Alex Burger est natif de Saint-Césaire. Il sera l’avant-dernier des 24 candidats 2018 à se présenter devant le public du Palace de Granby, samedi.

Alex Burger, artissse libre

C’est ce soir que sera donné le coup d’envoi du 50e Festival international de la chanson de Granby avec l’arrivée sur scène des six premiers demi-finalistes. Alex Burger va les regarder et les écouter attentivement, tout comme il le fera jeudi et vendredi avec ses autres collègues avant que ce soit à son tour, samedi, de se faire valoir.

Le natif de Saint-Césaire sera l’avant-dernier des 24 candidats 2018 à se présenter devant le public du Palace de Granby. C’est, selon lui, plus positif que négatif.

Mais il ne focalise pas tant son attention sur son rang de passage au prestigieux concours, mais plutôt sur la performance qu’il donnera. « Granby, c’est une énorme vitrine pour moi », disait-il lundi au bout du fil.

Il faut dire que le projet musical d’Alexandre Beauregard, de son vrai nom, est tout jeune avec même pas 12 mois au compteur. L’homme de 27 ans n’est pas pour autant un néophyte dans le milieu. Il a notamment été le chanteur et guitariste du band Caltâr-Bateau, avec qui il a fait les festivals Coup de cœur Francophone de Montréal, Le Festif ! de Baie Saint-Paul et le FAST de Sorel-Tracy, en plus de se rendre en finale des Francouvertes en 2016, aux côtés de Mon Doux Saigneur et La Famille Ouellette. Le groupe a également signé deux albums.

« Après les Francouvertes, j’ai tiré la plug et je suis parti vagabonder sur la Côte-Nord », raconte-t-il simplement. « C’est là que j’ai rencontré l’harmoniciste de Bob Walsh, Billy Craig, et pendant plus d’un an, il m’a partagé sa sagesse musicale. Ça a été mon école. »

Rock’n drôle
De retour dans la métropole, Alex Burger a attaqué son nouveau projet musical et a lancé un EP, À’ment donné, au printemps dernier. « J’ai voulu faire de la musique assez simple avec des thèmes universels que les gens comprennent, dit-il. Je suis un gars pas compliqué dans la vie, pas stressé. J’ai compris qu’avec ma femme, des amis pis une guitare, j’avais tout ce qu’il faut pour être heureux. »

Son « rock’n drôle », comme il définit lui-même son style de musique, n’est pas dénué de sens pour autant. L’auteur-compositeur-interprète se présente d’ailleurs comme « un artissse du Kébèk libre (l’artissse, pas le Québec) ».

Engagé, Burger ? Pas nécessairement. « J’aime être détaché de tout et pouvoir regarder ce qu’il se passe de l’extérieur », répond-il tout de go.

« Mais c’est sûr que j’ai le Québec à cœur. Peut-être pas nécessairement comme pays, mais disons que je suis plus du bord d’Amir Khadir que du gros Couillard », s’empresse-t-il d’ajouter.

« Pis en fait, je trouve qu’en politique, on ne parle pas des bonnes affaires. L’art, à mon avis, parvient mieux à faire réfléchir les gens que les hommes en complet-cravate. »