Arts

Des nouveautés d’ici à lire

— Le rêve de Nicolas

Natives de Granby, l’auteure Manon Coulombe et l’illustratrice Isabelle Grenier lanceront officiellement leur premier conte de Noël le 25 novembre au Buropro Citation de Granby, lors d’une lecture publique à 10 h 30. Le rêve de Nicolas, c’est un livre illustré de 24 pages dans lequel les moins de 9 ans sont invités à faire connaissance avec le jeune Nicolas qui, à l’approche de Noël, rêve de devenir le père Noël, rien de moins ! L’ouvrage, publié chez Essor-Livres, est disponible en librairie. 

Télé et radio

TLMEP: la gentille sorcière

CHRONIQUE / Environnement, réincarnation, humour philosophique, il a été question de tout ça, dimanche à «Tout le monde en parle». Mais c’est une entrevue sur les monstres, en toute fin de soirée, qui aura le plus sorti du lot. Il faut dire que l'histoire de l'illustratrice américaine Emil Ferris, auteure du roman graphique «Moi ce que j'aime, c'est les monstres», à qui j'attribue l'étoile du match, relève parfois d'un film d'horreur.

Une agression sexuelle durant son enfance, pendant qu'un épisode de Mr. Magoo jouait à la télé, lui a pourtant fait détester les bandes dessinées durant longtemps. «J'espère qu'en le lisant, les gens trouveront l'inspiration de faire ce qu'ils aiment plus que tout», a lancé cette femme partie de loin.

Terrassée par une forme grave du virus du Nil en 2002, elle a eu tout le bas du corps paralysé, avant de retrouver une partie de sa dextérité. Entre-temps, sans le sou, elle a été expulsée de son appartement, et sa propre fille a dû vendre des vêtements pour qu'elle puisse se nourrir. Même une fois le bouquin complété, elle se servait à même le buffet d'un salon du livre!

La très attachante dame, qui se définit comme une sorcière, n'est pas banale. Pour son livre, elle a travaillé 16 heures par jour durant six ans, et essuyé les refus de 48 éditeurs. Celui-ci a été dessiné entièrement avec un stylo-bille. «C'était de la folie! Je ne sais pas à quoi attribuer ça, à part la maladie mentale», affirme la gentille sorcière, qui voit des monstres partout. Même en Guy A. et en Dany, qu'elle a dessinés en Dracula et sa victime, Renfield.

Autre moment marquant de cette émission par ailleurs un peu terne, cette entrevue remuante avec Louis-Philippe, ce père de famille de Saint-Jérôme qui a oublié son bébé dans sa voiture en août 2016, alors qu'il devait le mener à la garderie. «Jamais je ne vais accepter la mort de mon fils. Je vis avec», a dit le papa de deux autres garçons, et d'une fillette née après le drame. Depuis, les petits drames sont plus difficiles à vivre, mais heureusement, son couple a survécu malgré tout, et jamais sa conjointe ne lui a adressé de reproches. Il porte sur son bras un tatouage qui lui rappelle le petit Jacob chaque jour. Parce qu'on survit à un tel drame. «L'être humain est capable de survivre à ces choses-là. Ça donnerait quoi de ne pas survivre à ça?» demande Émilie Perreault, qui parle d'un bel exemple de résilience. Dans la série Faire œuvre utile, la journaliste a permis à Louis-Philippe de rencontrer Biz, qui a publié un roman sur une histoire semblable, Naufrage.

Dominic Champagne ne s'attendait pas à une réaction aussi violente à son fameux Pacte pour la transition, auquel ont adhéré de nombreux artistes, accusés par la suite de vouloir faire la morale sur la question environnementale. «Le festival de la bouette», résume le metteur en scène. Louis Morissette, lui, avait prévu cette réaction, hésitant au départ à apposer sa signature et en avait prévenu Champagne. De l'autre côté, celui-ci dit recevoir des centaines de courriels inspirants qui appuient le mouvement, et est sorti encouragé de sa rencontre avec le premier ministre François Legault et sa ministre de l'environnement. «J'ai envie d'inspirer mon premier ministre, je lui ai offert mes services», a-t-il dit, ajoutant qu'il pouvait être «un caillou ben tannant dans le soulier».

