Cinéma

Film de la semaine: Le roi lion ** 1/2

CRITIQUE / Disney a suscité beaucoup d’attentes avec une nouvelle version en prises de vues réelles du «Roi lion» (The Lion King). En fait, il n’y a rien de nouveau dans ce succédané de l’original, qui fête son quart de siècle : il s’agit d’une copie conforme — aux images grandioses, toutefois. Le puissant studio s’évertue à reproduire sans cesse les films de son fonds de commerce pour des questions mercantiles en misant sur une nostalgie de mauvais aloi.

Ce recyclage destiné à faire sonner les tiroirs-caisses grâce aux produits dérivés n’est guère surprenant. Les scénaristes du classique d’animation original s’étaient en grande partie inspirés du Roi Léo, d’Osamu Tezuka, et du Hamlet de Shakespeare.

Comme dans la célèbre tragédie du barde anglais, nous avons affaire à un régicide, celui de Scar, qui élimine son frère Mufasa pour le détrôner. Simba — son héritier — doit venger son père. Le lionceau est beaucoup moins tourmenté qu’Hamlet, toutefois...

Dans Le roi lion, le drame est allégé par un deuxième acte comique avec l’entrée en scène du suricate Timon et du phacochère Pumbaa. Les deux comparses apprennent à Simba leur philosophie désinvolte, le fameux Hakuna Matata («sans souci» en swahili). La lionne Nala viendra secouer les puces du prétendant au trône.

Pendant ce temps, le fourbe Scar surexploite les ressources de son royaume jusqu’à l’extinction en pratiquant la politique de la terre brulée. Une belle métaphore sur l’Occident, en général, et de la présidence Trump, en particulier, quand on y pense...

Ne vous inquiétez pas, Disney n’a aucune intention de faire dans le politique. C’est presque ironique qu’on puisse en faire cette lecture.

Il ne faudrait surtout pas que le spectateur soit distrait du récit par de telles considérations. Jon Favreau et son équipe se chargent de lui en mettre plein la vue, au point d’ailleurs de tout surligner, en particulier avec l’envahissante trame sonore. L’écrin, mélange d’images de nature paradisiaque avec l’animation des animaux cuuuuute à mort, est splendide. Mais son joyau ne scintille pas beaucoup.

Nous ne sommes pas dans La planète des singes : des lions qui parlent et chantent, ça ne fonctionne tout simplement pas — l’anthropomorphisme a ses limites. Surtout quand on utilise les techniques du documentaire animalier pour rehausser l’impression que nous voyons réellement les créatures dans leur milieu naturel… 

On se serait attendu aussi à ce que le réalisateur des deux premiers Iron Man fasse preuve de plus d’esprit d’initiative pour prendre des libertés avec l’histoire «originale», comme il l’avait fait avec Le livre de la jungle (2016), mieux réussi. Mais il n’avait probablement pas cette marge de manœuvre. Dommage.

Parce que contrairement au film d’animation original, qui relève du conte, cette version a quelque chose de perfide. Elle nous offre un Éden où la vie sauvage règne en incarnant un idéal écologique qui connecte tous les êtres vivants. Triste illusion : la plupart des animaux représentés dans le long métrage sont en voie d’extinction...

Cinéma

Pourquoi je suis «dur» (la complainte des étoiles)

BILLET / Il y a quelques semaines, pour une entrevue avec un réalisateur, j’ai croisé son distributeur. Appelons-le Antoine. On parle cinéma. Évidemment. Après avoir échangé nos impressions sur la compétition au Festival de Cannes, Antoine me lance, au détour d’une phrase, «tu es dur dans tes critiques». J’aurais pu lui répondre «qui aime bien châtie bien» ou un truc du genre, mais mon interviewé est arrivé et j’ai pas eu le temps de m’expliquer. Aussi bien le faire ici.

À vrai dire, on me reproche parfois, à mots à peine voilés (même au Soleil), de ne pas succomber à la surenchère d’étoiles en vogue depuis quelques années. C’est vrai que ça fait beau sur une affiche, tous ces quatre ou cinq étoiles. Encore faut-il que le film les vaille.

Cinéma

La vérité de Kore-eda : Deneuve, Binoche et le métier d’actrice

ROME — Le nouveau film du Japonais Hirokazu Kore-eda La vérité avec Catherine Deneuve, Juliette Binoche et Ethan Hawke ouvrira, en compétition et en première mondiale, la 76e Mostra de Venise le 28 août, ont annoncé jeudi les organisateurs du festival.

«Nous avons tourné ce film en 10 semaines l’automne dernier à Paris, la distribution est prestigieuse et le film est une petite histoire de famille dans une maison. J’ai essayé de faire vivre mes personnages dans ce petit univers, avec leurs mensonges, leur fierté, leurs regrets, leur tristesse, leur joie et de leurs réconciliations», a expliqué le cinéaste dans un communiqué.

«Pour son premier film tourné hors de son pays, Kore-eda a eu le privilège de pouvoir travailler avec deux vedettes du cinéma français», a mis en évidence le directeur de la Mostra, Alberto Barbera.

«La rencontre entre l’univers personnel de l’auteur japonais le plus important du moment et deux actrices aussi aimées que Catherine Deneuve et Juliette Binoche a donné lieu à une réflexion poétique sur la relation mère-fille et le métier complexe d’actrice», a-t-il ajouté.

Habitué de cannes

Souvent qualifié de cinéaste de la famille, Kore-eda a obtenu la consécration en 2018 en remportant la Palme d’or à Cannes pour Une affaire de famille, son 13e long métrage.

Grand habitué de Cannes, il y avait présenté Nobody Knows en 2004, Tel père, tel fils en 2013 (Prix du Jury) et Notre petite sœur en 2015. Il était en compétition à la 74e Mostra de Venise en 2017 avec The Third Murder.

La 76e édition du festival international de cinéma de Venise se tiendra du 28 août au 7 septembre.

