Miro «au top» du stade olympique

Arts

Miro «au top» du stade olympique

Miro était encore sur son nuage lorsqu’il s’est entretenu avec La Voix de l’Est, quelques minutes après la fin de sa prestation «au top» de la tour du stade olympique, jeudi soir. Pour tout dire, il tentait de profiter encore des quelques instants exceptionnels qui se présentaient à lui, premier artiste à se produire du haut de la plus haute tour inclinée du monde, et admirait la vue exceptionnelle qu’offrait le coucher de soleil sur la métropole tout en répondant à nos questions.

«J’ai adoré mon expérience. C’était tellement cool!», a-t-il laissé tomber d’entrée de jeu, en étirant les syllabes de l’adverbe de sa phrase. «Le plus trippant, c’est sans conteste la vue qu’on a d’ici! Je te parle, et je vois Sorel!»

Martin Deschamps animera son premier Gala Country

Musique

Martin Deschamps animera son premier Gala Country

Le 8e Gala Country aura lieu le 11 septembre à 19h30 sur la chaîne (payante) PalmarèsADISQ. La cérémonie sera animée pour la toute première fois par Martin Deschamps, a souligné jeudi 6 août l’organisme qui l’organise, Culture Country.

La célébration annuelle de la musique country québécoise doit se «réinventer en raison des règles qu’impose la COVID-19», annonce Culture Country par voie de communiqué.

Le gala sera donc préenregistré. La production promet toutefois «un spectacle tout aussi divertissant et varié que les années précédentes».

Culture Country a dévoilé jeudi les noms des artistes en prestation lors du gala. Martin Deschamps lui-même «prépare une prestation exclusive». L’animateur – qui célèbre cette année ses 20 ans de carrière et la sortie de son tout premier album Comme je suis – proposera «une composition originale sur son amour de la musique country».

Deux grands habitués du gala, Patrick Norman et Cindy Bédard, offriront une prestation.

Les festivités seront aussi l’occasion de faire briller plusieurs nouveaux visages de la musique country, dont Dan Roy, Léa Jarry, Lendemain de veille et Veranda, qui se produiront depuis la scène du Théâtre Lionel-Groulx. 

Un collectif d’artistes auquel participent Danny Boudreau, Paul Hébert et Laurie Leblanc rendront hommage au répertoire de l’Acadie 

L’Orchestre symphonique de Longueuil en tournée de CHSLD à travers le Québec

Musique vivante

L’Orchestre symphonique de Longueuil en tournée de CHSLD à travers le Québec

L’Orchestre symphonique de Longueuil (OSL) et son directeur artistique, le violoniste Alexandre Da Costa, visiteront d’ici cet automne une quinzaine de villes du Québec, où ils donneront de courts concerts sous les fenêtres de centres pour aînés.

Entre les mois d’août et d’octobre, M.  Da Costa et une poignée de musiciens visiteront Gatineau, Shawinigan et Trois-Rivières, mais aussi Percé, Joliette, Boucherville, Beauharnois, Terrebonne, Mont-Tremblant et Montréal, ainsi que «plusieurs autres régions», où ils proposeront des prestations de 45 minutes sous les balcons de divers CHSLD. 

Les concerts s’inscrivent dans le cadre de l’initiative «Balcons Symphoniques» lancée il y a quelques mois par l’OSL, dans un «élan de solidarité» envers le personnel soignant.  

Balcons Symphoniques s’est d’abord décliné sous forme de capsules vidéo diffusées sur les réseaux sociaux, à travers lesquelles l’orchestre dit avoir cherché à «souligner le travail exceptionnel du personnel hospitalier en temps de crise». 

Le projet a «résonné bien au-delà de l’idée originale», se réjouit l’OSL, qui a ensuite organisé une série de «mini-concerts extérieurs» devant plusieurs résidences pour personnes âgées, afin de leur offrir «un moment de détente et de réconfort musical».

Ces concerts extérieurs ont pavé la voie à une «tournée à grande échelle pour le bénéfice des résidents de CHSLD du Québec». Le coup d’envoi de cette tournée rebaptisée Balcons Symphoniques - Mémoire collective a été annoncé jeudi 6 août. 

Le répertoire visité ne sera pas cantonné au «classique»: l’orchestre a l’intention de «symphoniser des chansons et œuvres qui ont marqué le Québec». «La vision musicale de la tournée servira, entre autres, à rappeler que la musique classique est bien vivante et axée sur le futur», indique Alexandre Da Costa.

Les concerts en région impliqueront une «petite formation de six musiciens» dirigée par le maestro Da Costa. Les concerts feront briller en alternance les cordes, les cuivres et les bois. Leurs dates précises n’ont toutefois pas été précisées.

Les prestations respecteront les normes gouvernementales ainsi que les directives des services de police locaux, précise l’orchestre.