Pour l'ingénieure Catherine Morency, l'achat de véhicules électriques ne constitue pas un geste vert, à moins que ce soit pour des autobus, qui transportent plusieurs personnes. Elle ajoute qu'il ne manque pas de solutions alternatives à la construction de nouveaux liens routiers. L'économiste François Delorme se dit en faveur d'un organisme indépendant du gouvernement, comme la Banque du Canada, qui serait chargé d'atteindre les cibles en environnement. Il cite un rapport déposé en milieu de semaine, qui prévoit qu'on ratera les cibles de gaz à effet de serre pour 2030, à hauteur de 13%.

Trois millième invitée de «Tout le monde en parle», Virginie Fortin a reçu des critiques très élogieuses de son nouveau spectacle, Du bruit dans le cosmos. Un titre qui lui a été inspiré parce qu'elle s'est toujours questionnée sur l'infini et sur notre présence dans l'univers. Elle écrit ses propres textes avec son chum, Philippe Cigna, et pratique un humour philosophique, même si le terme «ne vend pas tant que ça». L'humoriste, une habituée du Festival Fringe à Édimbourg en Écosse, y va pour donner des spectacles, devant des salles remplies ou parfois vides, mais aussi pour s'inspirer d'autres humoristes. Elle s'est clairement inspirée de Josée Rivard, une figure populaire sur Facebook, pour une parodie à l'émission L'heure est grave à Télé-Québec. La dame forte en gueule et en opinions tranchées lui a répondu, sans qu'on sache trop si elle a aimé, ou pas, la parodie.

Auteur de la trilogie des Fourmis, Bernard Werber a publié La boîte de Pandore, l'histoire d'un professeur qui utilise l'autohypnose pour visiter ses vies antérieures. Le romancier français utilise lui-même ce procédé, et précise qu'il préfère revisiter ses vies agréables. Une médium lui a dit qu'il avait eu 111 vies, au cours desquelles il a été un archer anglais, un samouraï, une femme dans un harem en Égypte. Werber n'a aucune honte de parler de ses croyances. «Je n'ai aucune volonté de convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit», dit-il. Et tant mieux, si vous êtes sceptique, ajoute-t-il. «Pour chacun, il y a une réponse différente.» Savez-vous qui vous êtes vraiment? demande le roman. «C'est une œuvre de toute une vie», croit l'auteur, qui en apprend sur lui-même chaque jour. Il utilise la réincarnation comme «outil de détente», afin d'expliquer pourquoi on fait tel choix plutôt qu'un autre. Parce qu'on choisirait même la taille de son pénis avant sa naissance, selon M. Werber. Ce qui a fait dire à Guy A.: «avoir su!»

Alors que les trois précédents albums des Trois Accords ont été produits en partie à New York, Beaucoup de plaisir a été enregistré dans un petit chalet de Saint-Zénon, sans accès à Internet. Le fait qu'ils aient développé d'autres projets autour, comme le Festival de la poutine, explique peut-être leur longévité. Spécialement pour l'émission, ils ont transformé leur chanson Tout le monde capote en «Tout le monde en parle», ce qui pourrait devenir l'hymne de la grand-messe du dimanche soir. Assez pour oublier le ver d'oreille Rassemblés en un même corps, qu'ont plusieurs d'entre nous en tête depuis la visite de Mario Pelchat la semaine dernière.

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Arts

Changement de formule pour les À-côtés du Palace

Pas de changement, pas d’agrément, diront certains. Après 18 ans, la Ville de Granby revoit son offre de spectacles d’été. Finis les À-côtés du Palace tels qu’on les connaît. Place à une nouvelle formule itinérante plus dynamique.

Lancés en 2000, les À-côtés du Palace accueillaient, sous un grand chapiteau dressé dans le stationnement adjacent au Palace de Granby, une série de spectacles grand public. La réputation de l’événement n’était plus à faire et il n’était pas rare que l’endroit soit rempli au maximum de sa capacité.