Cinéma

Robbie Robertson en ouverture du TIFF

TORONTO — Le Festival international du film de Toronto (TIFF) s’ouvrira cette année avec un long métrage documentaire sur la légende canadienne du rock Robbie Robertson et sur la création de The Band.

Les organisateurs du festival ont annoncé que Once Were Brothers : Robbie Robertson and The Band sera présenté en première mondiale lors de la soirée d’ouverture au Roy Thomson Hall, le 5 septembre.

Ce sera la première fois que le TIFF lancera ses festivités avec un documentaire canadien, et la deuxième année consécutive où il propose en ouverture un film destiné à une plateforme d’écoute en continu.

Once Were Brothers est un film original du service Crave et sera lancé sur la plateforme de Bell Média plus tard cette année.

L’année dernière, le TIFF avait présenté en ouverture le drame historique de Netflix Outlaw King : Le roi hors-la-loi.

Produit par une équipe composée de Martin Scorsese, Brian Grazer et Ron Howard, Once Were Brothers est décrit comme une histoire profondément personnelle sur la façon dont Robbie Robertson a surmonté l’adversité et fondé son groupe phare des années 1970.

De nombreux amis et collaborateurs de Robbie Robertson apparaissent dans le film, notamment Bruce Springsteen, Eric Clapton, Van Morrison, Martin Scorsese, Peter Gabriel, David Geffen et Ronnie Hawkins.

Le 44e Festival international du film de Toronto se tiendra du 5 au 15 septembre.

Cinéma

Comic-Con: Tom Cruise présente la bande-annonce du nouveau «Top Gun» [VIDÉO]

SAN DIEGO — Le public a été enchanté par la surprise: Tom Cruise s’est rendu jeudi au Comic-Con de San Diego afin de présenter pour la première fois la bande-annonce de «Top Gun: Maverick», la suite du très populaire film de 1986.

«Vous avez tous posé la question pendant de longues années... Je voyage à travers le monde, des gens (me) disent: “pourquoi vous n’en faites pas un autre, quand allez-vous faire un autre» Top Gun?”, a lancé la star hollywoodienne lors de la 50e édition de cet immense festival mettant à l’honneur la culture pop.

«34 ans, vous avez été très patients avec moi et j’ai senti que c’était ma responsabilité de le faire enfin pour vous», a ajouté Tom Cruise.

Dans la bande-annonce, on peut voir le pilote Pete «Maverick» Mitchell, joué par Tom Cruise, refuser de prendre sa retraite bien qu’il n’ait pas réussi à prendre du galon.

On le voit aussi sur sa moto, portant sa fameuse veste en cuir et ses lunettes de soleil.

Les scènes montrant les avions s’élancer depuis un porte-avions sont «toutes vraies» et résultent d’un étroit travail avec des responsables de l’armée, a expliqué Tom Cruise.

«Je voulais vraiment vous donner à tous l’expérience de ce à quoi ça ressemble d’être à l’intérieur de cet avion (...). C’est une lettre d’amour à l’aviation», a-t-il ajouté.

Le premier Top Gun n’avait pas fait l’objet de critiques dithyrambiques mais avait été un énorme succès populaire, faisant de Tom Cruise une star.

Top Gun: Maverick doit sortir à l’été 2020.

Cinéma

La suite de «Ça» vient éclabousser le Comic-Con [VIDÉO]

SAN DIEGO — La 50e édition du Comic-Con de San Diego, immense festival mettant à l’honneur la pop culture, a été lancée à grand renfort d’effroi et d’hémoglobine avec la présentation de la suite du film «Ça», adaptation du roman de Stephen King dont le clown maléfique a traumatisé toute une génération.

Ça : Chapitre 2 mettra en scène le retour de Pennywise, ce clown pas vraiment humain qui attire les enfants dans les égouts.

Le film d’Andy Muschietti, avec Jessica Chastain et James McAvoy dans le rôle d’adultes retournant sur les lieux de leur enfance pour combattre Pennywise, sortira en septembre. Xavier Dolan y tient un petit rôle.

La bande-annonce montre le personnage joué par Jessica Chastain couvert de sang de la tête aux pieds. Une expérience dont elle ne garde pas que des bons souvenirs, a-t-elle expliqué au public du Comic-Con.

«Je me disais qu’on allait faire Carrie [célèbre film d’horreur également adapté d’un livre de Stephen King] sous stéroïdes. Et c’est ce qu’Andy Muschietti a fait. Il m’a littéralement torturée pendant tout le tournage», a déclaré l’actrice.

Selon elle, 17 000 litres de faux sang — gardé au froid pour ne pas fermenter dans la chaleur de l’été — ont été utilisés pendant le tournage.

Cinéma

Marianne & Leonard : mots d’amour: portrait intime *** 1/2

CRITIQUE / Nick Broomfield est un documentariste expérimenté, bardé de prix, qui a signé des biographies de vedettes populaires, de Whitney Houston à Kurt Cobain, en plus de longs métrages à portée sociale. Mais sa relation avec son nouveau film est plus intime. Le cinéaste britannique fut ami avec Marianne Ihlen, muse de notre Leonard Cohen national. Il en résulte une œuvre extrêmement touchante sur une incroyable histoire d’amour, jusqu’à la toute fin.

Marianne & Leonard : mots d’amour (Words of Love) se concentre en très grande partie sur les années 1960, à l’époque où les deux protagonistes aboutissent à Hydra en voulant fuir leur destinée toute tracée auprès de leur famille respective.

Cinéma

Claire Burger: l’amour d’un père pour ses filles

PARIS — Claire Burger a fait une entrée remarquée dans le cinéma mondial en remportant la caméra d’or au Festival de Cannes 2014 avec «Party Girl». Pour son deuxième long métrage, la réalisatrice française a eu le goût de poser un regard féminin sur la masculinité, au-delà des clichés.

