Arts

Un prix littéraire pour l’auteur Pierre Laflamme

L’auteur granbyen Pierre Laflamme a fait belle figure à la récente remise du Prix Fondcombe 2017, où son roman «Le sang des cailloux» a reçu le prix spécial du jury.

Le Prix Fondcombe est une récompense littéraire française destinée aux écrivains francophones qui ont publié, dans de petites maisons d’édition, un livre dans les trois dernières années, tous genres littéraires confondus.

Paru en 2015, Le sang des cailloux traite de la montée de l’islam. Au moment de sa sortie, Pierre Laflamme le décrivait « comme un roman d’amour à travers lequel il souhaitait partager sa connaissance de l’islam ».

Basée sur des faits vécus, l’histoire raconte l’idylle entre un jeune Égyptien attiré par le sentier des combats et une jeune fille plus libérale. Pour ce livre — son deuxième après Le temps des dérangements, publié en 2012 —, M. Laflamme a créé sa propre maison d’édition, Pierre Laflamme Romans.

Le sang des cailloux est disponible chez Renaud-Bray et chez Buropro Citation aux Galeries de Granby. Le romancier sera d’ailleurs présent chez Buropro ce dimanche 17 décembre de 12 h à 16 h pour une séance de dédicaces.

Cinéma

Des soldats impériaux et des princes à la première européenne de Star Wars

LONDRES — Les princes William et Harry se sont joints aux artisans de Star Wars: The Last Jedi (Star Wars: Les derniers Jedi) pour la première européenne du film, mardi, au grand plaisir des admirateurs qui ont bravé le froid à Londres pour apercevoir les vedettes hollywoodiennes et des membres de la royauté britannique.

Les artistes du film sont toutefois demeurés muets sur certaines rumeurs voulant que les deux princes aient fait une apparition dans le film tant attendu.

William et Harry ont foulé le tapis rouge au Royal Albert Hall pour l’événement, dont les profits étaient versés à la fondation royale. Ils n’étaient pas accompagnés de Kate Middleton, la femme de William qui est enceinte, ni de Meghan Markle, la fiancée de Harry.

Les représentants de la famille royale ont refusé de commenter des rumeurs selon lesquelles les princes auraient incarné des soldats impériaux dans une scène, qui pourrait avoir été filmée lorsqu’ils ont visité le plateau de tournage en avril 2016.

À l’époque, les deux frères avaient été filmés en train de rencontrer des membres de l’équipe de tournage, se battant avec des sabres laser et faisant des câlins à des wookiees.

L’acteur britannique John Boyega a raconté que le duo princier avait participé à une scène dans les studios, mais on ne sait pas si leur apparition a été conservée dans la version finale.

Les autres acteurs rencontrés sur le tapis rouge ont plaidé l’ignorance, et le réalisateur Rian Johnson n’a pas commenté les rumeurs.

«Je ne peux le confirmer ni le nier», a-t-il lancé.

John Boyega était accompagné de ses collègues du film, dont Daisy Ridley, Adam Driver, Andy Sirkis, Benicio del Toro, Anthony Daniels et Mark Hamill, qui reprend son rôle de Luke Skywalker.

Quelques heures avant la présentation du film, des centaines d’admirateurs s’étaient rassemblés près du tapis rouge pour apercevoir les vedettes en cette soirée froide de décembre.

Arts

Sur la scène Davignon: une expo pour se souvenir

Pour souligner ses 30 ans, l’organisme Sur la scène Davignon a eu l’idée de ressortir des pans de son histoire liée aux artistes qui y ont défilé.

Du 14 décembre au 5 janvier, la bibliothèque Gabrielle-Giroux-Bertrand de Cowansville consacrera une partie de son espace à cette exposition en hommage à toutes ces années musicales. 

« C’est un retour dans le passé, explique la coordonnatrice de l’événement, Marianne St-Pierre. On trouvait important d’exposer les affiches de spectacle utilisées au fil des ans. Ça permet de faire revivre des souvenirs. »

Sur la scène Davignon, aussi connu sous le nom de Comité de la culture de Cowansville, a reçu beaucoup de belle visite en 30 ans. De quoi fournir amplement de matériel visuel. Le public pourra y voir des affiches de spectacles — certaines autographiées —, une section jeunesse rappelant les spectacles scolaires, d’anciens dépliants de programmation et des photos de concerts d’été. 

