Andréanne A. Malette est repartie bredouille du 40e Gala de l’ADISQ.

ADISQ: aucun Félix pour Andréanne A. Malette

Andréanne A. Malette n’a raflé aucun Félix. En nomination dans trois catégories, l’auteure-compositrice-interprète originaire de Saint-Paul-d’Abbotsford est repartie les mains vides du 40e Gala de l’ADISQ.

Les bonnes critiques qu’a reçu son second album Bohèmes sorti à l’automne 2017 n’ont pas suffi pour remporter le Félix de l’Album folk de l’année. C’est plutôt Tire le coyote avec Désherbage qui a raflé les honneurs.

En nomination dans la catégorie de l’interprète féminine de l’année, Andréanne A. Malette a été battue par Klô Pelgag, et celle-ci a remporté ainsi son cinquième Félix en carrière.

Enfin, la pièce Fou tirée de son premier album éponyme n’a pas été choisie dans la catégorie Chanson de l’année. C’est plutôt Filles de personne II d’Hubert Lenoir qui lui a été préférée.

Gala Hubert Lenoir

Le coloré chanteur Hubert Lenoir a d’ailleurs fait son entrée au gala de l’ADISQ par la grande porte. À l’occasion de son premier gala, dimanche soir, l’artiste a été sacré révélation de l’année, tout en emportant le prix du meilleur album pop, ainsi que celui de la chanson de l’année.

L’interprète de Fille de personne II semblait très heureux en allant chercher son troisième prix de la soirée, celui de la chanson populaire.

« J’ai juste de l’amour à vous donner, merci ! », a-t-il dit avant de quitter la scène.

Le chanteur, vêtu d’une robe blanche, a profité de sa tribune pendant la soirée pour s’adresser à ceux qui le critiquent pour son apparence — « tout est une question de perception », a-t-il lancé.

Hubert Lenoir a aussi été reconnu au Premier gala, dans la catégorie choix de la critique.

D’autres jeunes artistes ont été récompensés dimanche soir.

La chanteuse Klô Pelgag, qui avait reçu plusieurs honneurs au dernier gala, a été sacrée interprète féminine de l’année. Son album L’étoile thoracique a été lancé l’an dernier, mais elle était en tournée cette année.

« Soyez fous. La musique, c’est pas un concours, c’est juste de la musique », a-t-elle lancé en conclusion de son discours.

Le coloré chanteur Hubert Lenoir a fait son entrée au gala de l’ADISQ par la grande porte. À l’occasion de son premier gala, dimanche soir, l’artiste a été sacré révélation de l’année, tout en emportant le prix du meilleur album pop, ainsi que celui de la chanson de l’année.

Patrice Michaud, qui avait été sacré interprète masculin de l’année il y a un an, a repris son titre cette année.

Philippe Brach a quant à lui reçu un total de cinq prix, dont celui du meilleur spectacle pour un auteur-compositeur-interprète de l’auteur ou compositeur de l’année.

Le chanteur originaire du Saguenay était en nomination 13 fois en tout pour son album Le silence des troupeaux.

Le rappeur Loud, lui aussi récompensé précédemment, est quant à lui reparti avec le prix du meilleur album rap de l’année.

Pierre Lapointe avait été le premier à monter sur scène pour aller cueillir le prix du meilleur album dans la catégorie adulte-contemporain. Son album La science du cœur avait reçu trois prix au gala de l’industrie.

Pour la 13e année consécutive, l’humoriste Louis-José Houde qui animait le 40e gala de l’ADISQ, qui a commencé sous le signe des souvenirs de ces 39 dernières années.

Dans un numéro décapant comme à chaque fois, l’humoriste s’est moqué des manies des artistes qui remportent des trophées depuis toutes ces années.

« Quarante ans de gagnants qui embrassent leur trophée. Ah, la bonne idée, personne y a touché. Ça fait trois jours qu’il traîne en coulisse avec des techniciens ! », a-t-il lancé.

Les spectateurs ont aussi eu droit à un retour vers le passé dans l’hommage livré à Harmonium, qui recevait cette année le Félix hommage.

Dans un numéro très émouvant pour les membres du groupe, plusieurs artistes, dont Philippe Brach, Patrice Michaud, Arianne Moffatt et Marie-Pierre Athur, ont interprété les grands succès comme Pour instant et Harmonium.

Céline Dion a aussi interprété les premières notes de la chanson Un musicien parmi tant d’autres, et les voix de Michel Rivard, Richard Séguin et Paul Piché se sont greffées à la sienne.

Pendant son discours, le chanteur Serge Fiori a éclaté en sanglots lorsqu’il a parlé des autres membres du groupe « qui se sont donnés corps et âme » pour faire de la musique.