C’est ça l’amour met en scène un cinquantenaire qui doit s’occuper de ses deux filles après le départ de sa femme. Frida, 14 ans, l’accable de reproches alors que Niki, 17 ans, rêve d’indépendance. Mario, lui, espère toujours le retour d’Armelle.

Cinéma

Le nouveau «Roi Lion»: un film en 3D pas comme les autres

LOS ANGELES — Les remakes en 3D de dessins animés classiques par Disney ont fait fureur au box-office ces dernières années, mais le studio compte sur son dernier-né, «Le Roi Lion», pour se propulser au sommet.

Avec un budget de 325 M$ et une distribution de vedettes comme Beyoncé pour les voix des personnages, les attentes sont grandes pour ce film qui retrace l’histoire culte du lionceau Simba vengeant la mort de son père.

Signe prometteur : la bande-annonce du nouveau Roi Lion a été regardée 225 millions de fois en 24 heures à sa sortie en novembre, battant des records chez Disney.

Presque chaque scène du film qui sort vendredi, de la crinière scintillante de Mufasa aux yeux étrangement réalistes des hyènes, a été créée à partir d’images générées par ordinateur.

Pourtant, Le Roi Lion n’est pas un film d’animation en 3D conventionnel.

Arts

Des supplémentaires à la Dame de cœur

Le Théâtre de la Dame de cœur d’Upton connaît une bonne saison avec sa nouvelle production Le Grand Bric-à-Brac.

Cinq dates supplémentaires s’ajoutent à la programmation régulière : les 18, 21, 22, 23 et 24 août prochains. 

Dans cette pièce, les spectateurs sont témoins des péripéties d’objets animés qui, du jour au lendemain, se retrouvent à la rue dans une vente-débarras. 

Le théâtre de marionnettes géantes y trouve là un beau prétexte pour surprendre et émouvoir tant les adultes que les enfants. 

Pour réserver vos billets : 450 549-5828 ou damedecoeur.com 

Cinéma

Spider-Man reste en tête du box-office

NEW YORK — Le nouveau volet des aventures de l’homme-araignée, «Spider-Man: Loin de siens» a passé un second week-end au sommet du box-office nord-américain, devançant largement la concurrence, notamment «Histoire de jouets 4», selon des chiffres provisoires publiés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

Le septième film de la série, bien accueilli par la critique, a enregistré 45,3 millions de dollars de recettes aux États-Unis et au Canada de vendredi à dimanche.

Encore assez nettement en retrait par rapport aux épisodes les plus populaires en Amérique du Nord avec 274,5 millions de dollars de billets vendus depuis sa sortie, Spider-Man: Loin des siens pourrait prochainement devenir le volet aux meilleurs recettes mondiales, avec 847 millions de dollars à date contre 890 millions pour Spider-Man 3 (2007), selon les chiffre du site Box Office Mojo.

Le film reprend l’histoire de Spider-Man après la tragique conclusion d’Avengers: Phase finale. Peter Parker, l’héroïque adolescent qui se cache sous le masque de l’homme-araignée, effectue en séjour touristique en Europe avec son lycée, qui va se révéler mouvementé.

Loin derrière la nouvelle production du studio Marvel arrive «Histoire des jouets 4», qui maintient le cap avec 20,6 millions de dollars sur trois jours et 346,3 millions depuis sa sortie le 20 juin.

Sur la troisième marche du podium se place Terreur dans la tempête, une production hollywoodienne réalisée par le Français Alexandre Aja, grand spécialiste des films d’horreur (La colline a des yeux).

Bien accueilli par la critique, qui y a vu un honnête film de genre, Terreur dans la tempête se situe en Floride, frappée par un ouragan et une invasion d’alligators géants, qui font des ravages. Pour son premier week-end, il a réalisé 12 millions de dollars de recettes en Amérique du Nord.

Autre sortie, mais dans un tout autre genre, la comédie déjantée Stuber arrive en quatrième position, avec 8 millions de dollars de billets vendus aux Etats-Unis et au Canada de vendredi à dimanche.

Troisième le week-end dernier, Yesterday rétrograde en cinquième position, avec 6,7 millions de dollars, et 48,3 millions en trois semaines.

Voici le reste du top 10:

6 - Aladdin: 5,8 millions de dollars sur le week-end et 331,4 en huit semaines

7 - Annabelle 3: Retour à la maison: 5,5 millions de dollars et 60,7 en trois semaines

8 - Midsommar: solstice d’été: 3,5 millions de dollars et 18,4 en deux semaines

9 - Comme des bêtes 2: 3,1 millions de dollars et 147,1 en six semaines

10 - Hommes en noir 3: International: 2,2 millions de dollars et 76,4 en cinq semaines

Arts

Madmoiselle en route vers un premier album

Depuis le temps qu’elle en rêve, Madmoiselle n’a jamais été aussi près d’enregistrer son premier album. Le projet est déjà bien avancé, mais la chanteuse compte maintenant sur ses fans pour l’aider à en financer une partie. Son intention : présenter dix spectacles-bénéfice, dont le premier aura lieu à Granby, dans sa ville.

« Je capote ! » lance Madmoiselle, en parlant de cet opus qu’elle souhaite lancer en 2020. « Ça fait huit ans que je cherche à sortir un album, que je compose, que je travaille avec plein de monde. C’est un parcours vraiment étrange, mais je l’accepte et je suis patiente. »

Cinéma

Des féministes manifestent contre la projection du film «Unplanned» au Québec

MONTRÉAL — Quelques dizaines de manifestants ont répondu à l’appel du collectif La Riposte féministe, vendredi après-midi, devant le cinéma Guzzo du Marché Central, à Montréal, l’une des cinq salles où est maintenant présenté le film «Unplanned» au Québec.

Les cinémas Guzzo sont pour l’instant les seuls de la province à projeter ce drame, à la fois produit et distribué par des entreprises chrétiennes, que certains dénoncent comme de la propagande antiavortement.