Pour visionner une prestation extérieure donnée par l'OSL en mai sous les balcons d'un CHSLD, suivre ce lien

Au Louvre, 10 000 visiteurs par jour en juillet

COVID-19

Au Louvre, 10 000 visiteurs par jour en juillet

PARIS — Le Louvre a accueilli 10 000 visiteurs par jour en juillet, soit quatre fois moins que d’habitude ce mois-là, un niveau cependant conforme aux prévisions du musée qui met en avant le succès de ses offres destinées à attirer un public familial, jeune et local.

Quelque 200 000 visiteurs en tout ont pu arpenter tranquillement les salles du plus grand musée du monde en juillet, sans pâtir de l’engorgement habituel devant les tableaux iconiques. Plus de la moitié étaient Français. Et, en l’absence des Américains et Asiatiques, qui forment normalement les gros bataillons, les Européens ont répondu présents (Allemands, Néerlandais, Belges...).

Si le musée, qui a rouvert le 6 juillet après plus de trois mois de fermeture, a vu sa fréquentation chuter comme attendu, le niveau enregistré en juillet correspond au maximum de ses prévisions : la direction tablait sur 4000 à 10 000 visiteurs par jour cet été.

Et plusieurs offres proposées du musée marchent particulièrement bien, notamment auprès du public francilien, souligne le Louvre.

Ainsi, 12 500 visiteurs ont participé aux visites «mini-découverte». De 20 minutes, gratuites et sans réservation, elles sont proposées en français et en anglais. Un médiateur est posté en huit endroits de l’immense musée et répond aux questions. Les thèmes : d’une «escale en Égypte antique» aux «Napoléon», une plongée dans l’intimité des empereurs et le faste de leurs palais...

Les «vacances apprenantes» sont aussi un succès. Un programme dédié de visites guidées gratuites, en groupe, et menées par les guides-conférenciers de la Réunion des musées nationaux (RMN) s’adresse aux jeunes accueillis par les établissements scolaires du dispositif «École ouverte» des académies de Paris, Versailles et Créteil, mais également aux habitants des quartiers franciliens et aux usagers des institutions du secteur social et médico-social.

Ces visites d’une heure leur permettent de découvrir les principaux chefs-d’oeuvre. Près de 210 groupes ont déjà réservé leur visite. Plus de 1300 visiteurs ont été accueillis depuis le 8 juillet.

De la musique en plein air à Sutton

Arts

De la musique en plein air à Sutton

Le Festival de jazz de Sutton n’a pas dit son dernier mot. Malgré l’annulation de son édition officielle 2020, les mélomanes auront de quoi se réjouir. Une minisérie de concerts extérieurs gratuits leur sera offerte au cours des prochaines semaines. Avec des musiciens locaux de surcroît.

Les sept spectacles prendront l’affiche les samedis dans le parc attenant au Centre John-Sleeth (7, rue Academy), en plein cœur du village de Sutton.

Le centre CAMMAC propose un camp musical virtuel 

Camp musical

Le centre CAMMAC propose un camp musical virtuel 

Le Centre musical CAMMAC propose des cours et des activités virtuelles jusqu’en septembre.

Le centre CAMMAC est situé dans à Harrington, dans les Laurentides – mais sa directrice artistique, Guylaine Lemaire – une résidente d’Ottawa – se réjouit d’avoir une clientèle «musicalement très active» dans  la région d’Ottawa-Gatineau.

CAMMAC a lancé le 13 juillet dernier la toute première édition virtuelle de son Camp musical d’été, qui se poursuit jusqu’à la rentrée scolaire.

Celui-ci s’adresse à des musiciens amateurs «de tous les niveaux et tous les âges», à qui Piano classique, guitare, percussions, etc., CAMMAC propose «un large éventail de cours de musique», à travers «une expérience virtuelle des plus inspirantes».

Les enseignants sont «tous des musiciens professionnels  hautement qualifiés », assure Mme Lemaire. En marge des cours (privés, semi-privés ou en groupes) prodigués, le centre propose des ateliers et des conférences en mode virtuels.

Parmi ces conférences, elle mentionne «400 ans d’opéra», qu’animera le musicologue Pierre Vachon, directeur de communications de l’Opéra de Montréal.

La programmation a fait de la place à des activités gratuites, «amusantes et informelles» destinées à faire ressentir à distance la traditionnelle ‘vie de camp’. 

Parmi les activités proposées, la directrice artistique mentionne les Rencontres Apéro Virtuelles, les soirées Cabaret et conversation et une soirée Trivia.

Des capsules vidéo seront aussi produites par des professeurs CAMMAC, ajoute-t-elle en citant le «très populaire» Vin et Fromage de Francis, animé par le directeur artistique de l’ensemble montréalais Les Boréades, François Colpron.

