La série Alerte Amber, entièrement écrite par Julie Hivon, prendra l’affiche le 9 septembre sur les ondes de TVA.

Alerte Amber : une série signée Julie Hivon

Pour la première fois de sa carrière, l’auteure Julie Hivon verra une série entièrement écrite de sa main portée au petit écran. Alliant les thèmes de l’autisme et de la disparition d’enfant, Alerte Amber promet de grandes émotions.

L’émission, qui sera en ondes à TVA à compter du 9 septembre, comptera dix épisodes d’une heure. Pour la Granbyenne d’origine, cinéaste et scénariste de métier, Alerte Amber représente un jalon professionnel important. «Pour moi, c’est une porte qui s’ouvre. C’est très excitant, très impliquant! J’ai vu des images et je suis contente! C’est magique d’écrire une histoire et de la voir s’incarner.»

Julie Hivon avait déjà ses entrées à TVA de par sa participation à l’écriture de L’Échappée, Au secours de Béatrice et O’, notamment. De concert avec l’équipe de production Pixcom, dont fait partie l’animateur Charles Lafortune, lui-même papa d’un enfant autiste, Julie Hivon a eu l’idée d’une série portant sur l’autisme.

«Mais TVA avait envie qu’on en parle à travers un événement dramatique. Je trouvais que c’était une bonne idée de découvrir ça en plongeant dans un tourbillon de drames. De là est venue l’idée de la disparition d’un enfant autiste.»

Le sujet lui allait droit au coeur. Parce qu’elle a trois enfants, mais aussi parce que plusieurs enfants «spéciaux» gravitent dans son entourage. Le bien-être de ces jeunes la préoccupe d’ailleurs beaucoup. «Il ne faut pas que ces enfants soient laissés pour compte. C’est un enjeu humain très fort et très porteur d’émotions.»

Cauchemar

Pour Alerte Amber, tout s’est joué très rapidement, raconte-t-elle. Après avoir obtenu le feu vert pour le projet, l’auteure s’est mise à l’écriture. Entre mai 2018 et janvier 2019, le récit s’est imposé à travers la galerie de personnages qu’elle a créée de toutes pièces. D’abord Eliot (Elijah Patrice Baudelot), un garçon autiste de 12 ans, qui disparaît soudainement, au désespoir de ses parents séparés (Madeleine Péloquin et Vincent Leclerc) et de son grand frère (Lévi Doré).

«La disparition d’un enfant, c’est le pire cauchemar pour des parents. C’est vraiment l’angoisse. Je suis entrée là-dedans, j’ai créé la famille Charbonneau et je leur ai créé une histoire, en abordant les impacts que cela peut avoir sur elle», confie-t-elle.

Julie Hivon a aussi imaginé une escouade spéciale pour personnes disparues où évoluent notamment Sophie Prégent, Guy Jodoin, Mylène Saint-Sauveur, Frédéric Pierre et Charles-Alexandre Dubé dans la peau d’un travailleur social.

«Une fois que j’ai vu concrètement mes personnages dans ma tête, c’est comme s’ils avaient pris possession de l’histoire. J’ai beaucoup d’affection pour eux, malgré toutes leurs imperfections.»

À titre de scénariste, la Granbyenne d’origine a participé étroitement au choix des comédiens. «C’est une méchante belle distribution. Je suis honorée, car ce sont des gens solides, généreux. Je pense que ce sera facile de tomber amoureux de ces personnages.»

Bien sûr, Alerte Amber ne fait pas dans la comédie. On est ici dans un suspense palpitant où se mêle une chasse à l’homme et le drame humain vécu par la famille du jeune disparu. On revisite également le passé des Charbonneau.

«On est aussi avec Eliot, qui est très candide à cause de sa déficience, pas nécessairement conscient de tout ce qui se passe. C’est un personnage très lumineux. Pour moi, il y a de la lumière dans cette émission, car dans le malheur, les gens se solidarisent. Il y a aussi de la tendresse», assure l’auteure.

Projets

Parmi ses projets en développement, Julie Hivon était en attente de financement pour le film Qu’est-ce que tu deviens?, mais celui-ci n’a pas abouti. «C’est rangé pour le moment», dit-elle.

La rumeur veut cependant qu’un projet avec Radio-Canada soit dans l’air, mais l’auteure demeure discrète sur le sujet. «Peut-être. Je n’ai pas seulement un chaudron sur le feu... Moi, je propose et on dispose!»

Chose certaine, Julie Hivon s’amuse ferme. «Je suis choyée de faire ce beau métier. Je n’ai pas l’impression de travailler. Quand je m’installe le matin, je me dis que je suis payée pour raconter des histoires. Ça ne se fait pas tout seul, c’est beaucoup d’heures, mais c’est tellement de plaisir!»

Et quelque chose nous dit qu’elle aura de quoi s’occuper. La porte ne semble pas fermée à une seconde saison d’Alerte Amber. Qui sait, l’escouade spéciale pour personnes disparues pourrait avoir d’autres dossiers à régler...