Le long-métrage s’inspire de l’histoire d’Abby Johnson, l’ex-directrice d’une clinique de planification familiale devenue une figure de proue du mouvement soi-disant «pro-vie».

Les militants réunis vendredi brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire «Touchez pas à nos ovaires» et ils scandaient des slogans tels que «Guzzo, macho, tu nous casses le clito!» et «Pas de profits pour les antichoix!».

En entrevue avec La Presse canadienne, une membre de La Riposte féministe a appelé au boycott des cinémas Guzzo en faisant valoir que leur propriétaire, Vincent Guzzo, a tort d’invoquer la liberté d’expression pour défendre sa décision de projeter «Unplanned».

«Ce film-là se présente comme de l’information neutre sur l’avortement alors que c’est un ramassis de mensonges qui essaie de pousser la peur et la culpabilité», s’indigne Sonia Palato, qui cite en exemple une scène d’avortement sanglante dans laquelle le personnage qui subit la procédure hurle de douleur.

«Instrumentaliser les émotions des gens, ça ne participe pas à un débat démocratique. C’est de la manipulation, avance-t-elle. Quand on est un diffuseur de cinéma, on a une responsabilité à prendre sur le message qu’on passe et se cacher derrière la liberté d’expression, c’est ne pas faire face à ses responsabilités.»

Pour Sonia Palato, le débat devrait porter non pas sur la légitimité du droit à l’avortement, mais bien sur son accessibilité qui laisse à désirer pour certains groupes plus vulnérables tels que les nouveaux arrivants.

Cineplex compte parmi les autres exploitants de salles de cinéma ayant choisi de présenter «Unplanned» au Canada. L’entreprise projette le film depuis vendredi dans 14 salles de son réseau, toutes à l’extérieur du Québec. Dans un communiqué publié plus tôt cette semaine, son président et chef de la direction, Ellis Jacob, a déclaré ne pas avoir pris cette décision à la légère.

«Je comprends les préoccupations concernant ce film, mais c’est à chacun d’entre nous de décider si nous voulons aller le voir ou non. Au Canada, nous sommes chanceux d’avoir cette option, et je pense que c’est un point important à retenir», a-t-il soutenu.

Les tracts distribués aux passants par La Riposte féministe vendredi accusent Guzzo et Cineplex de «faire du profit sur le dos de la santé sexuelle et reproductive des femmes cis, des hommes trans et des personnes non binaires et queers» dans un contexte où leur autonomie corporelle est sous attaque.

Les groupes antiavortement sont plus actifs qu’on ne le croit au Canada, galvanisés par les récentes avancées de leur mouvement aux États-Unis, signale-t-on.

L’un d’entre eux, Campagne Québec-Vie, indique sur son site web avoir mené «une longue lutte» pour la venue de ce film au Canada, dans l’espoir de rallier des gens à sa cause en montrant «divers aspects tragiques ou peu ragoûtants de l’avortement».

Arts

Envie de sortir ?

THÉÂTRE D'ÉTÉ

Le Théâtre La Marjolaine d’Eastman présente une version 2019 de la comédie musicale Les Nonnes jusqu’au 17 août. Billets : lamarjolaine.info.

La pièce Misery, adaptation théâtrale du roman de Stephen King, est présentée à la salle Alec & Gérard Pelletier de Sutton jusqu’au 10 août. Billets : salleagpelletier.com.

Le Théâtre de la Dame de Coeur d’Upton présente sa nouvelle création, Le grand Bric-à-Brac, jusqu’au 17 août. Billets : damedecoeur.com.

Cet été, le Théâtre de l’Ancien Presbytère de Granby propose Chassé-Croisé jusqu’au 24 août. Billets : ancienpresbytere.com.

MUSIQUE

Les Vendredis festifs de Lac-Brome accueillent la troupe Montreal Chan Lion Dance Club le 26 juillet à 17h30 au parc Coldbrook.

Ce dimanche 21 juillet, le parc Victoria de Granby vibrera au son de l’Orchestre philharmonique de Saint-Hyacinthe dès 11 h. Gratuit. 

La Tournée des parcs présente le trio pop/rétro Olivier Couture, le lundi 22 juillet à 19h au parc Forand de Granby. C’est gratuit. 

La Société philharmonique de Saint-Hyacinthe sera au parc Davignon de Cowansville à 14 h ce dimanche 21 juillet dans le cadre des concerts estivaux gratuits.

Les Mercredis chauds de Waterloo accueillent le duo Hey Major le 24 juillet à 19 h à la Place du Centenaire. Gratuit.

Dans le cadre des Midis musicaux, le guitariste Pierre Côté offrira un court concert gratuit à la place Johnson de Granby le vendredi 26 juillet à compter de 12 h 10. 

Le duo Bob et Trini se produira le dimanche 21 juillet à 11h15 au Centre culturel St-Matthew de Stukely-Sud. Contribution volontaire.

Farnham en culture reçoit Remember Bryan Adams le mardi 23 juillet, rue de l’Hôtel-de-ville. 

Ce samedi 20 juillet à 20 h, la chanteuse Lauriane Yargeau sera en spectacle extérieur au piano public de Dunham (3638 rue Principale), accompagnée du pianiste Michael Hynes. C’est gratuit. À l’intérieur en cas de pluie.

ARTS VISUELS

Le Musée Bruck de Cowansville présente l’exposition L’esprit du lieu du photographe Martin Gendron jusqu’au 7 septembre. 

Du 20 juillet au 18 août, l’artiste torontoise Breanna Shanahan expose à la galerie d’art La Chapelle de la rue Shefford à Bromont. Le vernissage aura lieu ce samedi 20 juillet de 11 h à 17 h.

Jusqu’au 2 septembre, tous les samedis et dimanche après-midi, les artistes du village d’Abercorn exposent au 13, rue des Églises Ouest. 