« On a entre autres une section consacrée à Fred Pellerin, tellement il est venu souvent ! Ce sera sa sixième présence chez nous en 2018. Vincent Vallières, lui, en est à sa cinquième fois... », indique Mme St-Pierre quand on lui demande des exemples d’affiches­ qui seront exposées.

On y verra également l’affiche de la chanteuse de jazz Alex Pangman qui, paraît-il, avait fait un tabac à Cowansville il y a quelques années.

Détail intéressant : l’exposition ne fera pas appel qu’aux yeux des visiteurs. Leurs oreilles seront aussi mises à contribution. 

« Il y aura un poste d’écoute pour entendre les albums des artistes qui sont passés sur la scène Davignon. Si l’affiche ne dit rien aux gens, ils pourront écouter des extraits sonores. Car le but, c’est aussi de leur faire découvrir des artistes qu’ils connaissent peu. »

Aidée par ses trois « bénévoles en or » — Raymonde Harrisson­, Daniel Marcotte et Claude St-Amant —, la coordonnatrice a surtout réussi à dénicher du matériel datant des années 2000. « Beaucoup de choses ont disparu avec le temps. On aurait aimé en trouver plus, mais le temps nous manquait... », glisse-t-elle.

Le quatuor a aussi tenté de retrouver tous les administrateurs qui ont dirigé l’organisme au fil des décennies. Ceux-ci auront le plaisir de se revoir au vernissage qui se tiendra ce jeudi à 17 h à la bibliothèque. 

L’exposition est gratuite.

Arts

Sydney Lallier chante devant 9000 spectateurs à Québec

Les 84 jeunes participants de la deuxième saison de La Voix junior étaient réunis pour un premier grand spectacle collectif, samedi soir au Centre Vidéotron de Québec. Grande gagnante de l’édition 2017, la Granbyenne Sydney Lallier avait de nouveau l’occasion de ravir ses fans.

« J’avais un peu mal à la gorge cette journée-là, mais ça c’est bien passé », a indiqué à La Voix de l’Est la jeune rappeuse, qui n’était pas nerveuse outre mesure à l’idée de se produire devant quelque 9000 spectateurs. 

« Il y avait pas mal de monde ! », a-t-elle confirmé.

Occupant un rôle central dans ce spectacle, Sydney a revisité trois chansons qui lui ont permis de gravir les échelons à La Voix junior

L’artiste de 11 ans a particulièrement apprécié la mise en scène déployée pour Where Is The Love (The Black Eyed Peas), alors qu’elle a fait son entrée dans une grande bulle transparente, portée par d’autres participants. « Et vocalement, j’aime beaucoup Lose Yourself (Eminem) et Glory (John Legend et Common) », a-t-elle ajouté. 

Sydney a pu monter sur scène avec sa coach, la très populaire Marie-Marie. Elle faisait également partie de plusieurs chœurs.
La Granbyenne indique s’être fait plusieurs nouveaux amis au cours des derniers mois, et elle était fort heureuse de se produire en leur compagnie. Elle attend avec impatience le concert de samedi prochain, tenu au Centre Bell, domicile du Canadien de Montréal.

Arts

Marc Hervieux: l’amour du temps des Fêtes

Plongé dans l’ambiance des Fêtes jusqu’au cou, Marc Hervieux ne semble pas s’en plaindre. Loin de là. De spectacle en spectacle, de ville en ville, il chante Noël avec l’impression­ de faire du bien.

« Des spectacles de Noël, j’en ai fait vraiment beaucoup dans ma vie. C’est toujours plaisant, notamment pour la nostalgie instantanée que ça crée. Et dans une église, les gens sont encore plus émus. Une de mes chansons, Pour ces instants, parle justement du premier Noël qu’on passe après avoir perdu un être cher. »

S’il affirme « adorer » le temps des Fêtes, il n’en a pas toujours été ainsi, admet-il. « C’était disparu de ma vie un moment donné. Mon père est décédé l’avant-veille du Jour de l’An quand j’avais 16 ans, alors les Fêtes étaient devenues un peu bizarres pendant assez longtemps. Jusqu’à ce que j’aie moi-même des enfants. »

