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Cinéma

Résistance: le mime Marceau, ce héros ***

CRITIQUE / Marcel Marceau (1923-2007) a poursuivi une extraordinaire carrière artistique et définit le standard du mime avec son personnage de Bip — l’équivalent de Charlot pour Chaplin. On connaît moins, toutefois, son engagement dans la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale qui a permis à des centaines d’enfants juifs d’éviter l’extermination. Résistance a ses défauts, mais le long métrage fait revivre cette incroyable épopée — une lueur d’espoir dans une époque sombre.

Marcel Mangel (Jesse Eisenberg), fils de juifs polonais, coule des jours insouciants à Strasbourg, loin de l’engagement de son frère Simon (Edgar Ramirez), préoccupé par la montée du nazisme. Même si son père boucher désapprouve, Marcel poursuit son rêve de devenir artiste en se produisant dans les cabarets et tente de séduire la belle Emma (Clémence Poésy).

Cinéma

Jusqu’au déclin: Confinés dans le bois ** 1/2

CRITIQUE / Jusqu’au déclin, premier long métrage québécois produit par Netflix, arrive à point nommé. Le suspense suit des survivalistes qui craignent une catastrophe économique ou écologique, voire… une pandémie! Reclus pour une fin de semaine dans une base autonome pour un exercice mené par un gourou-entraîneur, ils vont devoir mettre la théorie en pratique pour sauver leur peau!

Pour la petite histoire, le scénario de Jusqu’au déclin s’est beaucoup promené dans le milieu, sans trouver preneur. Le réalisateur Patrice Laliberté et Nicolas Krief, son ami et coscénariste, se faisait répondre : c’est un récit «de type Netflix».

Cinéma

Place au court: Acadiana

«Place au court» est votre rendez-vous avec le court métrage dans nos plates-formes numériques. Découvrez un nouveau film chaque mois. Une collaboration de la coopérative Spira.

Le hasard fait parfois bien les choses. Guillaume Fournier, Samuel Matteau et Yannick Nolin se trouvaient en Louisiane, en mai 2017, pour réaliser Laissez les bons temps rouler. Les gars voulaient prendre quelques images au Festival de l’écrevisse, qui se déroule à Pont Breaux. Après quelques moments sur place, ils ont plutôt décidé de tourner un autre film : Acadiana.

«On a été séduit, troublé... On savait qu’on avait quelque chose d’exceptionnel», explique Guillaume Fournier au téléphone. Parce que pendant ce festival de trois jours, les cinéastes pouvaient poser leur regard sur les Cadiens (les Cajuns in english) dans le contexte de ce gros «melting pot» qu’est devenue la Louisiane.

Sur place, les descendants des Acadiens déportés au XVIIIe siècle pendant le Grand dérangement, les Autochtones et les Américains pur jus se côtoient. «C’est un portrait plus complexe qu’il n’y paraît d’une certaine Amérique», estime le réalisateur.

Ce festival, en apparence anodin, révèle une importance pour les Cadiens. L’exil des provinces maritimes vers la Louisiane fut tellement long et ardu que les homards dont devenus des écrevisses, rigolent-ils…

Acadiana témoigne, à sa façon, autant de siècles de vaines tentatives d’assimilation subies que de l’appropriation culturelle qui en a découlé. Il faut parfois savoir lire entre les images de ce film sans narration «qui laisse place à l’interprétation».

Le trio s’est inspiré de la tradition du cinéma direct «tout en se libérant des codes classiques. On s’inscrit dans le type de documentaires plus hybrides qui décloisonnent les séparations entre la réalité et la fiction.»

Grand bien leur en fit : le court métrage a été sélectionné dans plus d’une quarantaine de festivals...

Acadiana de Guillaume Fournier, Samuel Matteau et Yannick Nolin

Cinéma

Les JICF migrent sur le Web

Les Journées internationales du cinéma francophone (JICF), dont les représentations en salles ont dû être annulées en raison de la pandémie du COVID-19, prendront la forme d’un festival en ligne du 26 au 28 mars.

L’événement propose à la fois du cinéma en continu et du contenu exclusif qui devra être regardé en direct. Laura Rohard animera notamment des échanges les réalisateurs Andrés Livov (La langue est donc une histoire d’amour), Martin Cadotte (French en Amérique) et Stéphane Riethauser (Madame).