Arts

Chansons à la carte: «Un festin pour les oreilles»

Quand il parle du spectacle qu’il produit et qu’il anime, Sylvain Massé le dépeint comme « un festin pour les oreilles ». Avec pour titre Chansons à la carte, vous aurez compris que le concept musico-alimentaire y est joyeusement exploité. On n’y mange pas, mais c’est tout comme.

Ce n’est pas pour rien que la chanteuse Fanny Lebreux et la pianiste Mathilde Côté prennent pour l’occasion le titre de « chef », alors que le rôle de maître d’hôtel est assuré par Sylvain Massé.

Les spectateurs, eux, sont invités à composer le menu du spectacle, en suivant leurs coups de coeur ou leurs envies du moment. 

« C’est différent chaque fois. Samedi, à Bromont, je ne sais pas ce qu’on va faire. Les gens auront en main un menu de plus d’une centaine de chansons francophones. Ce sera d’ailleurs un nouveau menu, qu’on présentera pour la première fois. Il devrait y en avoir un par table, et à chaque table, ils devront s’entendre pour choisir une ou deux chansons », explique Sylvain Massé. 

Dans cette formule à géométrie variable, comme il le dit si bien, le public aura droit à une bonne quinzaine de pièces. 

L’événement est totalement interactif, donc. Avec toutes les prouesses que cela exige. « Il y a un aspect purement technique à considérer. Étant donné que les gens choisissent les pièces au fur et à mesure, il faut que les filles se préparent, qu’elles sortent les partitions. Alors je jase avec le public entre les chansons. Je me promène beaucoup dans la salle. J’assure l’animation et les transitions. »

La nature humaine étant ce qu’elle est, on devine que malgré le large répertoire qu’on leur offre, les spectateurs ont souvent les mêmes préférences. « C’est vrai, mais on essaie de traiter certaines chansons différemment. Mon job, c’est aussi d’orienter le public et de lui suggérer des découvertes, celles que j’appelle les ‘‘spécialités de la maison’’ ». Comme du Bori ou du Daniel Lavoie moins connu, par exemple, gracieuseté de Fanny Lebreux. 

« Une seule fois, on a dit aux gens ‘‘Désolés, mais on n’en a plus sur le menu aujourd’hui’’ ! », avoue Sylvain Massé en riant.

Arts

Envie de sortir ?

ARTS VISUELS

Les photographes Daniel Beauregard et Martin Chapdelaine tiennent leur exposition commune Regards Croisés jusqu’au 25 novembre au Petit Boréart du Centre culturel France-Arbour de Granby. 

Le Centre culturel France-Arbour accueille l’exposition Regards et imaginaires du photographe de rue et dessinateur Paul Jolicoeur jusqu’au 15 décembre. Le vernissage se tient ce samedi 17 novembre de 14 h à 17 h. 

Jusqu’au 25 novembre, l’exposition Conversation, de fil en aiguille de Françoise LaMothe et Anne-Marie Dupont prend place au centre d’exposition en arts visuels Boréart de Granby. 

L’artiste Richard Fulham expose à la bibliothèque municipale et scolaire de Bromont jusqu’au 9 décembre. 

Jusqu’au 25 novembre, la Galerie Art Plus de Sutton présente Sylvie Lacerte et son exposition Travaux anciens/travaux récents

Daniel Lalonde présente Territoires imaginaires jusqu’au 2 décembre chez Arts Sutton.

Jusqu’au 21 décembre, le Musée Bruck de Cowansville présente l’exposition de la tisserande MariePier St-George, La Clémence du son.

Jusqu’au 6 décembre, le Centre d’art de la bibliothèque de Dunham présente l’exposition Femmes. Artistes de la peintre Mélanie Lefebvre. 

Jusqu’au 21 décembre, le Musée Bruck de Cowansville présente l’exposition Lumières des artistes Yolande Brouillard, Lynda Bruce, Jacques Lajeunesse, Kylie Sanford et Ako Millette. 