C’est là, raconte le chanteur, qu’il a redécouvert la magie des Fêtes à travers les yeux de ses trois filles. « J’avais envie de participer à cette aventure avec elles. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai fait l’album de Noël. »

Cet album, c’est Un air d’hiver, paru en 2011 et sur lequel on retrouve sept chansons originales. Ces pièces, ils les avaient créées pour sa famille, ses enfants, sans véritable intention d’en faire un disque de Noël. En les entendant, son équipe lui a pourtant suggéré de se lancer. « Et ça s’est vendu à 30 000 ou 35 000 copies... », glisse-t-il après coup.

Spectacle en trio

Dans le répertoire d’Un air d’hiver, il pige d’ailleurs trois ou quatre chansons pour le spectacle du même nom qu’il viendra présenter ce mercredi soir à l’auditorium Massey-Vanier à Cowansville. 

« Les gens sont toujours contents de découvrir ces pièces. En fait, le spectacle est un mélange de grands cantiques connus et de chansons qui sont les miennes. Je chante même quelques chansons qui ne sont pas de Noël. J’y vais selon l’ambiance de la salle », dit-il au sujet de ce concert piano-violon-voix où il exploite tant son côté classique que populaire. 

Occupé

À travers sa tournée d’Un air d’hiver, qu’il promène ces jours-ci au Québec, Marc Hervieux a aussi trouvé le temps de dire oui à une collaboration au spectacle Décembre de Québec Issime qui débutera bientôt à Montréal. Déjà, les répétitions l’emballent. « Je n’ai vraiment pas de regret d’avoir accepté. C’est une belle gang, c’est stimulant. Et c’est très différent que d’être seul sur scène avec mes musiciens. »

Le mois dernier, l’artiste avait également lancé l’album Noël en noir & blanc avec Gregory Charles, avant de transposer le concept en spectacle à grand déploiement au Centre Bell, aussi en novembre. 

Sans compter la radio, taillée sur mesure pour le « jaseux » qu’il est. « J’aime discuter avec les gens, connaître leur parcours. J’aime le contact très personnel qu’offre la radio », dit-il. On lui confiera d’ailleurs une nouvelle émission dominicale à compter de janvier sur ICI Musique.

Quand on lui demande s’il arrive au Jour de l’An la langue à terre, le diable d’homme répond sans hésiter : « Pas du tout. Je suis hyperactif. Je n’ai pas tant besoin de sommeil que ça. Et puis, je me trouve bien chanceux de faire ce métier autant que je le fais. Bien sûr, je suis content d’aller en vacances avec mes filles et leur maman en janvier, mais je ne suis pas sur le carreau durant trois jours ! » Pour puiser à même sa formidable énergie, c’est un rendez-vous mercredi soir...

***

Envie d'y aller?

Quand : le 13 décembre à 20 h

Où : auditorium Massey-Vanier à Cowansville

Billets : www.surlascenedavignon.com, au 450-263-6666 ou à la porte le soir du spectacle

Arts

SOS R’N’R: dans la continuité d’Offenbach

C’est parce qu’il était « enragé noir », selon ses propres dires, que Pierre Harel a fondé SOS R’N’R, en 2015, 30 ans après la dissolution officielle d’Offenbach. Et il ne mâche pas ses mots pour décrier ce qui l’avait choqué.

« Je venais de voir à la télévision le spectacle À grands coups d’amour pour Gerry : 25 ans plus tard, présenté lors des Francofolies, et j’ai trouvé ça dégueulasse. C’était un manque total de respect pour Gerry et même pour nous [les autres membres d’Offenbach]. C’était d’une vulgarité énorme, on avait fait appel à des auteurs-compositeurs-interprètes qui savaient à peine chanter... Même Gerry a dû se retourner dans sa tombe ! » lance-t-il au bout du fil, quasi d’un trait.

