Matt Lang s’arrêtera à la Maison de la culture de Waterloo ce samedi 1er décembre à 20h.

À la conquête du Québec... et bien plus!

Depuis un an, Matt Lang avance au grand galop dans l’univers du country américain. Et force est d’admettre qu’il a misé sur le bon cheval en se tournant vers un « nouveau style », il y a environ un an, puisqu’on le classe déjà parmi les artistes New Country canadiens les plus prometteurs, certains allant même jusqu’à affirmer qu’il pourrait bien être celui qui va changer le visage du country au Québec.

« Je suis très chanceux et très content de tout ce qui se passe en ce moment pour moi », admet d’entrée de jeu Mathieu Langevin de son vrai nom.

Pour la petite histoire, sachez que le gars est originaire de Maniwaki et a baigné depuis son tout jeune âge dans l’univers du country. « Johnny Cash, Alan Jackson, Dwight Yoakam, c’est la musique que mon père et mon grand-père écoutaient », dit-il.

Le jeune homme a fait La Voix en 2015 en plus de sortir un premier album, Sauve-toi pas, cette même année, un truc pop folk aux sonorités country qui « a fait son bout de chemin, mais qui n’a jamais eu l’envergure de ce que fait Matt Lang aujourd’hui », avoue le chanteur à la voix chaude et puissante, sans regret.

C’est lors de sa tournée avec 2Frères, dont il assurait la première partie en 2017, qu’il a eu une révélation qui allait donner une nouvelle et prometteuse direction à sa carrière. « Je faisais surtout des covers de chansons anglophones, mais adaptés à ma sauce, dans le style que j’aime faire, et je voyais que ça marchait super bien. Puis, j’ai mis en ligne un cover de Chances Are de Garrett Hedlund et j’ai réalisé qu’il y avait vraiment un engouement pour ce style de musique encore méconnu ici », raconte-t-il. « Si je me souviens bien, la vidéo a récolté 118 000 vues en 18 heures. »

« Je ne pouvais pas passer à côté de ça », ajoute-t-il du même souffle, pour expliquer la suite.

Cap sur Nashville

En novembre dernier, Mathieu Langevin a joué le tout pour le tout et a mis le cap sur Nashville, la capitale mondiale de la musique country, « avec rien d’autre que le nom de Danick Dupelle », que lui avait refilé son batteur Justin Allard. Il s’agit d’un producteur québécois résidant à Nashville depuis 17 ans et membre du groupe Emerson Drive, très populaire au Canada anglais et aux États-Unis. « Je voulais absolument avoir le vrai son, le vrai accent et le vrai slang du country américain. Ça a cliqué au boutte entre nous, il m’a fait rencontrer plein de monde et il a accepté de réaliser mon album. »

Le premier extrait, Love Me Some You, a rapidement atteint plus de 1 200 000 streams sur Spotify, et l’opus, éponyme, a vu le jour en septembre dernier. Dès sa sortie, il s’est hissé au sommet des palmarès aux côtés des Paul McCartney et Eminem de ce monde dans le top 3 des meilleurs vendeurs anglophones au Québec.

Ce succès instantané n’est pas sans réjouir celui qui s’est donné comme mission de « faire découvrir le New Country », un mix de country, de pop et de rock « relativement nouveau pour les Québécois, surtout habitués à de la musique western », selon Matt Lang.

Ce dernier ne s’en cache pas : son changement de nom a beaucoup à voir avec les visées qu’il entretient pour nos voisins anglophones, autant canadiens qu’américains, très friands de ce genre musical.

D’ailleurs, le Québécois se fait déjà remarquer à l’extérieur de la province, et des annonces suivront sous peu pour le développement de sa carrière dans le reste du pays.

Il n’y a pas à redire : Matt Lang est déjà bien en selle !