Cinéma

Wonder Woman 1984 repoussé en août

Décidément, même les héros du cinéma doivent baisser les bras dans le COVID-19. Après James Bond et Natasha Romanoff, c’est au tour de Wonder Woman de retarder son apparition sur grand écran. Le studio Warner a décidé de repousser la sortie du deuxième long métrage centrée sur l’Amazone du 5 juin au 14 août.

Les sommes en jeu étant immenses et les cinémas étant fermés presque partout dans le monde en raison de la pandémie, on peut comprendre les calculs en cours — Wonder Woman (2017) a fait plus d’un milliard $ de recettes. Toby Emmerich, le président du studio, n’a pas fait de cachette : «Nous espérons que le monde sera un endroit plus sûr et sain d’ici là.»

Cinéma

L’adieu à la nuit: de la grande Deneuve! 

CRITIQUE / Les parcours d’André Téchiné et Catherine Deneuve sont intimement liés : depuis une quarantaine d’années, ils auront tourné huit longs métrages ensemble. L’adieu à la nuit, leur dernier effort conjoint, offre un rôle consistant, magnifiquement interprété, à la grande actrice dans la peau d’une femme qui découvre avec effroi la radicalisation de son petit-fils.

Muriel (Deneuve) coule des jours heureux dans son centre équestre en Occitan. Elle est fébrile à l’arrivée d’Alex (Kacey Mottet-Klein), venu passer quelques jours avant son départ pour Montréal.

Celui-ci s’est récemment converti à l’islam en fréquentant Lila (Oulaya Amamra), mais le mal est plus profond. Éprouvé par la mort de sa mère et un deuil qu’il n’arrive pas à faire, Alex cherche une forme de réconfort et des réponses dans son endoctrinement qui doit le conduire en Syrie!

Pour ce 23e long métrage, Téchiné (Rendez-vous, Ma saison préférée) n’a pas cherché à peindre une grande fresque sociopolitique, mais le drame intime de Muriel, tiraillée entre son désir d’aider Alex et la triste réalité. Surtout que la seule explication que lui donne celui-ci, et qui donne froid dans le dos, est : «Je n’aimais pas ma vie.»

L’adieu à la nuit pose une réelle question existentielle : que ferait-on dans un tel cas? Sans pathos et avec justesse, Deneuve livre une vibrante interprétation de cette femme qui voit la façade de son monde s’écrouler.

Drame intense qui nous happe, L’adieu à la nuit est construit comme un suspense, avec des rebondissements crédibles et une finale conséquente.

André Téchiné s’en sort sans que le sujet lui explose au visage. C’est beaucoup.

En raison de la COVID-19, L’appel de la nuit ne bénéficie pas d’une sortie en salles comme prévue. Il est toutefois disponible sur la plate-forme de son distributeur québécois : http://axiafilms.com/films/video-sur-demande.

Cinéma

Un superbe film d’animation gratuit pour 24 heures

Bonne nouvelle : la maison 4:3 a décidé d’offrir gratuitement La fameuse invasion des ours en Sicile, fantastique film d’animation de l’Italien Lorenzo Mattotti — un bel hommage à ce pays durement touché par la COVID-19.

Le long métrage présenté à Cannes l’an passé raconte le périple du troubadour Gedeone et de sa fille Almerina, qui dérangent le sommeil d’un ours. Pour le distraire, le duo lui raconte la légende du roi Léonce. Pour retrouver l’ourson Tonio, le fils du souverain enlevé par des chasseurs, les ursidés décident d’envahir la Sicile et d’affronter le tyrannique Grand-Duc...

Cinéma

Tom Hanks et sa femme Rita Wilson vont «mieux»

GOLD COAST — L’acteur américain Tom Hanks et sa femme Rita Wilson, qui souffrent de la COVID-19, ont annoncé lundi qu’ils allaient «mieux», après près de deux semaines de quarantaine en Australie.

«Hey, les amis, deux semaines sont passées depuis les premiers symptômes et nous nous sentons mieux», a tweeté l’artiste, exhortant ses abonnés à suivre les consignes de confinement et de distanciation sociale.