La crise pandémique a confronté CAMMAC à des «défis majeurs», dont la fermeture temporaire du Centre musical, mais ses administrateurs disent s’être retroussés les manches pour continuer à promouvoir l’organisme et ses objectifs.

Les activités musicales en ligne représentent une des quatre stratégies destinées à éponger les «importantes pertes de revenus» auquel est confronté le centre. Une campagne de financement #MardiJeDonneMaintenant a eu lieu en mai. CAMMAC mentionne sur son site Internet avoir récolté «plus de 70 000 $», sur un objectif global de 300 000$ – entre autres grâce à «un don important des membres de la région d’Ottawa-Gatineau».

L’aide de 6 millions $ aux salles de spectacles soulève des questions

Arts

L’aide de 6 millions $ aux salles de spectacles soulève des questions

Le ministère de la Culture et des Communications a annoncé lundi une somme de 6 millions $ pour venir en aide aux salles de spectacles du Québec. Alors que les conditions nécessaires pour bénéficier de cette assistance du gouvernement restent inconnues, les établissements de la région espèrent pouvoir obtenir leur juste part de ce montant.

«C’est sûr que toute annonce qui va en ce sens est la bienvenue, énonce d’entrée de jeu Frédéric Messier, directeur général et artistique de la Maison de la culture de Waterloo. Notre industrie a besoin d’un coup de main.»

Le Palace reprend ses activités

Arts

Le Palace reprend ses activités

Le Palace de Granby a dévoilé mardi le nom de quelques artistes qui font partie de sa programmation «plan B», une série de spectacles inédits d’une heure présentés dans le foyer Yves-Gagnon dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.

Et force est de constater que les activités reprendront en grand, le 27 août, avec la venue de Rosalie Vaillancourt et Katherine Levac. Les deux humoristes, qui se présentent comme «les deux meilleures amies du monde», viendront présenter Moé... et l’autre, un condensé de nouveaux numéros qu’elles offriront en duo.

Recycl’Arbre: une forêt de chiffons

Arts

Recycl’Arbre: une forêt de chiffons

Donnez à Mélanie-Karine Dubé un vieux cadre chiné dans une vente de garage, un drap élimé, un restant de peinture quelconque et beaucoup de colle, et elle fera pousser un arbre. Puis un autre. Et encore un autre.

En fait, c’est toute une forêt qu’elle nous présentera à compter du 6 août lors de sa toute première exposition intitulée Recycl’Arbre. Trente-quatre tableaux en tout, en trois dimensions, accrochés sur les murs du nouveau café des artistes Le Très-Art, installé depuis une semaine au 350-B rue Principale Est à Farnham.

FICG: retour du concours de la chanson populaire Tim Hortons

Arts

FICG: retour du concours de la chanson populaire Tim Hortons

Le 52e Festival international de la chanson de Granby approche à grands pas. Et avec lui revient le concours de la chanson populaire Tim Hortons.

Jusqu’au 22 août, les gens sont appelés à aller sur le site du FICG, à écouter la chanson de chacun des 24 demi-finalistes et à voter pour celle qu’ils préfèrent. Il est possible de voter une fois par jour jusqu’à la date limite.

Décès de l'acteur Wilford Brimley

Cinéma

Décès de l'acteur Wilford Brimley

LOS ANGELES — L'acteur américain au visage familier, Wilford Brimley, qui a surtout joué des rôles de soutien tant à la télévision qu'au cinéma, est décédé à l'âge de 85 ans.

Wilford Brimley est décédé samedi matin dans un hôpital de l'Utah, selon son agente Lynda Bensky. Il souffrait de nombreux problèmes de santé et devait subir de la dialyse.

L'homme à la moustache volumineuse et aux lunettes a notamment joué dans le film de science-fiction Cocoon, où il faisait partie d'un groupe de retraités qui avait découvert un cocon extra-terrestre qui pouvait transformer une piscine en fontaine de Jouvence.

Il a aussi joué le rôle du gérant d'une équipe de baseball dans le film Le Meilleur (The Natural) avec Robert Redford. Les deux acteurs se sont aussi retrouvés dans les films Brubaker et Le Cavalier électrique (The Electric Horseman).

Wilford Brimley a aussi joué dans La Firme (The Firm) avec Tom Cruise.

Pendant plusieurs années, il a été la figure publicitaire pour les produits de gruau Quaker à la télévision.

Sa carrière au cinéma et à la télévision s'est étalée sur 40 ans.

Dans les récentes années, il faisait beaucoup de sensibilisation face au diabète, ce qui l'avait rendu très populaire sur les réseaux sociaux.

Wilford Brimley a grandi dans un milieu rural en Utah, travaillant sur des ranchs. Il a fait ses premiers pas dans l'industrie du film dans les années 1960 se forgeant une amitié avec Robert Duvall, qui l'avait encouragé à se trouver plus de rôles.