HUMOUR

Philippe Laprise revient avec son troisième one-man-show Je m’en occupe ! le 23 novembre à 20 h 30. Billets : tournesols.tuxedobillet.com

Le 24 novembre à 20 h, la Salle Alec et Gérard Pelletier accueille la Soirée d’humour Sutton Comédie Club avec Charles Olivier Saint Cyr, Marylène Gendron, Jean-Francois Plante et Simon Delisle en tête d’affiche. Comme à l’habitude, à l’animation de la soirée, Guillaume Lacelle. Billets : lepointdevente.com 

Julien Tremblay vient faire son tour au Palace de Granby le 23 novembre à 20 h. Billets : www.ovation.qc.ca

MUSIQUE

Le concert de Noël de l’ensemble Tocadéo au profit de l’église de Saint-Pie se tiendra le 1er décembre prochain à 20 h. Billets : 450 772-2641 ou 450 772-2308.

Pour sa campagne annuelle de financement, le Musée de Sutton présente deux concerts intimes en hommage à Joni Mitchell avec la chanteuse Karen Young et la pianiste Marianne Trudel. C’est ce dimanche 18 novembre à 10 h 30 et à 13 h 30. Billets : 514-891-9560.

Pour le 15e anniversaire de la Salle Alec & Gérard Pelletier, le public est convié à la soirée Prestige, en compagnie d’Émile Proulx-Cloutier, qui aura lieu ce samedi 17 novembre dès 19 h 30. Billets : lepointdevente.com.

Chopin, Beethoven et Mozart seront à l’honneur pour le concert d’Antoine Rivard-Landry et Roxane Villandré, accompagnés par la violoniste Solange Bouchard. Au Centre culturel St-John de Bromont le 18 novembre à 11 h 30. Billets : 450 534-2006 ou centreculturelstjohn@bromont.com

Bianca Lamothe Verreault et Jonathan Gendreau sont en spectacle au Centre culturel St-John de Bromont le 23 novembre à 17 h 30. Billets : 450 534-2006 ou centreculturelstjohn@bromont.com

Alejandra Ribera s’arrête au Théâtre Lac-Brome le 23 novembre à 20 h 00. Billets : lepointdevente.com

2Frères seront en spectacle à l’auditorium Massey-Vanier de Cowansville le 23 novembre à 20 h 00. Billets : lepointdevente.com

Félix Dyotte et Georges Ouel s’arrêtent à la Maison de la culture de Waterloo le 23 novembre à compter de 17 h. Billets : www.ovation.qc.ca

Ariane Moffatt est à la Maison de la culture de Waterloo le 23 novembre à 20 h. Billets : www.ovation.qc.ca

L’événement Sutton en Blues se tient cette année jusqu’au 17 novembre à l’Auberge des Appalaches de Sutton. Ce samedi à 20 h 30 : le grand guitariste Jack de Keyser. Billets : 450 538-5799 ou 1 877 533-5799.

Paul Daraîche sera au Palace de Granby ce samedi 17 novembre à 20 h. Billets : www.ovation.qc.ca

Génération Crooners avec Steeve Matthews s’arrête au Palace de Granby le dimanche 18 novembre à 19 h 30. Billets : www.ovation.qc.ca

Arts

Cowansville a soif de musique

Les amateurs de musique auront un nouveau rendez-vous à ajouter à leur agenda en 2019. Le festival Soif de musique par Expérience Embargo s’amène à Cowansville en juillet avec trois journées tout en musique.

Expérience Embargo a vu le jour il y a trois ans avec une tournée culturelle et viticole, mais l’organisme avait déjà dans ses cartons un projet événementiel visant un public.

RICHARD THERRIEN

«Marina Orsini» et «Entrée principale» ne reviendront pas

BLOGUE / Deux magazines importants de la grille de jour d'ICI Radio-Canada Télé, «Marina Orsini» et «Entrée principale», ne reviendront pas la saison prochaine. Les équipes ont appris la mauvaise nouvelle aujourd'hui même.

Cette décision entraîne l'abolition de 16 postes permanents au secteur Culture, variétés et société. Dans une note interne, la directrice générale, Dominique Chaloult, indique que la décision est «motivée par les orientations stratégiques de Radio-Canada, qui impliquent un redéploiement des ressources lié au virage numérique pour être au diapason de la manière dont le public d’aujourd’hui consomme les contenus audio-visuels.» On dit toutefois avoir l'intention «de conserver une masse critique de capacité de production interne, non seulement en information, en radio et en services numériques, mais aussi en télévision générale où elle sera maintenue en partenariat avec des maisons de production.»