«S’abriter signifie cela : vous ne le transmettez à personne, personne ne vous le transmet. Du bon sens, non?» a-t-il écrit.

«Cela va prendre du temps, mais si nous prenons soin les uns des autres, si nous aidons là où nous le pouvons et nous réconfortons [les autres], ça aussi ça passera. On peut s’en sortir», a-t-il poursuivi.

Tom Hanks se trouvait avec sa femme en Australie pour les préparatifs du tournage d’un film de l’Australien Baz Luhrmann consacré à Elvis Presley, et dans lequel l’acteur aux deux Oscars doit incarner l’impresario du «King», le célèbre «colonel» Tom Parker.

Tom Hanks fut le 12 mars la première vedette hollywoodienne à annoncer avoir contracté le nouveau coronavirus, à l’instar de sa femme.

Le couple a été admis à l’hôpital universitaire de Gold Coast, selon les autorités du Queensland, avant d’être autorisé à sortir pour suivre une quarantaine à domicile.

Cinéma

Mort de l’actrice italienne Lucia Bosé à 89 ans

MADRID — L’actrice italienne Lucia Bosé, qui s’illustra au cinéma dans des films d’Antonioni, Buñuel et Fellini, est décédée lundi à 89 ans en Espagne, où elle vivait, a annoncé son fils, l’artiste Miguel Bosé.

«Chers amis... Je vous annonce que ma mère Lucia Bosé vient de mourir», a écrit sur son compte Twitter Miguel Bosé, lui-même chanteur à succès et acteur de renom (Talons aiguilles).

Selon différents médias locaux, le décès de Lucia Bosé serait dû à une pneumonie, alors que l’Espagne est actuellement l’un des pays du monde les plus touchés par la pandémie de coronavirus.

«Lucia Bosé s’en est allée», a écrit l’ancien président du Festival de Cannes, Gilles Jacob, en évoquant sur Twitter «une petite pâtissière de Milan très belle aux grands yeux tristes», qui gagna un concours de beauté en 1947, avant de tourner avec Antonioni, Bardem, Buñuel, Fellini et Duras.

Deux mois après l’avoir rencontré, Lucia Bosé avait épousé en 1955 à Las Vegas l’un des plus grands toreros du 20e siècle, le matador madrilène Luis-Miguel Dominguin.

Le torero et l’actrice ont eu trois enfants : Miguel Bosé, la chef d’entreprise Lucia Dominguín et l’actrice Paola Dominguín. Leur séparation en 1967 avait été très médiatisée.

Rôles principaux

Née à Milan en 1931, Lucia Bosé était devenue miss Italie en 1947, avant de se classer parmi les actrices les plus recherchées du cinéma italien.

En 1950, elle s’illustre dans Pâques sanglantes, drame de Giuseppe De Santis sur les problèmes agricoles de l’Italie et de sa région de la Ciociaria, ainsi que dans le premier long métrage de fiction de Michelangelo Antonioni, Chronique d’un amour.

En 1956, elle interprète Clara, la jeune femme dont s’éprend un médecin, dans le drame sentimental Cela s’appelle l’aurore de Luis Buñuel, d’après le roman d’Emmanuel Roblès.

En 1972, au côté de Jeanne Moreau, elle est l’une des deux femmes au centre du film Nathalie Granger, dirigé par la romancière française Marguerite Duras.

En 1987, elle apparaissait dans Chronique d’une mort annoncée de Francesco Rosi, d’après le roman de Gabriel García Marquez.

Cinéma

Le film Les tourteraux sortira directement sur Netflix

LOS ANGELES — Comme les salles obscures ferment dans le monde entier pour protéger les spectateurs du coronavirus, les studios Paramount ont décidé de diffuser directement leur film The Lovebirds sur la plateforme Netflix, sans passer d’abord par la case cinéma.

Cette décision, des plus symboliques pour Hollywood, est révélatrice des incertitudes que la pandémie de la COVID-19 fait peser sur la filière du divertissement, qui s’attend à subir des pertes colossales en raison des recettes en chute libre dans les cinémas.

C’est la première fois qu’un grand studio hollywoodien retire un film des cinémas pour le confier à Netflix, même si aucune date de diffusion n’a encore été fixée.