Il a fait plusieurs apparitions dans le rôle d'un forgeron dans la série télévisée The Waltons et on l'a vu fréquemment dans les années 1980 dans la série télévisée Our House.

L'acteur avait aussi un grand amour pour la musique jazz. Il a chanté sur les albums This Time the Dream's On Me et Wilford Brimley with the Jeff Hamilton Trio.

Début de la 100e édition du festival de Salzbourg

Musique

Début de la 100e édition du festival de Salzbourg

VIENNE — La 100e édition du festival de musique, d’opéra et de théâtre de Salzbourg (Autriche), échappant à une vague mondiale d’annulations, a ouvert ses portes cette fin de semaine, avec de nombreuses mesures de protection contre le coronavirus.

Le festival a démarré samedi avec des représentations d’Elektra, l’opéra de Richard Strauss mis en scène par le Polonais Krzysztof Warlikowski, et de la pièce Everyman, jouée chaque année depuis la création de l’événement.

La pièce devait être jouée en extérieur sur la place de la Cathédrale de Salzbourg, mais un orage a contraint à la jouer en intérieur, les spectateurs masqués ayant du mal à respecter les distances de sécurité en allant s’asseoir, selon la presse locale.

Les organisateurs ont promis de respecter des mesures sanitaires strictes pour cette version allégée du festival — 110 spectacles sont prévus courant août, contre 200 initialement.

Les 80 000 billets vendus — contre 230 000 les autres années — sont personnalisés pour permettre un traçage des contacts en cas de contamination.

Les spectateurs doivent porter un masque jusqu’à ce qu’ils soient assis, et il n’y aura ni entracte ni restauration.

Les artistes qui ne peuvent respecter une distance d’au moins un mètre avec leurs collègues, comme les musiciens d’orchestre, doivent se soumettre régulièrement à des tests de dépistage du coronavirus.

Au programme, figurent notamment la première représentation d’une pièce du prix Nobel de littérature autrichien Peter Handke et un autre opéra, Cosi fan tutte de Mozart, mis en scène par l’Allemand Christof Loy.

L’Autriche a été relativement peu touchée par la pandémie, avec quelque 21 000 cas recensés officiellement et environ 700 décès.

Mais les contaminations sont à la hausse, ces dernières semaines, depuis la levée de la plupart des sévères restrictions mises en place au printemps.

De nombreuses contaminations ont récemment été détectées autour du pittoresque lac Wolfgang, à moins de 50 km de Salzbourg.

Mais les autorités assurent que l’épidémie est sous contrôle dans le pays de près de neuf millions d’habitants.

Un site dédié aux compositrices, pour découvrir le «matrimoine musical»

Musique

Un site dédié aux compositrices, pour découvrir le «matrimoine musical»

PARIS — De Francesca Caccini au XVIIe siècle à Camille Pépin au XXIe : une plateforme numérique répertorie les œuvres de plus de 700 compositrices pour faire découvrir des artistes longtemps éclipsées.

Nommée Demandez à Clara, en référence à Clara Schumann — brillante pianiste, compositrice et épouse du célèbre compositeur — cette base de données gratuite a été lancée en juin par une équipe dirigée par Claire Bodin, directrice du festival Présences féminines consacré aux compositrices du passé et du présent.

«Depuis notre tendre enfance, on n’entend pas de musique de compositrices, ou si rarement qu’on n’en garde pas la mémoire», affirme Mme Bodin à l’AFP.

«À nous musiciens et musiciennes, aucun matrimoine n’a été transmis; on a été biberonné à l’idée du génie du grand compositeur, toujours un homme, sans jamais s’interroger sur le répertoire des compositrices.»

Cet outil, financé par l’action culturelle de la Sacem, a répertorié pas moins de 4662 œuvres de 770 compositrices de 60 nationalités, de 1618 à 2020.

Le site prévoit d’ajouter 4000 oeuvres supplémentaires à l’automne, dont celles de Hildegarde de Bingen (1098-1179), sainte de l’Église catholique et l’une des premières compositrices connues.

La recherche se fait par nom, titre, instrument, pays ou époque. Parmi les plus anciennes, les Italiennes Francesca Caccini — qui serait la première femme à avoir composé un opéra —, Isabella Leonarda et Barbara Strozzi, l’une des premières compositrices professionnelles, encore la Française Élisabeth Jacquet de la Guerre.

Et la plateforme compte beaucoup de compositrices issues de pays anglo-saxons, «beaucoup plus avancés dans ce domaine», précise Mme Bodin.

Enrichir et non réécrire 

Un travail de recherche de longue haleine qui a commencé dès 2006 et qui n’est pas lancé «parce que c’est un sujet à la mode».

