolaou et sa gang venaient d’arranger 54 chansons !

« Je capote. C’est un gig de rêve. En tant qu’enfant d’immigrants, le travail est très important dans ma vie. Plus je suis occupé, mieux c’est et plus j’ai l’impression de faire avancer les choses. C’est sûr que j’ai le stress du petit nouveau, mais on s’entraide. C’est vraiment plaisant. »

Réussir, en si peu de temps, à s’adapter à l’univers et à la personnalité de tous ces auteurs-compositeurs-interprètes relève presque de l’exploit. Comment fait-il ? « Il faut se fier à notre expérience. Les musiciens et moi, on a tous fait de la télévision, des variétés, alors on sait à quoi s’attendre. On se connaît et on peut se faire confiance. »

« Mon job, avance-t-il, ce n’est pas de changer ce que les demi-finalistes font, c’est de mettre en valeur leur proposition et de les amener à bon port. Ça, c’est un côté de l’industrie que j’aime beaucoup. »

Les 24 demi-finalistes — en solo ou en groupe — semblent d’ailleurs lui avoir fait forte impression. « Le talent est énorme cette année. J’ai une petite idée de qui pourrait l’emporter vendredi, mais la compétition est forte. En fait, ce qui me surprend le plus, c’est le clash d’âges et de styles. Ça tombe bien, j’aime être surpris. »

En prenant la direction musicale, le chef/musicien souhaitait également mettre en évidence le côté « band » de son orchestre, le sortir de l’ombre en quelque sorte.

« On n’est pas juste un groupe générique derrière les concurrents. Je voulais qu’on ait une personnalité. »

C’est réussi !

Mardi, au Festival

Au Palace de Granby à 19h30

- Jamais trop tôt (artistes variés)

À l’église St-Georges à 13h30

- Vitrines Solotech

- David Marin

- Jordane

- Hildebrandt

- Simon Kearney

À l’église St-Georges à 20h

- Vitrines Solotech

- Liliane Pellerin et les pèlerins cosmiques

- Philémone

- Fuudge