Comédie romantique, Les tourteraux réunit Issa Rae et Kumail Nanjiani pour former un couple malencontreusement impliqué dans un meurtre mystérieux.

En raison de la pandémie, les studios Universal ont de leur côté annoncé que leur film Les Trolls 2 - Tournée mondiale sortirait simultanément en salles et en vidéo à la demande.

Disney a également avancé la date de diffusion de La Reine des Neiges 2 sur sa propre plateforme en ligne, Disney+.

Les studios ont toutefois jusqu’à présent généralement décidé de seulement repousser la date de sortie de leurs grosses productions dans les salles de cinéma, comme Mulan, Veuve noire ou le dernier épisode de Rapides et dangereux.

Cinéma

Tous nos jours parfaits sur Netflix: Le pouvoir de s’aimer

Tous nos jours parfaits (All the Bright Places) est le film dont tous les ados parlent en ce moment. Selon ma fille de 15 ans, le roman à succès de Jennifer Niven (2015) est bien meilleur. Mais on va se contenter de la version cinématographique, diffusée depuis peu sur Netflix. On peut comprendre le buzz : la comédie sentimentale, endossée par deux acteurs sensationnels, a l’audace de traiter des émois amoureux sous l’angle de la santé mentale. Sans révolutionner le genre, le long métrage de Brett Haley aborde avec sincérité et compassion ses thèmes porteurs.

Le récit s’ouvre sur une rencontre singulière : Violet (Elle Fanning) se tient en équilibre sur le rebord d’un pont, contemplant l’idée d’un possible saut, lorsque Finch (Justice Smith) arrive en joggant.

Cinéma

Le Festival de Cannes n’aura pas lieu en mai, possiblement reporté

PARIS — Le 73e Festival de Cannes ne se tiendra pas comme prévu du 12 au 23 mai, en raison de l’épidémie de coronavirus, mais pourrait être reporté, ont annoncé ses organisateurs jeudi soir dans un communiqué.

«Le Festival de Cannes ne pourra se tenir aux dates prévues, du 12 au 23 mai prochains. Plusieurs hypothèses sont à l’étude afin d’en préserver le déroulement, dont la principale serait un simple report, à Cannes, fin juin - début juillet 2020», indique le communiqué.

«Dès que l’évolution de la situation sanitaire française et internationale nous permettra d’en évaluer la possibilité réelle, nous ferons connaître notre décision», précise-t-il.

La décision sera prise en concertation avec l’État, la Mairie de Cannes ainsi que les professionnels du cinéma, soulignent les organisateurs qui expriment leur «solidarité» avec les personnes touchées par le coronavirus.

Premier festival de cinéma au monde, Cannes était une des dernières grandes manifestations internationales à ne pas avoir pris de décision quant à l’avenir de sa prochaine édition, face à la crise du coronavirus.

Cinéma

L’acteur Idris Elba déclaré positif au coronavirus

NEW YORK — L’acteur britannique Idris Elba a annoncé lundi sur son compte Twitter avoir été testé positif au nouveau coronavirus et s’être placé à l’isolement, sans pour autant avoir développé de symptômes de la COVID-19 à ce stade.

«Ce matin, j’ai été déclaré positif à la COVID-19. Je me sens bien, je n’ai pas de symptômes pour l’instant, mais je me suis isolé depuis que j’ai découvert que j’avais pu être exposé au virus», écrit la vedette.

«Restez à la maison et soyez pragmatiques», ajoute l’artiste de 47 ans, sans préciser dans quel pays il se trouve actuellement.

Idris Elba accompagne son message sur Twitter d’une vidéo où il figure aux côtés de sa femme, Sabrina Dhowre.

«Les résultats sont positifs et ça craint. Je vais bien. Sabrina n’a pas été testée et elle va bien [...] Je me suis fait tester, car je me suis rendu compte que j’avais été exposé à quelqu’un qui avait été lui-même été testé positif», explique-t-il.

Révélé en 2002 dans la série télé criminelle The Wire, Idris Elba a joué dans des superproductions hollywoodiennes comme Thor et Avengers.  