« Je me suis dit qu’il ne fallait pas laisser passer ça, qu’il fallait trouver une façon pour que les nouvelles générations sachent c’était quoi, Offenbach, poursuit-il. C’était les années 70, l’expansion du rock’n roll pas juste au Québec, mais partout... Ça fait que j’ai reparlé à John McGale, à qui ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé, et à plusieurs autres ex aussi, et SOS R’N’R est né. »

Le club des ex

Ce n’est pas un groupe hommage, se défend-il, davantage une « entité ouverte » qu’un groupe de musique à proprement parler, mais ça va dans la continuité d’Offenbach. La formation compte dans ses rangs d’anciens musiciens, paroliers et compositeurs ayant transité par Offenbach, dont Johnny Gravel, Martin Deschamps, Breen LeBoeuf, George Papafilys, Michel « Willie » Lamothe, Roger « Wézo » Belval, Denis et Justin Boulet, Michel Rivard, Plume Latraverse et bien d’autres. « L’objectif est de permettre la réunion fraternelle d’anciens membres du groupe Offenbach », est-il écrit sur la page Facebook de SOS R’N’R.

Et c’est en fait ce que promet Pierre Harel pour samedi soir, alors qu’il s’arrêtera à Granby avec six autres musiciens pour un des rares spectacles qu’ils ont donnés en deux ans — on peut probablement les compter sur les doigts d’une main ! « Ça va être un festival de souvenirs, une belle commémoration de notre jeunesse, à nous et au public », dit-il, conscient qu’il y aura fort probablement beaucoup de têtes blanches dans la salle.

Bien sûr, l’église St-George résonnera à travers les « 10 000 watts de sons » que cracheront plusieurs grands classiques d’Offenbach — Câline de Blues, Faut que j’me pousse, Ayoye et autres La voix que j’ai ou Chu un rocker —, et « si la muse passe », laisse entendre le chanteur, il y aura peut-être place à une bonne vieille improvisation musicale « comme dans le temps ».

Si ses acolytes sont d’accord, Harel aimerait également passer l’entracte sur scène pour que le public puisse partager avec eux leurs « histoires comiques de vieux chums qui se retrouvent ».

Il y aura en outre une captation vidéo de la soirée. « On aimerait peut-être la vendre à la télévision », glisse le rockeur.

Plusieurs articles promotionnels seront par ailleurs en vente sur place, dont des enregistrements hors circuit « qui n’existent plus », fait savoir Pierre Harel.

Envie d’y aller ? Malheureusement, l’événement affiche complet depuis plusieurs semaines déjà... Meilleure chance la prochaine fois !

ARTS

Envie de sortir?

MUSIQUE

Émilie-Claire Barlow présente Lumières d’hiver, son 12e album, mais premier en français, ce samedi 9 décembre au Théâtre Lac-Brome. Billets : www.theatrelacbrome.ca.

L’Harmonie des saisons sera en concert à l’église Saint-Eugène de Granby ce samedi 9 décembre à 14 h pour y présenter l’oeuvre magistrale Le Messie de Haendel. On se procure des billets via le www.festivalclassica.com.

Le trio Honeysuckle Sisters propose des airs de Noël des années 1930 à 1960 ce samedi 9 décembre à la salle Alec & Gérard Pelletier de Sutton. Pour des billets : www.salleagpelletier.com.

L’ensemble Viriditas propose Le récit de la nativité à travers des oeuvres du Moyen Âge, de la Renaissance et des airs traditionnels de différents pays d’Europe ce dimanche 10 décembre à 14 h 30 à l’église Saint-Bernardin de Waterloo. Entrée libre avec contribution volontaire.

Le Choeur classique de l’Estrie et le Choeur de l’Amitié se réunissent lors du concert Gloria ! , présenté à l’église Saint-Luc de Granby ce dimanche 10 décembre à 14 h 30. Pour des billets : www.palacedegranby.com.

La chorale de Lawrenceville, dirigée par Chantal Martin, offrira son concert de Noël Tableaux des Fêtes le samedi 9 décembre à 19 h 30 à l’église de la municipalité. Don suggéré : 10 $ par personne. 

JEUNESSE

La série des Shows Choux du Palace de Granby présente le concert Le Grand bal de Noël ce dimanche 10 décembre à compter de 14 h à l’église St-Georges. Destiné aux enfants de 5 à 12 ans. Billets en vente au www.palacedegranby.com.

ARTS VISUELS

Boréart présente l’exposition Chaise du GAM, Groupe d’Art Multi-disciplinaire du Centre culturel France-Arbour, jusqu’au 22 décembre.

