Le directeur artistique Uriel Arreguin s’est réjoui du succès du festival.

« C’est fantastique pour le théâtre et le village»

Au dire des principaux organisateurs, la première mouture du tout nouveau festival Nos weekends Knowlton, débutée vendredi, s’est soldée par un véritable succès.

« Ce qu’on a accompli est exceptionnel, je suis vraiment content de la participation des commerçants locaux », s’enthousiasme le directeur artistique, Uriel Arreguìn, joint au téléphone quelques minutes après la clôture de l’événement.

Connu pour son travail de chorégraphe dans la série Cheval-Serpent, M. Arreguìn s’est dit très fier de la programmation dont il a été l’un des principaux artisans.

Le public a eu droit à un menu artistique des plus variés. L’affiche présentait notamment Lulu Hugues, qui interprétait le répertoire de Janis Joplin, l’auteure-compositrice-interprète Florence K ainsi que Marie-Élaine Thibert, qui a démontré la polyvalence de sa voix avec l’interprétation de pièces d’Édith Piaf.

La programmation éclectique comprenait également des performances d’artistes circassiens et des spectacles de danse.

« Avec pas beaucoup de sous, mais beaucoup de créativité, voilà ce que ça a donné ! », se réjouit le directeur artistique.

« Beaucoup d’artistes ont été vraiment généreux et se sont produits gratuitement pour nous donner un coup de pouce et pour s’ajouter à la programmation », explique celui que tout le monde appelle simplement Uriel.

« Le théâtre, avec seulement 160 places, n’est pas rentable pour tous les artistes, mais un festival comme le nôtre c’est une occasion pour eux de se produire sans frais », explique-t-il.

Florence K faisait partie de la programmation de Nos weekends Knowlton

« Je pense que la formule est très intéressante avec un artiste plus connu qui permet d’attirer plus de gens vers des artistes émergents qui font partie de la même programmation », avance Uriel.

Pas plein, mais un succès
Au total, le festival qui a débuté vendredi après-midi comprenait 21 performances, dont 14 gratuites. Les événements extérieurs ont été victimes des aléas du climat samedi, mais les spectacles intérieurs ont été bien appréciés, selon la présidente du Théâtre Lac-Brome à Knowlton, Hélène Jalbert.

« C’est la première édition, on ne peut pas dire que tout était plein tout le temps, mais on a observé un très bon achalandage. Pour les spectacles payants, les trois quarts de la salle étaient pleins », explique Mme Jalbert.

Selon Uriel, Hélène Jalbert avait pour rêve de faire de Knowlton un « centre culturel dans les Cantons-de-l’Est ».

« Moi je me disais, le théâtre est petit, mais c’est un bijou et la ville a un charme incroyable. Je pense qu’on a réussi à passer du rêve à la réalité », avance-t-il.

« Une première édition c’est toujours une espèce de launch and learn. Ça permet d’ajuster les choses pour la suite », rappelle le directeur artistique.

L’exercice a pu être réalisé grâce à un partenariat entre la municipalité de Lac-Brome, la participation financière de commerçants de la région et les efforts du Théâtre Lac-Brome et de de 5inco Art en mouvement, l’organisme à but non lucratif dirigé par Uriel. L’un des principaux défis était d’attirer des visiteurs de l’extérieur afin d’entraîner des retombées intéressantes pour le village et, aux dires des organisateurs, il semblerait que ce soit mission accomplie.

« C’est fantastique pour le théâtre et le village. J’ai parlé avec des restaurants et des aubergistes dont les établissements affichaient presque complet ! s’enthousiasme Mme Jalbert. On a vu des gens qui venaient de loin: Boucherville, Montréal, Sherbrooke, même Toronto ! » ajoute-t-elle du même souffle.

De retour l’an prochain
Dans l’esprit du directeur artistique, il est clair que le festival devrait revenir l’an prochain et se dérouler sur deux fins de semaine (d’où le pluriel dans le nom), au début et à la fin de la saison estivale. La présidente du Théâtre s’accorde avec Uriel sur l’idée de recommencer l’aventure l’an prochain. De nouveaux partenaires commerciaux devront toutefois se joindre à eux pour le bon déroulement de la seconde édition.

« On doit casser des œufs pour faire des omelettes. Là, on a cassé la glace avec cette édition et je pense que ça va être plus facile l’an prochain » , conclut Uriel Arreguìn.