«Ce n’est pas une question de réécrire l’Histoire, mais d’enrichir le répertoire», explique Mme Bodin. «Il ne faut pas simplement les programmer parce que ce sont des femmes et pour se donner bonne conscience, mais parce qu’il y a un réel intérêt artistique.»

Pour cette claveciniste qui a mis de côté sa carrière pour se consacrer à ces projets, la non-programmation des compositrices reste un frein majeur à la diffusion de leurs oeuvres.

Depuis une dizaine d’années, elle donne régulièrement des conférences sur le sujet et rares parmi le public sont ceux qui peuvent donner des noms au-delà du top 5 des compositrices, comme Clara Schumann, Fanny Mendelssohn, Lili Boulanger ou les contemporaines Betsy Jolas et Kaija Saariaho.

«Pour les salles de concert, il y a la contrainte de remplissage» qui repose généralement sur les grands noms comme Beethoven, Mozart, Tchaïkovski, Brahms ou Bach.

«On ne voit que le haut de l’iceberg, car même chez les hommes il y a un tas de compositeurs qui méritent d’être mis en avant», rappelle Mme Bodin.

«Il faut que tout le monde se mette à programmer des compositrices, car les artistes invités, s’ils ne sont pas assurés que d’autres salles le font, vont hésiter à jouer ces partitions.»

Prévu en mars, le festival Présences féminines a été reporté en octobre (du 12 au 20). Depuis sa création, sept oeuvres de compositrices ont été commandées, dont une par la jeune Camille Pépin (29 ans), devenue cette année la première compositrice primée aux Victoires de la musique classique.

Pour son édition 2021, le festival a lancé un appel à projets pour la création d’un conte musical à l’intention des jeunes. Cécile Buchet l’a emporté sur 15 compositrices.

Pour Mme Bodin, la valorisation des compositrices doit également être menée au niveau des conservatoires.

Interviewée par l’AFP en 2019, Camille Pépin avait indiqué qu’elle était la seule fille aux cours de composition au Conservatoire de Paris. «Mais aujourd’hui, les professeurs que je rencontre et les jeunes musiciens veulent que ça bouge; il y a des présupposés qui ont la dent dure, mais qui commencent à tomber.»

Le «purikura», le photomaton des jeunes Japonaises qui survit au selfie [PHOTOS]

Arts

Le «purikura», le photomaton des jeunes Japonaises qui survit au selfie [PHOTOS]

TOKYO — Debout devant un long miroir, deux lycéennes en uniforme ajustent leur coiffure. Plus loin, des étudiantes retouchent leur maquillage. Dans ce sous-sol d’un grand magasin du quartier branché de Shibuya à Tokyo, elles attendent leur tour pour prendre un «purikura».

Véritable phénomène de société de la fin des années 1990 au Japon, cette sorte de photomaton augmenté fête ses 25 ans et reste populaire dans l’archipel, malgré la concurrence des cellulaires et de leurs selfies, dont il est l’ancêtre.

À la différence des photomatons ordinaires, les «purikura», abréviation japonaise de print club, permettent de prendre des photos à plusieurs, les retoucher, les agrémenter de décorations ou encore écrire dessus avec un stylet.

«Pour nous, c’est un élément indispensable du quotidien», explique Nonoka Yamada, une lycéenne de 17 ans. «Toutes les filles de ma classe en font».

«Cela permet d’avoir l’air kawaii (mignon), de transformer son visage», ajoute-t-elle.

Selon Yuka Kubo, chercheuse indépendante étudiant le phénomène depuis plusieurs années, l’attrait du «purikura» auprès des jeunes Japonaises est un héritage de la tradition picturale nippone, où «le visage que l’on montre et qui exprime son individualité n’est paradoxalement pas celui que l’on a, mais celui que l’on crée».

Ainsi dans le bijin-ga (peintures de belles personnes), l’un des grands courants de l’ancien art pictural japonais, «ce n’est pas le vrai visage de ces beautés qui est représenté, il est maquillé en blanc et déformé, jusqu’à en être méconnaissable», explique-t-elle à l’AFP.

Au gré des modes

Le marché du «purikura» a culminé en 1997 avec 101 milliards de yens de recettes, selon l’Association japonaise de l’industrie du divertissement (JAIA).

Son déclin a ensuite été accéléré par l’arrivée des premiers téléphones portables avec appareils photo intégrés. En 2018 il ne pesait plus que 23,9 milliards de yens.

Il existait encore environ 10 000 purikura au Japon en 2018, cinq fois moins qu’en 1997, selon la JAIA.

Ryan Reynolds crée un programme pour la diversité dans l’industrie du cinéma [VIDÉO]

Cinéma

Ryan Reynolds crée un programme pour la diversité dans l’industrie du cinéma [VIDÉO]

TORONTO — L’acteur canadien Ryan Reynolds a décidé de mettre son pouvoir de star hollywoodienne au service des communautés marginalisées et sous-représentées dans l’industrie du cinéma.