Arts

Des festivals en ligne

Plusieurs festivals de cinéma sont tombés au combat contre la COVID-19. REGARD et le Festival international des films sur l’art (FIFA) ont donc migré en ligne dans l’espoir que la programmation, fruit d’un effort de longue date, puisse trouver un public privé de sorties.

La 24e édition de REGARD venait à peine de débuter lorsqu’est tombé le couperet. Le festival saguenéen du court métrage a trouvé refuge chez son allié habituel, La fabrique culturelle.

Cinéma

Lost Girls sur Netflix: quelle justice?

Les tueurs en série ont nourri l’imaginaire de bien des créateurs. Or, ce qui donne froid dans le dos avec Lost Girls, diffusé sur Netflix, c’est que sous le couvert de la fiction, la douée Liz Garbus raconte une histoire bien réelle. Celle de la disparition de Shannan Gilbert, 24 ans, et sa recherche frénétique par sa mère qui mènera à la découverte des corps d’une dizaine de prostituées assassinées à Long Island, New York. Le genre de film qui vous fait hurler d’indignation, jusqu’au coup de massue à la fin — impossible de ne pas verser plusieurs larmes…

À ce jour, le tueur en séries de Long Island demeure toujours au large. Et le long métrage ne cherche pas à élucider le mystère des meurtres, même s’il pointe du doigt un suspect en particulier…

Cinéma

Décès à 102 ans de l’actrice Suzy Delair

PARIS — La comédienne et reine du music-hall Suzy Delair, qui a régné dans les années 1940 et 1950 sur le spectacle parisien, est décédée dans la nuit de dimanche à lundi à l’âge de 102 ans, a-t-on appris auprès de son entourage.

De son vrai nom Suzanne Delaire, la comédienne vivait en maison de retraite.

Un de ses derniers rôles fut celui de la dentiste Germaine Pivert, mariée à Louis de Funès dans Les aventures de Rabbi Jacob (1973).

Découverte par le cinéaste Henri-Georges Clouzot, dont elle a été la compagne pendant dix ans, Suzy Delair a tenu son plus grand rôle en 1947 dans Quai des Orfèvres où elle campait une vedette de music-hall.

Elle a fait partie en 1942 du groupe d’acteurs et actrices français invités par les Allemands pour visiter des studios de cinéma à Munich et Berlin. Un épisode qui lui vaudra à la Libération d’être frappée de trois mois de suspension par le Comité d’épuration.

Interprète, en 1960, des Régates de San Francisco, de Claude Autant-Lara, elle tourne, deux ans plus tard en Italie, Rocco et ses frères, de Luchino Visconti, avec Alain Delon. 

On la voit ensuite dans Du mouron pour les petits oiseaux, de Marcel Carné, puis dans Les aventures de Rabbi Jacob, de Gérard Oury.

Également connue pour ses chansons, elle avait enregistré en 2012 une compilation, sur le label Marianne Mélody.  

Cinéma

Des réalisateurs organisent les tapis rouges à domicile

LOS ANGELES — Faute de pouvoir présenter leurs œuvres lors des festivals reportés ou annulés pour cause de coronavirus, des réalisateurs d’Hollywood cherchent des alternatives ingénieuses pour faire malgré tout parler d’eux, allant parfois jusqu’à organiser les fameux «tapis rouges» dans leur salon.

Des festivals très courus, comme South by Southwest (SXSW) au Texas ou Tribeca à New York, ont jeté l’éponge en raison de la pandémie, chamboulant le marketing de quelques grosses productions et laissant sur le carreau des centaines de cinéastes indépendants qui misaient sur ces projections pour vendre leurs films.

Les auteurs de The Carnivores, un étrange mélange de thriller et de romance qui devait lancer sa promotion à SXSW, ont pris les choses en mains : la «première mondiale» aura bien lieu, au domicile du réalisateur à Austin.

«Nous avons un service traiteur, un tapis rouge, un photographe. On a même la presse locale», énumère Caleb Michael Johnson.

Le tapis rouge reliera le porche d’entrée à un stand de tacos dressé dans le jardin, traversant toute la maison. L’idée est venue dans un bar, le soir même où les organisateurs ont dû se résoudre à annuler le festival d’Austin.

«On n’était même pas vraiment ivres! Notre première mondiale était prévue le samedi 14 mars et bon sang, on voulait que la projection ait lieu ce jour-là», explique à l’AFP le cinéaste Adam Minnick.