D'année en année, la programmation de jour perd des plumes dans toutes les télés généralistes. Comme émission originale sur ICI Télé, ne restent plus que Ricardo et Le téléjournal midi, les autres cases étant occupées par des rediffusions. L'été dernier, pour la première fois, le diffuseur ne présentait plus de magazine de jour, ayant mis fin à l'éphémère Indice UV. La direction a déjà laissé savoir préférer consacrer ses budgets aux heures de grande écoute.

En ondes depuis l'automne 2015, Marina Orsini avait déjà vu le nombre de ses émissions coupées de moitié cette saison. Les derniers enregistrements auront lieu en décembre. Après six saisons, Entrée principale se poursuivra jusqu'à la mi-avril.

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Arts

Nouveau concours de courts-métrages au Festival du cinéma de Knowlton

Pour sa deuxième édition, le Festival du cinéma de Knowlton s’enrichira, cette année, d’un concours de courts-métrages. Tous devront cependant arborer un cachet local.

La compétition, lancée aujourd’hui, vise tous les styles confondus — fiction, documentaire, drame, comédie, horreur... —, dans toutes les langues, affirme l’une des organisatrices du Festival, Michèle Bazin. « Ils peuvent faire ce qu’ils veulent, peu importe. Pourvu que ce soit sous-titré en français ou en anglais si c’est tourné dans une autre langue. »

Télé et radio

Mon nouvel ami Léo

CHRONIQUE / En visionnant les quatre premiers épisodes de «Léo», la nouvelle comédie de Fabien Cloutier sur le Club illico, je sentais que nous vivions quelque chose. Un peu comme lorsqu’on avait vu «Les Bougon» la première fois. Léo nous montre des gens qu’on préfère tenir loin de la télé, un monde loin du raffinement des villes et de ce qui est à la mode. Et ça fait franchement du bien.

Remarquez, l’excellente série Faits divers est allée dans cette talle depuis deux saisons, l’emballant dans une enquête policière. Dans Léo, une production Encore Télévision, ce sont eux qu’on raconte, tout cru, sans le prétexte d’une grande histoire. Un récit qui n’est pas si loin du conte, avec ses personnages entiers, bien définis, francs et sincères. N’y cherchez pas de deuxième ou de troisième couche, ils nous apparaissent tels qu’ils sont.

Léo, un personnage que Fabien Cloutier avait créé au théâtre, entreprend la quarantaine sans jamais avoir eu d’emploi, dans le village fictif de Walton, qu’on imagine à trois heures de Mont­réal. Au premier épisode, il mène une vie pathétique, sans but, se laissant aller avec le courant. Quand son meilleur ami Chabot (Steve Laplante, aussi coauteur) décide de se ranger en se mariant et en fondant une famille, Léo se retrouve fin seul, avec ce grand vide qui lui apparaît soudainement immense. Plutôt que de continuer à jouer au Monopoly contre lui-même, Léo décide de se prendre en main et de faire quelque chose de sa vie.

La suite est enthousiasmante. On vit avec lui tous les obstacles qui se dressent sur son chemin, quand il se lance à la recherche d’un job, alors qu’il n’a pas complété son 3secondaire. Sa rencontre avec la propriétaire d’une «cour à scrap» (Brigitte Poupart) est absolument hilarante. Et on le suit aussi quand il se cherche une blonde. Aussitôt engagé dans une usine de gâteaux, il n’a d’yeux que pour Cindy (Marie-Laurence Moreau), l’adjointe administrative, qui lui ferait une parfaite compagne. On ne perd pas de temps avec Léo, qui lui fera savoir bien assez vite ses intentions.

Les acteurs sont fabuleux, y compris les enfants, tous justes. D’ailleurs, quelle distribution. Anne Dorval, dans le rôle de la mairesse et coiffeuse, est truculente et d’une vérité sans nom. Marc Labrèche fait un patron macho irrésistible. Et que dire des «Vainqueurs», l’ancienne gang de Léo, quatre mal engueulés auxquels il ne veut surtout plus ressembler. Vincent Leclerc, Sébastien Dubé, Hubert Proulx et Luc Boucher forment ce quatuor grossier et indésirable. Pour eux, Léo n’est qu’une «moumoune» de vouloir sortir de son quotidien paisible.