Le Vancouvérois que l’on a pu voir dans Deadpool a annoncé le projet du «Group Effort Initiative», qui veut recruter 10 à 20 personnes racisées ou appartenant à d’autres groupes sous-représentés dans le milieu afin de leur permettre de vivre une expérience professionnelle aux côtés de mentors aguerris sur le plateau de son prochain tournage.

«Faire un film, c’est un travail d’équipe», a déclaré Ryan Reynolds dans une vidéo mise en ligne vendredi sur les réseaux sociaux.

«Mais depuis beaucoup trop longtemps, cette équipe a systématiquement exclu les Noirs, les personnes racisées et un large éventail d’autres communautés marginalisées», a-t-il poursuivi.

Du Bataclan à l’Italie : l’enquête qui a mené les policiers au Banksy volé

Arts

Du Bataclan à l’Italie : l’enquête qui a mené les policiers au Banksy volé

PARIS — Une disqueuse volée en Isère, dans le centre-est de la France, de la vidéo surveillance, des écoutes, des suspects bavards... : voici comment La jeune fille triste du street artiste Banksy, peinte sur une porte du Bataclan à Paris en hommage aux victimes des attentats de 2015, a été retrouvée en Italie un an et demi après son vol.

Dans la nuit du 25 au 26 janvier 2019 à 4 h du matin, trois hommes, capuche sur la tête et masque sur le visage, découpent à la disqueuse une porte du Bataclan. Ce n’est pas n’importe quelle porte.

Il s’agit de la porte arrière de la salle de spectacle parisienne le Bataclan sur laquelle le street artiste Banksy a peint The sad young girl (La jeune fille triste) en hommage aux 90 personnes tuées le 13 novembre 2015 lors d’un concert dans ce lieu, au cours d’une série d’attaques jihadistes à Paris et Saint-Denis, dans la périphérie de la capitale, qui ont fait 130 morts au total ce soir-là.

L’opération n’aura duré que quelques minutes. Les trois voleurs embarquent la porte dans une camionnette Citroën dont la plaque d’immatriculation a été dissimulée selon les images de vidéo surveillance recueillies par les policiers chargés des investigations.

«C’était une enquête importante pour eux», souligne une source proche du dossier qui raconte à l’AFP le déroulé des recherches, «certains avaient effectué les constatations au Bataclan lors des attentats». Un travail sur la téléphonie fait «borner» des téléphones au Bataclan puis sur le trajet de la fourgonnette suivie grâce à la vidéo surveillance. Les numéros sont mis sur écoute.

Un an plus tard, les gendarmes interpellent trois hommes suspectés de cambriolage dans un magasin de bricolage en Isère. Des faits qui remontent à quelques jours avant le vol du Bataclan. Une disqueuse fait partie des objets volés. L’un des suspects se vante d’avoir participé à un vol à Paris.

Le lien est alors fait entre ces suspects et le vol de La jeune fille triste. Une mise sur écoute et une surveillance permettent d’identifier trois receleurs. Les enquêteurs apprennent ainsi que l’oeuvre de Banksy a voyagé en Isère, puis dans le sud de la France, puis en Italie.

«Difficilement revendable»

En Italie, elle est d’abord stockée dans un hôtel de Tortoreto, dans la région des Abruzzes (centre), puis l’établissement effectuant des travaux, elle est transférée dans une ferme de Sant’Omero, à une quinzaine de km. Le propriétaire de l’hôtel, connaissance d’un des receleurs présumés, Mehdi Meftah, dira qu’il ne savait pas ce que contenait ce paquet encombrant.

Les enquêteurs décident alors d’interpeller toute la bande. L’opération est malheureusement stoppée pour cause de confinement, explique la source proche de l’enquête.

Le 10 juin, l’oeuvre est saisie dans les Abruzzes lors d’une opération commune avec la police italienne. La publicité faite autour de la saisie oblige à accélérer les interpellations. Dans les jours qui suivent, neuf personnes sont interpellées en France.

Deux personnes ont été mises en examen et écrouées du chef de vol en bande organisée et quatre autres pour recel de vol en bande organisée, dont Mehdi Meftah.

Cet homme âgé de 39 ans, physique de boxeur aux bras tatoués, est le créateur d’une marque de T-shirt de luxe appelée «BL1.D» dont la particularité est de coudre un véritable lingot d’or 18 carats sur l’encolure. Il est soupçonné d’être le commanditaire du vol.

«Ses complices disent qu’il voulait garder la porte pour une de ses maisons qu’il aménage», selon la source proche de l’enquête qui reconnaît que ce type d’oeuvre «est difficilement revendable».

