Les filles de T.eenagers ont vécu une aventure marquante à Danser pour gagner. Elles doivent maintenant effectuer un retour à la vie normale.

« Ça va rester gravé toute notre vie »

Le retour à la vie normale n’est pas facile pour les filles de T.eenagers et leur chorégraphe, Geneviève Gallant. Après six semaines intensives à l’émission Danser pour gagner, le groupe remet les pieds sur terre.

« Incroyable ! Malade ! C’était fou ! » L’expérience aura été marquante pour les adolescentes. Celles-ci ne voulaient plus quitter cette grande famille qui s’est forgée au fil des tournages.

« C’était plus dur de partir de l’endroit que de partir de l’émission, confie Kiliane Rufiange lors d’une rencontre entre la troupe et La Voix de l’Est. Laisser tout le monde, la production, les danseurs... »

« On s’était attaché à tout le monde, renchérit Isanne Fleury. Ça va rester gravé dans nos souvenirs toute notre vie ! »

Bien qu’il s’agisse d’une compétition de danse urbaine, les troupes s’encourageaient et s’aimaient, disent-elles.

Retour à l’école
Le temps passe beaucoup plus lentement maintenant que leur aventure est terminée. « On est encore sur notre nuage de Danser pour gagner, c’est dur de revenir à réalité, soutient Coralie Dubois. Dans une semaine, on retourne à l’école, je n’ai pas le goût d’y penser. »

Elles auront d’ailleurs du rattrapage à faire avant la fin de l’année scolaire. L’émission « était quand même notre mode de vie [durant six semaines], explique Isanne. On était bien là-dedans. Le jeudi, c’est le numéro d’ouverture, vendredi on tourne les quotidiennes, puis on revient pour pratiquer. Samedi et dimanche aussi. On n’allait pas vraiment à l’école, juste les deux premières périodes le lundi », avant de retourner à Montréal pour la suite des répétitions.

Des ententes avaient été prises avec les enseignants. Elles profiteront de la relâche scolaire pour se reposer avant de revenir en classe.

« On ne pensait pas partir de l’émission maintenant, alors on n’avait pas pensé au retour, dit Mme Gallant, aussi propriétaire de l’école Tendanse. Vu qu’on n’a jamais été en danger, que c’était notre meilleure perfo la semaine d’avant, on pensait qu’on allait être sauvées. Sur le coup, il y avait de l’incompréhension. Mais rien n’arrive pour rien. On est super fières de ce qu’on a fait et de notre parcours. »

Maude à la rescousse
La participation de T.eenagers aurait pris fin encore plus abruptement si ce n’avait été de Maude Campbell. Coralie s’étant blessée lundi dernier, l’équipe perdait un membre et le règlement de la compétition exige la présence d’un minimum de cinq danseurs.

« Geneviève m’en avait déjà parlé quand elles ont fait l’audition parce qu’elle savait qu’il fallait un back up au cas où il arrivait quelque chose, raconte Maude. Lundi soir, quand j’ai eu son appel, je ne m’attendais pas à ça, mais j’étais là pour ça. J’ai fait mes valises et je suis venue ici le lendemain matin. »

Elle fait partie du « méga crew » T.easer, dans lequel dansent également les filles de T.eenagers, et de la troupe T.omboys. Elles dansent ensemble depuis une dizaine d’années.

« On la connait, on sait comment elle travaille, elle a une bonne éthique de travail, commente Isanne. Elle enregistre super bien les chorégraphies. »

Alexia rappelle que Maude a eu à mémoriser le numéro d’ouverture, la chorégraphie de 55 secondes et la confrontation finale de 30 secondes... en deux jours.

La suite aux championnats
Geneviève Gallant a aussi beaucoup évolué lors de ces six semaines à Danser pour gagner puisque c’est elle qui montait les chorégraphies de ses protégées. Elle a appris à connaître ses limites et à les dépasser pour entrer dans les temps.

Un défi n’attend pas l’autre. Le prochain est déjà connu.

T.eenagers tentera à nouveau de se rendre aux World Hip Hop Dance Championship. Les filles avaient remporté l’or en 2016 chez les juniors, mais n’avaient pu se rendre aux mondiaux l’an dernier dans la catégorie des 13 à 17 ans. Il lui reste un mois pour préparer la troupe.

Les régionaux seront à Montréal, les nationaux à Ottawa et les mondiaux aux États-Unis.

Mme Gallant a de plus envoyé deux autres équipes du studio, T.omboys et T.acos, participer aux auditions de l’émission de danse Révolution.