L’artiste-peintre Suzanne Lord présente son exposition Plonger à la bibliothèque municipale et scolaire de Bromont jusqu’au 27 août. 

Jusqu’au 21 juillet, le Centre culturel France-Arbour de Granby accueille l’exposition Le Kronogyre des artistes Richard Bouffard, Eva Ruiz et Joane Leduc. 

Jusqu’au 8 août, l’artiste Y. Mart présente l’exposition Vie d’artiste au Centre d’art de la Bibliothèque de Dunham. 

Nature et création s’installe encore cette année au Domaine des Côtes d’Ardoise de Dunham. Près de 200 sculptures réalisées par 70 sculpteurs québécois peuvent être admirées dans les sentiers du vignoble jusqu’au 27 octobre.

Jusqu’au 18 août, les artistes Francine Potvin et Diane Ferland présentent l’exposition Voyages immobiles au Centre culturel Yvonne L. Bombardier de Valcourt. Entrée libre.

Jusqu’au 4 août, le Centre d’art de Frelighsburg présente l’exposition Montagnes suspendues de l’artiste Ernst Perdriel. 

Jusqu’au 4 août, la Galerie Art Plus de Sutton accueille l’artiste Liz Davidson et sa nouvelle exposition Une confiance silencieuse

Jusqu’au 13 octobre, le Musée Missisquoi de Stanbridge East présente Une histoire cousue de toutes pièces, une exposition de courtepointes très anciennes et d’objets reliés à cet art. 

Cinéma

Le film de la semaine: «Le dernier homme noir de San Francisco» ****

CRITIQUE / «Le dernier homme noir de San Francisco» («The Last Black Man in San Francisco») devrait aboutir sur à peu près toutes les listes des meilleurs films de 2019. Ce long métrage magistral évoque autant le drame d’un jeune homme qui a perdu ses repères qu’une amitié hors-norme. Joe Talbot a de quoi être fier de cette première œuvre, primée à Sundance.

Dès les premiers plans — un long travelling qui suit une fillette gambadant sur le trottoir, un ralenti avec de la musique et une voix hors champ —, le spectateur sait qu’il aura droit à un bel objet cinématographique. Talbot affiche une surprenante maîtrise de la réalisation. Juste assez d’audace — aucunement maniérée — et beaucoup d’esprit dans ce récit sur la vie rêvée de Jimmie Fails : Le dernier homme noir… est largement autobiographique.

Arts

Émile Schneider jouera à la police dans la websérie La loi c’est la loi [VIDÉO]

On a souvent vu Émile Schneider dans des rôles plutôt obscurs, tout en nuance et en délicatesse. On parle ici au passé, car le comédien aura un fun noir, cet automne, dans la peau de Steeve L’Heureux, un policier pas subtil pour deux sous qui fera du zèle dans la nouvelle websérie La loi c’est la loi.

Mise en contexte : dans un Montréal gangrené par le crime et la violence, deux agents du Service de police tactique de Montréal (SPTM) font équipe pour sillonner la ville et y faire régner l’ordre à tout prix et sans trop de bon sens. Pourquoi ? Parce que la loi c’est la loi !

« C’est l’anti-série des séries policières québécoises », résume Émile Schneider, qui n’est pourtant pas à court de mots pour décrire son nouveau projet. « C’est une comédie satirique de situations sur les déroutes du pouvoir. On est dans l’humour noir. »

« C’est un duo qui vient de milieux diamétralement opposés, poursuit le Sheffordois d’origine. On a inventé un nouveau corps de police 2.0 qui a plus de droits que la police qu’on connaît. C’est ancré dans la fiction, dans un univers près de la bande dessinée, un peu caricatural, mais plausible ! Disons qu’on grossit légèrement le réel. »

Dans cette minisérie en six épisodes de dix minutes, Émile ne fait pas que jouer, il coscénarise — une première pour lui — l’histoire avec son complice Hugolin Chevrette, qui interprète également son confrère flic, Éric Contant. Un tandem d’enfer qui fait la chasse aux brigands, sans trop se soucier du protocole. 

Émile et Hugolin se connaissent depuis la naissance et s’entendent à merveille. C’est après avoir tourné une scène ensemble pour le film 2011 qu’ils ont découvert leur potentiel comique. « On a tous les deux des morphologies particulières : je suis le grand mince, il est le petit baraqué. On est un genre de Laurel & Hardy 2019 trash dans la police ! », lance-t-il. Voyant cela, ils ont alors commencé à s’écrire des duos, dont celui des deux policiers qui leur a semblé une prometteuse idée de série.

Cinéma

Mort de l'acteur Rip Torn, Z dans «Hommes en noir»

NEW YORK — L’acteur américain Rip Torn, qui incarnait le rôle de Z dans «Hommes en noir», est mort mardi à l’âge de 88 ans, a annoncé son agent.

«Torn est parti en paix cet après-midi [...] dans sa maison de Lakeville, dans le Connecticut, à l’âge de 88 ans. Sa femme Amy Wright, et ses filles Katie Torn et Angelica Page étaient à ses côtés», a annoncé Rick Miramontez dans un communiqué. 

«R.I.P [Rest in peace] Rip», a écrit son partenaire à l’écran dans Hommes en noir, Will Smith, sur son compte Instagram, accompagnée d’une photo des deux acteurs dans une scène d’une des plus grosses superproductions américaines des années 90. 

Né Elmore Rual Torn le 6 février 1931, au Texas, Rip Torn s’était d’abord illustré au théâtre, jusqu’à être sélectionné pour un Tony Award (récompenses théâtrales américaines) en 1960 pour son rôle dans la pièce de Tennessee Williams Doux oiseau de jeunesse. Il avait également été sélectionné en 1984 pour l’Oscar du meilleur second rôle masculin pour Cross Creek. 