«Autant revendre la Joconde», selon son avocat Maître Yves Sauvayre, cité par le Journal du dimanche et qui dément le rôle de commanditaire de son client. «Il a été mis devant le fait accompli. Il a accepté cette porte pour dépanner d’anciennes connaissances du temps des vaches maigres. Il n’a pas versé un sou», a-t-il assuré à l’hebdomadaire Le Journal du dimanche.

À l’heure actuelle la porte La jeune fille triste, remise à la France par les autorités italiennes, a été placée sous scellé et sous haute surveillance dans les locaux de la police judiciaire parisienne.

Brittany Kennell: Des airs de Nashville au country québécois

Arts

Brittany Kennell: Des airs de Nashville au country québécois

On le dit souvent, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus dans le merveilleux monde de la musique. Et quand on ambitionne de faire carrière aux États-Unis, alors là, le nombre d’élus diminue encore plus

C’est pourtant le pari qu’a fait la Montréalaise Brittany Kennell en 2008 lorsqu’elle s’est inscrite au prestigieux Berklee College of Music de Boston.

Après ses études, c’est à Nashville que la musicienne a décidé de poursuivre son apprentissage. Pendant sept ans, elle a tenté de bâtir sa carrière autour de l’écriture de chansons. 

« Je suis allée à Nashville pour écrire des chansons, confie-t-elle au Droit. Il y a une grosse communauté d’auteurs-compositeurs là-bas et je voulais acquérir de l’expérience en écriture. J’y ai rencontré des gens incroyables et j’ai aussi découvert une communauté d’artistes tissée très serrée. »

Au cours de son exil au pays de l’Oncle Sam, Kennell a fait quelques tournées au Tennessee et dans les États du sud-ouest pour ensuite franchir plusieurs étapes de l’émission The Voice en 2016. Elle fut recrutée par la vedette du country Blake Shelton et elle a quitté l’émission non sans avoir laissé sa marque.

« J’ai travaillé beaucoup en studio, mais j’ai fait très peu de scène, ajoute la Montréalaise. Donc, quand je suis arrivé à The Voice, c’était très gros pour moi. Cette scène-là est sans doute la plus prestigieuse de la télé américaine et il a fallu que j’apprenne vite à me sentir à l’aise autant devant les caméras qu’avec les musiciens et toute l’équipe technique qui entoure ce genre de production. »

Ma Ani, une artiste déstabilisante

Arts

Ma Ani, une artiste déstabilisante

Annie Paulhus-Gosselin a manié le pinceau pour la première fois de sa vie il y a quatre ans. Aujourd’hui, Ma Ani, de son nom d’artiste, est propriétaire de sa galerie d’art et cumule déjà quelques expositions en solo ici et là dans la province.

Il faut dire que son style « éclectico-post-moderne à tendance féministe », comme elle le décrit, ne passe pas inaperçu. « J’aime déstabiliser les gens, les amener à voir le monde de façon différente », dit-elle, entre deux tableaux pour le moins... saisissants.

Le goût de changer de décor de Benoit Giguère

Arts

Le goût de changer de décor de Benoit Giguère

Le Waterlois Benoit Giguère a fait mille et une choses dans la vie, mais il n’a jamais perdu son intérêt pour la conception de décors. Il a aujourd’hui pignon sur rue dans sa ville natale.

Travailleur de l’ombre, il joue du marteau et du tournevis pour créer les habillages d’une foule de productions publicitaires, cinématographiques et même circassiennes.

Envie de sortir cette semaine ?

Arts

Envie de sortir cette semaine ?

Vous avez envie de sortir cette semaine ? Voici les activités culturelles à ne pas manquer sur le territoire de La Voix de l'Est.

Arts visuels

Pandémie oblige, le premier encan-bénéfice virtuel D’arts et de rêves se déroule du 1er au 15 août prochain. C’est 60 œuvres (de Marc Séguin, Robert Roussil, André Fournelle, Suzelle Levasseur, Aydin Matlabi, Damian Siqueiros, etc.) qui ont été recueillies pour cet événement. Vous pouvez voir les œuvres offertes sur le site de La Maison des Encans.

Jusqu’au 16 août, l’artiste Francine Denault présente son exposition solo Paysages intérieurs à Arts Sutton. Le Centre est ouvert du jeudi au dimanche de 13 h à 17 h.

<em>The Fight</em>: Le combat d’avocats militants contre le gouvernement Trump

Cinéma

The Fight: Le combat d’avocats militants contre le gouvernement Trump

LOS ANGELES — Familles de migrants séparées, bataille juridique autour du droit à l’avortement, personnes transgenres écartées de l’armée: depuis l’élection de Donald Trump aux États-Unis, les défenseurs des droits civiques sont sur tous les fronts, comme le montre un nouveau documentaire.