Léo n’est pas une série sage. On y sacre, le pot qu’on y fume ne vient pas de la SQDC, et la représentation qu’on y fait des régions est presque folklorique. J’ai demandé à Fabien Cloutier, lui-même originaire de Sainte-Marie en Beauce, s’il craignait que le monde rural n’apprécie pas la façon dont il le dépeint et qu’il crie au stéréotype. «J’ai pas peur. Ils sont beaux, ces personnages-là», me répond-il. Et on le sent qu’il aime chacun d’entre eux, tout au long de la série. «Et puis, on joue partout avec les stéréotypes», plaide-t-il. À l’inverse, l’auteur affirme croiser des gens beaucoup plus stéréotypés, qu’il serait impensable de décrire à l’écran.

À la réalisation, Jean-François Chagnon, ex-Appendice, accomplit un travail admirable, vraiment. Le ton un peu décalé, juste assez amplifié, qu’il donne à Léo est franchement réjouissant. Jamais je n’ai regardé ma montre durant les quatre épisodes, qui passent trop vite. Il m’en reste sept, j’en voudrais plus. Une deuxième saison est en préparation, mais en attendant, les 11 premiers épisodes d’une demi-heure sont sur le Club illico jeudi vers 10h.

V: fini le talk-show

V abandonne la formule du talk-show de 22h, et va plutôt de l’avant avec une quotidienne de variétés humoristique, diffusée du lundi au jeudi à 21h, dès février prochain. Cette nouveauté de 30 minutes sera produite par Julie Snyder chez Productions Toros, mais ne sera pas animée par celle-ci. L’émission n’a pas encore de titre, n’aura pas d’animateur unique, et sera plutôt portée par plusieurs humoristes, désignés dans les prochaines semaines. C’est parce que la formule de talk-show à 22h n’attirait pas le groupe cible des 18-49 ans que V a choisi d’abandonner cette case, et opte plutôt pour celle de 21h, actuellement occupée par des séries américaines. Celles-ci seront décalées à 21h30. V a décidé il y a quelques semaines de ne pas renouveler Le show de Rousseau, le talk-show qui avait succédé à En mode Salvail depuis mars dernier, mais qui obtenait des cotes d’écoute décevantes.

Josélito Michaud avec Pierre-Yves Lord

J’apprends que c’est à Josélito Michaud qu’a été confiée la réalisation de la nouveauté de Pierre-Yves Lord, dont une émission pilote a été enregistrée mercredi dernier. La direction d’ICI Radio-Canada Télé n’a voulu donner aucun détail sur ce concept, et préfère ne pas se prononcer avant d’avoir vu le montage final de cette émission, bâtie autour d’histoires de vie de personnalités connues et de parfaits inconnus.

RICHARD THERRIEN

V: fini le talk-show, mais de l'humour à 21h

BLOGUE / V abandonne la formule du talk-show de 22h, et va plutôt de l'avant avec une quotidienne de variétés humoristique, diffusée du lundi au jeudi à 21h, dès février prochain.

Cette nouveauté de 30 minutes sera produite par Julie Snyder chez Productions Toros, mais ne sera pas animée par celle-ci. L'émission, qui n'a pas encore de titre, n'aura pas d'animateur unique, et sera plutôt portée par plusieurs humoristes, désignés dans les prochaines semaines.

C'est parce que la formule de talk-show à 22h n'attirait pas le groupe cible des 18-49 ans que V a choisi d'abandonner cette case, et opte plutôt pour celle de 21h, actuellement occupée par des séries américaines. Celles-ci seront décalées à 21h30.

V a décidé il y a quelques semaines de ne pas renouveler Le show de Rousseau, le talk-show qui avait succédé à En mode Salvail depuis mars dernier, mais qui obtenait des cotes d'écoute décevantes. Il n'a jamais été question de ramener Éric Salvail à l'antenne.

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