Dans les années 90, Torn avait joué le rôle d’Artie, le producteur d’un talk-show, dans la série télévisée The Larry Sanders Show. Une performance saluée par un Emmy Award en 1996. Avec plus de 200 films de télévision et de cinéma à son crédit, Torn avait notamment incarné Louis XV dans le Marie-Antoinette de Sofia Coppola en 2006. 

Cinéma

«Menteur»: le «Mozart de la bullshit» ** 1/2

CRITIQUE / Les films d’Émile Gaudreault sont à l’été ce que sont des plats comme la tourtière à l’hiver : une recette simple qui offre du réconfort. Le réalisateur des Père en flic renoue avec Louis-José Houde pour une histoire abracadabrante à propos d’un menteur compulsif— le «Mozart de la bullshit» — dont la mythomanie va conduire la Terre sur le bord de la 3e Guerre Mondiale. Rien de moins.

L’amusante prémisse de Menteur débordait de promesses, qui ne seront pas entièrement comblées. En cette ère post-factuelle, des moines bouddhistes craignent que «celui-qui-ment-comme-le-vent» provoque un dérèglement mondial en altérant la réalité.

Arts

Angel Forrest prête pour la vie de nomade

Le concept métro-boulot-dodo n’a jamais fait partie de la vie d’Angel Forrest. Et ce n’est certainement pas à 52 ans que les choses vont changer. La chanteuse multiplie les projets musicaux et s’apprête même à devenir une « sans domicile fixe » !

« On vend tout et on déménage dans notre autobus, probablement d’ici le 1er octobre. On a complètement vidé le bus qui nous servait de loge, et on commence à l’aménager comme une maison. On va être ‘‘off the grid’’ avec la toilette compostable, les panneaux solaires et tout ! On essaie d’être le plus écologique possible », lance la blueswoman. 

Nomade dans le sang, Angel Forrest a toujours eu la bougeotte. Ces dernières années, elle a notamment vécu à Lac-Brome et Cowansville, avant de s’établir à Granby. Mais voilà, la vie d’artiste et la stabilité font rarement bon ménage. Entre deux spectacles, un voyage à l’étranger et un séjour en studio, Angel et son chum musicien Denis Coulombe avaient de moins en moins envie de gérer les obligations ménagères d’un pied-à-terre. 

« On est un peu tannés d’être toujours sur la route et de ne pas pouvoir passer de temps chez nous. Les enfants sont grands, le chat est mort... on n’a aucune raison de revenir à la maison pour arroser les plantes quand on est au bout du monde », fait-elle remarquer.

Leur chez-soi pour les prochaines années, ce sera donc « Maggie », un gros autocar Prévost de 40 pieds ayant déjà servi de bus de tournée au musicien Michel Lamothe. Une façon pratique pour eux de parcourir l’Amérique en toute liberté. Et aussi un pied de nez aux pressions quotidiennes et sociales. « On se fout de tout ça et on se contente d’être heureux dans la vie. Et puis, on va voir nos amis plus souvent, en s’installant chez eux sans déranger ! »

L’inséparable couple — et son chien Freida Love ! — a d’ailleurs l’intention de documenter ses péripéties sur YouTube. 

Dans cette quête d’une vie simple et matériellement plus légère, Angel a dû mettre un peu de côté sa nature sentimentale. « J’ai des affaires qui datent de l’époque de mon premier appartement... J’aime les objets anciens qui ont une vie. Mais depuis que je fais du yoga Kundalini, je me sens bien et je me détache des choses matérielles. So, I’m OK ! », confie celle qui conservera quand même quelques-unes de ses plus précieuses possessions.

Arts

«Des gens d’exception» : une belle galerie de portraits à ciel ouvert

De bien belles personnes occupent l’espace longeant l’Estriade, près de la passerelle Miner et la rue Long depuis quelques jours. Des citoyens parfois bien connus, parfois moins, mais qui ont tous en commun d’être exceptionnels à leur manière. Croqués au naturel dans leur environnement, ils font présentement partie d’une impressionnante galerie de portraits à ciel ouvert qui vise à leur rendre hommage.

Suffit de parcourir l’exposition pour en être convaincu. Les 22 personnes qui apparaissent sur les grandes photos en couleur méritent pleinement leur place au soleil. « C’est un hommage,  de leur vivant, à des gens d’exception issus de tous les milieux », explique Stéphane Champagne, le photographe idéateur de l’événement, qui porte le titre Des gens d’exception, tout simplement. 

Pour ce projet, il a fait appel à Julie Catudal, une consoeur photographe qu’il connaissait un peu, surtout pour son travail à La Voix de l’Est. « J’avais envie de le faire avec quelqu’un et je savais qu’elle travaillait bien », dit-il.

« C’est Stéphane qui m’a appelée et j’ai tout de suite accepté son invitation. C’est un honneur pour moi de faire un projet avec lui. Et puis, de voir nos photos en grand format, c’est toujours spécial », ajoute Julie, qui est à l’origine de sept des 22 oeuvres présentées. 

Du sport aux arts

Une fois la brochette de personnalités choisie, l’un et l’autre sont allés à la rencontre de leurs sujets, en veillant à les mettre en contexte, sans retouche ou presque.  

Les amateurs de sport reconnaîtront notamment « Monsieur Soccer » à Granby, Jean-Yves Phaneuf, et l’homme de hockey Daniel Lacroix. Ils croiseront également les visages de Diane E. Tétreault, engagée dans la cause du cancer, le musicien Jean-Luc Hébert, la passionnée d’horticulture Lise Deslauriers, l’environnementaliste Alain Mochon et l’ambassadrice de la culture France Arbour... entre autres.

« Ces gens viennent du domaine des arts, de la philanthropie, du sport, de l’agriculture, de partout », précise Stéphane Champagne, en pointant un cliché où apparaît un vétérinaire du Zoo de Granby penché sur un rhinocéros endormi. « Shannon Ferrell est né en Alaska, a vécu au Texas, avant de venir s’établir ici il y a quelques années. C’est un francophile avec une histoire super intéressante. » 

Le duo lève aussi son chapeau à l’obstétricienne Diane Martel qui, poussée par sa passion et sa détermination, est devenue médecin sur le tard et a mis au monde 2800 enfants.  