La galerie Art Dépôt de Sutton présente l’exposition Impressions sénégalaises du photographe de rue Paul Jolicœur, jusqu’au 5 janvier.

Les membres actifs de la Galerie Arts Sutton présentent leur exposition collective de Noël jusqu’au 4 janvier. Vernissage ce dimanche 10 décembre de 14 h à 16 h.

Une cinquantaine d’artistes exposent leurs petits formats lors de l’événement Rebelles, présenté à la Galerie Arts Plus de Sutton jusqu’au 24 décembre.

Le Centre d’art de Dunham présente l’exposition collective Au-delà de la rue Principale jusqu’au 14 janvier.

Jusqu’au 21 décembre, le Musée Bruck de Cowansville présente l’exposition collective d’arts textiles Filons textiles.

Jusqu’au 16 décembre, la bibliothèque de Bromont accueille l’exposition S’ancrer de la peintre Melle.

Jusqu’au 17 décembre, le photographe sherbrookois Guy Tremblay présente son exposition Résistance au Centre culturel Yvonne L. Bombardier de Valcourt.

MARCHÉS DE NOËL ET SALONS DES ARTISANS

Le Salon de ventes des artisans et du terroir de Saint-Joachim-de-Shefford a lieu ce dimanche 10 décembre de 9 h à 16 h à la salle Esperanza (655, rue Principale).

Le Marché de Noël de Cowansville se poursuit ce week-end à la bibliothèque Gabrielle-Giroux-Bertrand.

La Folie de minuit à Lac-Brome se tient ce samedi 9 décembre à compter de 17 h.

Le Marché de Noël C’est Chouette se déroule tout le week-end à l’hôtel de ville de Mansonville.

Le Salon des métiers d’art Roche Papier Ciseaux se déroule au Centre culturel St-John de Bromont jusqu’à dimanche.

THÉÂTRE

Le mercredi 13 décembre, le Palace de Granby accueille la pièce Irène sur mars, mettant notamment en vedette Pauline Martin. On se procure des billets au www.ovation.qc.ca.

Arts

Pierre-Étienne Locas derrière la scénographie de «Dance Me»

Pierre-Étienne Locas travaille comme scénographe depuis une douzaine d’années. Il a fait beaucoup de théâtre, un peu de comédie musicale, un opéra et un spectacle de marionnettes géantes. Avec «Dance Me», spectacle des Ballets Jazz de Montréal (BJM) inspiré du répertoire de Leonard Cohen présenté depuis mardi au Théâtre Maisonneuve, il vient d’ajouter une corde à son arc, à savoir une production de danse.

« C’est complètement nouveau pour moi, confirme le Granbyen d’origine. Et j’ai adoré ça ! Le travail reste au fond sensiblement le même que pour quelque chose de plus théâtral, à savoir que mon rôle est de mettre en espace la vision qu’on veut transmettre d’une œuvre. »

Petit cours 101 ici pour expliquer le rôle du scénographe dans une production : il s’agit de la personne qui, après discussion avec le metteur en scène, traduira en images l’ambiance, les décors et les accessoires nécessaires au rendu du spectacle. Il propose ses idées grâce à des images, des dessins, des collages, bref, du visuel. « On arrive très tôt dans le processus, et c’est ce qui est l’fun. On dessine un show à partir d’un embryon », image Pierre-Étienne Locas.

Pour Dance Me, lui et le metteur en scène Éric Jean — avec qui il travaille souvent depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre (ÉNT), en 2005 — ont voulu donner un angle très contemporain au spectacle. « Je crois qu’on est parvenu à inscrire le show dans la modernité, dit le professionnel de 36 ans. Parce que c’est ce qui ressort de la musique de Cohen. Il a toujours suivi son époque, il n’a jamais été dépassé. Son dernier album, You Want It Darker, fait très 2017. »

« Ce qui ressort aussi de l’homme, poursuit-il, c’est sa grande élégance, son côté gentleman, donc on a voulu garder cette élégance dans l’esthétique. »

Pour ce faire — et parce que BJM souhaitait avoir une « production scénique plus étoffée » pour son plus ambitieux projet réalisé jusqu’à présent —, Locas a proposé des décors, mais très sobres et épurés. Des blocs qui apparaissent, une ligne blanche qui se dessine au fond... « Il y a beaucoup de travail de construction et de déconstruction de décors, et ça vient en quelque sorte créer des chapitres », fait-il valoir.