The Fight, qui sort le 31 juillet enn vidéo sur demande alors que la campagne pour la réélection du président Trump bat son plein, suit les coulisses de cinq avocats aux prises avec les décisions les plus controversées du milliardaire conservateur élu fin 2016.

Le TIFF aura lieu malgré la pandémie, mais en se réinventant

Cinéma

Le TIFF aura lieu malgré la pandémie, mais en se réinventant

TORONTO — Le premier long métrage de l’actrice afro-américaine Regina King et deux films de la réalisatrice métisse/algonquine Michelle Latimer seront présentés au 45e Festival international du film de Toronto (TIFF), du 10 au 19 septembre.

Les organisateurs ont dévoilé jeudi les 50 films de l’événement qui sera bien sûr adapté à la pandémie, avec des projections en ligne pour les Canadiens et des présentations dans des ciné-parcs. Des projections en salles ne sont pas exclues pour l’instant, puisque Toronto entre vendredi dans la troisième phase du déconfinement de la province, mais les détails seront annoncés plus tard.

Le rappeur Solo 45 condamné à 24 ans de prison pour viols et séquestration

Musique

Le rappeur Solo 45 condamné à 24 ans de prison pour viols et séquestration

LONDRES — Le rappeur britannique Solo 45, une figure du grime en pleine ascension, a été condamné jeudi à 24 ans de prison pour avoir infligé viols et séquestration à quatre femmes, filmant certains de ses actes avec son téléphone portable.

Âgé de 33 ans, Andy Anokye a été condamné à Bristol pour 30 chefs de poursuites sur une période de deux ans.

Une publication de Madonna sur la COVID-19 bloquée par Instagram

Arts et spectacles

Une publication de Madonna sur la COVID-19 bloquée par Instagram

WASHINGTON — Une publication de Madonna sur Instagram a été bloquée par le réseau social au motif qu’elle propageait de fausses informations sur le coronavirus, après que la superstar de la chanson eut posté un extrait d’une vidéo également retweetée par Donald Trump.

Dans cette publication partagée auprès de ses plus de 15 millions d’abonnés, Madonna affirmait qu’un vaccin efficace était disponible depuis des mois, mais qu’il était gardé secret «pour laisser les riches devenir encore plus riches et les pauvres et les malades devenir encore plus malades».

<em>L’appartement</em>: un second chapitre pour Loïc de la Chevrotière

Arts

L’appartement: un second chapitre pour Loïc de la Chevrotière

La suite de la série-réalité L’appartement permettra au public de découvrir une nouvelle facette du Granbyen Loïc de la Chevrotière. Après sa période d’adaptation à la métropole et à ses quatre colocataires, le jeune homme de 20 ans sortira un peu de sa bulle.

Dans ce second bloc de neuf épisodes, qui prend l’affiche sur Club illico ce jeudi 30 juillet, on retrouve les membres du quintette à leur retour de la pause du temps des Fêtes, que chacun a passé dans sa famille, hors de Montréal.

Nouvelle émission culinaire: à la recherche de «chefs de bois»

Arts

Nouvelle émission culinaire: à la recherche de «chefs de bois»

La prochaine émission culinaire produite au Québec sera à des années-lumière des studios de télé bien astiqués. C’est plutôt en pleine forêt que 10 chefs rivaliseront d'astuces et d'originalité.

Selon Québecor Contenu, qui produit l’émission en collaboration avec Toast, il s’agira de la « compétition culinaire la plus sauvage du Québec ».

Axée sur la gastronomie du terroir, l’émission — qui n’a pas encore de titre — entraînera dix participants en pleine forêt, dans un territoire isolé. Déposés par hélicoptère, ces champions du feu de camp y seront largués pendant deux semaines.

Chaque jour, un jury composé de chefs connus évaluera leur créativité, leur débrouillardise et, bien sûr, la qualité de leur plat. Évidemment, les produits du terroir seront mis de l’avant et savoir cuisiner avec ce qu’offre la forêt du Québec sera un atout précieux pour les participants.

Twitter ferme le compte d’un rappeur pour antisémitisme et s’excuse

Arts et spectacles

Twitter ferme le compte d’un rappeur pour antisémitisme et s’excuse

LONDRES — Le réseau social Twitter a fermé le compte du rappeur britannique Wiley six jours après la publication par celui-ci de messages antisémites et a présenté ses excuses mercredi pour avoir tardé à agir.

«Je tiens à m’excuser pour avoir fait des généralités et des commentaires qui ont été considérés comme antisémites», a-t-il déclaré à la chaîne de télévision Sky News.

«Je ne suis pas raciste», a affirmé le rappeur de 41 ans dont le vrai nom est Richard Cowie. «Mes commentaires n’auraient pas dû viser tous les Juifs ou le peuple juif.»

Son ancien manager, John Woolf, qui est juif, a «coupé les liens» avec l’artiste qu’il ne souhaite plus représenter.