Les visiteurs découvriront également un certain Luc Gagnon qui, en toute discrétion, joue un rôle de premier plan dans l’accompagnement des personnes mourantes. Pour préserver son « anonymat », Stéphane l’a d’ailleurs croqué à contre-jour.

Et pour bien informer le public, le duo a veillé à ce que chaque photo soit accompagnée d’un court texte biographique résumant le parcours des « vedettes » de l’exposition.

Pourquoi ce thème? « J’aime le monde en général et j’aime les humains qui se démarquent », affirme-t-il tout bonnement, en ajoutant que parmi toutes les personnes qu’il a sollicitées, une seule a refusé son invitation.

Deux autres années

Grâce à une entente avec la Ville de Granby — encore valide pour deux ans —, c’est la quatrième fois que le Granbyen tire profit de cet espace vert en bordure de la piste cyclable pour y présenter une série de clichés thématiques. 

Après avoir présenté, en 2016, les photographies sportives de son ami, le réputé photographe de presse Bernard Brault, Stéphane s’était associé à lui en 2017 pour exposer leurs clichés personnels avec conseils techniques à l’appui.    

L’an dernier, Stéphane Champagne avait proposé une panoplie de photos mettant en valeur les attraits de la grande région de Granby. Des perches sont déjà tendues pour l’exposition de l’an prochain, laisse-t-il savoir. 

D’ici là, il est possible d’admirer les photographies de Des gens d’exception jusqu’en novembre prochain. Le vernissage se tiendra le mercredi 24 juillet à 18h.   

Cinéma

L'accusateur de Kevin Spacey refuse de témoigner

NANTUCKET — L'homme qui accuse Kevin Spacey de lui avoir fait des attouchements dans un bar du Massachusetts en 2016 a refusé de témoigner, lundi, alors qu'il était interrogé par l'avocat de l'acteur sur des textos qui, selon la défense, auraient été supprimés.

Le refus de l'homme de témoigner a amené le juge à s'interroger sur la viabilité de la poursuite contre l'acteur oscarisé.

Arts

Tour des Arts: une incursion dans le quotidien des artistes

Le Tour des Arts est lancé depuis deux journées maintenant et le bilan était sensiblement positif aux différents endroits visités dimanche par La Voix de l’Est. Pour le moment, le nombre de visiteurs ressemble beaucoup à celui observé l’année dernière, d’après les artistes visités.

Pour une 31e année, une quarantaine d’artistes et artisans établis dans la campagne bordant les villages de Knowlton, Sutton, West Brome, Brome, Bolton, Abercorn et Mansonville ouvrent leurs portes afin de partager leur passion.

Actualités

Exposition Nature et Création: les «poètes de la matière» en vedette à Dunham

Une centaine de personnes se sont rassemblées ce dimanche après-midi au vignoble du Domaine des Côtes d’Ardoise à Dunham afin de découvrir l’exposition « Nature et Création ». Ces curieux ont pu admirer plus de 200 sculptures fabriquées par 75 artistes qui proviennent de partout au Québec.

Il s’agit de la 19e édition de l’événement. Ce grand centre d’art à ciel ouvert est devenu de plus en plus populaire au fil des ans. Lors de la première mouture, seulement neuf sculpteurs étaient présents. Aujourd’hui, ce nombre a considérablement augmenté puisqu’il y a 75 artistes qui exposent leurs œuvres sur place.

Arts

Le festival l'Underground plus achalandé que jamais

Le festival de musique métal de Waterloo L’Underground a battu ses records d’achalandage en fin de semaine. Près de 1800 personnes ont en effet assisté aux spectacles offerts vendredi et samedi.

«C’était notre première édition sur deux jours et je pense que ça valait la peine», explique l’organisateur Alex St-Martin. Son équipe a décidé de miser sur la présence d’un groupe hommage à Rage Against the Machine, la formation Wake up!, comme tête d’affiche vendredi soir. Un choix qui a particulièrement plu aux festivaliers. 

«On a vu que c’est une recette qui fonctionne et on va miser là-dessus l’année prochaine », assure Alex St-Martin.

Arts

Menteur : dans la peau du «Mozart de la bullshit»

On parle déjà de Menteur comme la comédie de l’été au Québec. Cette production, qui marque une quatrième collaboration entre le réalisateur Émile Gaudreault et Louis-José Houde, plonge les spectateurs dans la vie de Simon, un mythomane aussi détestable qu’attachant.

Dans la peau de ce « Mozart de la bullshit » qui voit soudainement ses mensonges se concrétiser, Louis-José Houde s’est visiblement amusé... à sa façon. 

« J’ai fait quelques films, mais je n’ai pas de formation d’acteur. Je fais ça avec beaucoup d’humilité et d’écoute. Il n’y a pas beaucoup d’improvisation (...) Émile me laisse faire énormément de scènes ; je ne suis pas quelqu’un qui arrive dessus tout de suite, comme certains confrères et consœurs. Émile est très patient avec moi », racontait l’humoriste/comédien aux médias, cette semaine, à l’issue du visionnement de presse. 

Jouer un menteur compulsif « qui écœure tout le monde autour de lui » a été particulièrement agréable, dit-il, en avouant que son statut d’humoriste ne lui a jamais nui au cinéma. « Jamais personne, à aucun moment, ne m’a fait sentir outsider. Je suis très confiant sur un plateau. »

Dans cette production de 7 millions $, qui a nécessité 45 jours de tournage sur trois mois, Houde apparaît aux côtés d’acteurs d’expérience de la trempe d’Antoine Bertrand, Geneviève Schmidt, Anne-Élisabeth Bossé, Luc Senay, Véronique Le Flaguais, Patrice Coquereau, Marie-Lise Pilote et Sonia Vachon. 