Déjà la tête ailleurs

Arts

La Haute-Yamaska en photos

Désireuse de faire connaître son imposante collection d’archives photo, la Société d’histoire de la Haute-Yamaska a eu l’idée d’en regrouper une partie dans un livre. Ce jeudi soir, elle présentera le fruit de son travail en lançant «Un passé en héritage».

Comme pour ses précédents ouvrages, la SHHY a fait appel à l’historien Mario Gendron pour rédiger son livre, qui couvre une période allant de la fin du 19e siècle jusqu’aux années 1960.

Celui-ci a divisé l’ouvrage en six thématiques : le monde rural, la vie au village (Roxton Pond, Saint-Joachim, Sainte-Cécile, Saint-Alphonse-de-Granby, Shefford, Warden), la vie en ville (Waterloo et Granby), l’histoire au féminin — « le rôle des femmes dans les arts, l’agriculture, le travail en usine, les fêtes, etc. » —, la jeunesse — « c’est comment, être un enfant à ces époques-là » — ainsi que les loisirs et autres divertissements. Chaque section comporte 25 photos, pour un total de 150 clichés.

Un premier constat s’est rapidement imposé à l’auteur. « La Société d’histoire possède 500 000 photos — un demi-million ! , appuie-t-il —, et malgré ça, on s’est rendu compte qu’il en manquait pour illustrer la réalité rurale. »

La SHHY a donc dû solliciter le public pour garnir ses tiroirs. « Les gens sont venus nous porter à peu près 1000 photos, estime M. Gendron. Près du tiers des photos du livre proviennent de dons du public, soit 45 sur 150. »

Identité régionale

En plus de mettre en valeur ses plus belles photos d’archives, la plus récente publication de la Société d’histoire de la Haute-Yamaska vise également à rendre hommage aux gens qui ont contribué à bâtir la région. C’est pourquoi la très grande majorité des clichés évoque la vie des gens dans leur quotidien, au travail, dans les réunions de famille, lors d’un match de hockey ou de baseball, à la cabane à sucre ou en train de faire les foins. « La Haute-Yamaska s’est construite autour de ces gens -là bien ordinaires », souligne l’historien, qui a été appuyé dans ses recherches par Cecilia Capocchi et Marie-Christine Bonneau, sous la réalisation de Johanne Rochon. 

Arts

L’Harmonie des saisons interprétera «Le Messie»

Avec ses 17 musiciens, sa douzaine de choristes et ses 4 solistes, «Le Messie» de Haendel est sans conteste le plus gros projet auquel s’est attaquée L’Harmonie­ des saisons depuis qu’elle existe.

« C’est un rêve qui se concrétise, se réjouit Mélisande Corriveau, à 72 heures du premier concert. Dès le début, on voulait s’attaquer à cette œuvre magistrale, mais ça prenait des sous pour lui rendre justice, donc on a dû attendre un peu. »

Il a fallu prendre du galon, se faire connaître, se forger une réputation pour parvenir cette année à aller chercher une subvention « importante » du CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec) ainsi qu’un partenaire majeur, le Festival Classica de Montréal, permettant la mise sur pied de ce concert, explique-t-elle.

Même avec une trentaine d’artistes sur scène, le concert de L’Harmonie des saisons en est un « à équipe réduite », laisse savoir la directrice artistique. Ce qui ne l’empêche pas de promettre une soirée d’excellente qualité. « On sera à la hauteur de n’importe quel concert offert par les plus grands orchestres d’ici », assure-t-elle.

Les choristes embauchés ont souvent collaboré avec l’OSM et ont déjà chanté plusieurs fois de la musique ancienne, dit-elle. L’orchestre baroque a été formé des meilleurs musiciens dans leur domaine — plusieurs jouent sur des instruments d’époque — et les quatre solistes ont une réputation qui n’est plus à faire. Il s’agit de la soprano Hélène Brunet, de l’alto Michael Taylor, du ténor Philippe­ Gagné et du baryton Marc Boucher­. Tout ce beau monde sera dirigé par Eric Milnes, qui jouera également du clavecin.