Histoire fantaisiste 

Bien que les comparaisons avec Liar Liar avec Jim Carey soient inévitables, l’inspiration serait née d’un menteur compulsif évoluant dans l’entourage d’Émile Gaudreault. Il n’en fallait pas plus pour y voir un excellent sujet de long métrage. 

Mais au-delà des dizaines de mensonges possibles — et de leur potentiel comique —, il fallait écrire une histoire qui se tenait et où les sentiments avaient leur place. « S’il n’y a pas d’émotion, on fait ça pour rien, ça devient juste une farce », fait remarquer le réalisateur, qui est aussi coscénariste du film. 

De là l’idée de confronter Simon à ses mille et un bobards, en l’obligeant à les « réparer » un à un pour retrouver une vie normale et éviter une catastrophe imminente. Là-dessus, Émile Gaudreault n’a pas hésité à pousser la fantaisie à l’extrême, avec effets spéciaux et situations invraisemblables à l’appui. Et il l’assume complètement.

« Quand j’écris une histoire, je me demande comment je peux la rendre intéressante jusqu’à la fin. J’ai la préoccupation qu’elle se renouvelle pour continuer à surprendre les gens. Mais ça ne peut pas être n’importe quoi, juste parce que j’ai eu un flash. Il faut que le rythme soit naturel. Tous les bons scénarios, selon moi, se transforment constamment, se complexifient, un peu comme une plante qui pousse. »

Révélation 

Véritable révélation du film, l’actrice Catherine Chabot semblait aux anges parmi tous ces acteurs de renom, qualifiant de « boutte du boutte » ce premier rôle principal dans sa carrière, elle qui baigne surtout dans l’univers du théâtre. Il a fallu quatre auditions pour que la comédienne soit confirmée dans son rôle de Chloé, la traductrice (de russe) sans filtre qui s’amourache de Simon. 

« C’est un personnage qui me ressemble dans la vie », a-t-elle souligné, ravie que la production ait reconnu son côté comique. 

Ses nombreuses répliques en russe ont par ailleurs nécessité toute une préparation. « Je n’ai pas appris le russe, j’ai appris phonétiquement. Je ne savais pas ce que je disais ! J’ai été coachée. C’est un très beau défi dans lequel j’ai plongé avec joie. »

Émile Gaudreault s’est réjoui de la découverte de ce nouveau visage. « Catherine a un grand talent et de l’instinct. »

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Menteur sort en salle le 10 juillet.

Arts

Antoine Bertrand... en jumeau!

Vous ne rêvez pas. Dans Menteur, on a confié à Antoine Bertrand le rôle du jumeau de Louis-José Houde. Il n’en fallait pas plus pour donner au film la cocasserie recherchée.

Car malgré cette improbable association, la chimie passe entre les deux comédiens. «Moi et Louis-José, on se connaissait très peu, à part une scène de Virginie qu’on avait tournée il y a bien longtemps. Mais là, c’est à la vie à la mort. Quand on embarque dans un marathon de comédie comme ça, ça resserre les liens et tout le monde pagaie dans la même direction, celle du rire», affirme-t-il au sujet de son partenaire de jeu.

Victime des fabulations de son frère Simon (Louis-José Houde), Phil (Antoine Bertrand) devient le gars le plus malchanceux qui soit. Vraiment.

Quand on lui demande si Menteur est le long métrage où il a été le plus malmené, le Granbyen d’origine confie qu’il a terminé le tournage avec des maux physiques. «À force de jouer ce gars badlucké et stressé, ça m’a tellement tendu que j’ai eu un problème de cou!»

Avec sa verve habituelle, Antoine Bertrand a rejeté la comparaison avec Liar Liar. 

«Ce serait un peu réducteur de le comparer. La proposition de Menteur est tellement forte que je trouve surprenant que personne ne l’ait fait avant. Quand on y pense, le mensonge est toujours à la base de la comédie. Chaque fois qu’on rit, si on fouille un peu, il y a un mensonge derrière. De prendre cette idée et de la développer durant deux heures, c’était brillant.» 

Arts

Les Cowboys Fringants: éternels joyeux lurons

Pour clore en force son premier festival Soif de musique, ce samedi, la Ville de Cowansville a fait appel à l’énergie contagieuse des Cowboys Fringants qui, à l’époque du défunt festival Musique en vue, avait fracassé tous les records d’assistance. C’était en 2007, selon nos archives...

« On a bien hâte, car ça fait un bout qu’on n’est pas allés à Cowansville. On espère que les gens qui nous aimaient avant vont revenir nous voir ! », lance Karl Tremblay quand on lui rappelle ce fait historique.

Arts et spectacles

Soif de musique: place aux femmes qui rockent

Le festival Soif de musique a fait une belle place aux rockeuses vendredi soir à Cowansville. Angel Forrest puis le duo de Marjo et de France D’Amour ont su attirer les foules avant le concert de Kevin Parent. La seconde soirée du nouveau festival a attiré près de 5000 personnes, selon les estimations des organisateurs.

«On ne voudrait pas être ailleurs qu’ici », a lancé France D’Amour en entrant sur scène.

Cinéma

L'Incroyable histoire de facteur Cheval: Le palais du fou ***

CRITIQUE / Le titre de ce drame biographique de Nils Tavernier est extrêmement bien choisi. L’histoire de Ferdinand Cheval, homme modeste et humble, qui décide de construire à la main un palais pour sa fille est incroyable. Et fascinante. Le cinéaste français livre un film bien tourné sur l’amour inconditionnel et le courage dans les épreuves d’une chienne de vie.

Ce Palais idéal que le postier a érigé, pierre par pierre, pendant une trentaine d’années tient encore debout, un siècle plus tard. Classé monument historique par la France, il est considéré comme un chef-d’œuvre d’architecture naïve.