La vedette américaine David Arquette a choisi la même stratégie marketing pour un documentaire sur son passage controversé dans le monde de la lutte professionnelle. En l’espace de 24 heures, l’acteur a réorganisé la présentation à son domicile près d’Hollywood : réalisateur rapatrié depuis la côte est, ravitaillement en boissons diverses dans un supermarché de gros, et projection dans le séjour pour des invités installés sur les sofas ou assis par terre, raconte le Los Angeles Times.

Internet à la rescousse

Selon Caleb Michael Johnson, les invités redoutent moins d’être infectés par le coronavirus dans ce genre d’événement en petit comité. Mais devant la psychose suscitée par la COVID-19, certains se sont tournés vers la technologie pour se passer totalement de contact humain.

C’est le cas de David Magdael, publiciste qui avait programmé quatre premières mondiales au festival SXSW. Il avait envisagé comme solution de repli d’organiser des projections directement dans les bureaux des grandes agences d’Hollywood, mais a dû y renoncer lorsque la plupart d’entre elles ont fermé leurs portes et demandé à leurs employés de faire du télétravail.

Heureusement pour lui, la presse spécialisée comme IndieWire entend publier ses critiques comme prévu et il peut donc leur fournir les films à visionner par l’entremise d’Internet, tout comme aux jurés de SXSW qui a malgré tout maintenu sa compétition.

«Du côté des relations publiques, on peut continuer à faire comme si le festival du film avait bien lieu», assure M. Magdael à l’AFP.

Spencer Folmar va lui aussi devoir miser sur Internet pour diffuser son nouveau film, Shooting Heroin, consacré à la crise des opiacés qui ravagent les États-Unis ces dernières années.

«On doit s’y résoudre pour faire passer le message», mais «c’est vraiment dommage, ça représente deux ans de travail, et tout le monde aime voir un film dans un cinéma», déplore-t-il.

Les dégâts provoqués par l’annulation des grands rendez-vous du divertissement sont parfois difficiles à compenser.

Pour son documentaire musical Tomboy, consacré à quatre batteuses célèbres, Lindsay Lindenbaum comptait sur SXSW pour boucler les financements qui lui auraient permis d’acquérir de coûteux droits musicaux.

Elle aurait notamment besoin du succès de Marvin Gaye, What’s Going On, sur lequel l’une des vedettes de son film, Bobbye Hall, joue de la batterie et qui est au cœur de son film. Pour y parvenir, la cinéaste va tenter de passer par un financement participatif sur Internet.

Ashley Eakin misait sur le festival pour faire connaître sa comédie Single sur un rendez-vous galant réunissant deux personnes handicapées et craint d’avoir tout perdu aujourd’hui. «C’est dur parce que je n’ai jamais réussi à entrer dans un grand festival, et SXSW peut être la chance de votre vie», se désole-t-elle.

Cinéma

COVID-19: le box-office nord-américain au plus bas depuis 20 ans 

LOS ANGELES - Alors que l'activité a commencé à ralentir fortement aux États-Unis et au Canada pour lutter contre la propagation du coronavirus, les salles de cinéma se vident et les résultats du box-office sont au plus bas depuis deux décennies.

Entre les reports des grosses sorties par les studios ne souhaitant pas perdre d'argent et les fermetures, totales ou partielles, des salles, les 12 principaux films ont rapporté environ 51 millions de dollars ce week-end selon les estimations publiées dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations, un chiffre presque deux fois inférieur à celui du week-end dernier.

Cinéma

Le Festival international du film sur l’art offre sa programmation sur Internet

MONTRÉAL — Forcé d’annuler toutes ses activités en raison des mesures de prévention contre la propagation de la COVID-19, le Festival international du film sur l’art (FIFA) de Montréal se tourne vers Internet et appelle les cinéphiles à visionner sa programmation en ligne.

Dès mardi, jour prévu de l’ouverture du 38e festival, les amoureux du septième art pourront regarder plus d’une centaine de films prévus à l’horaire du FIFA. Les films seront disponibles sur la plateforme VIMEO, du 17 au 29 mars, soit la durée prévue du festival. Les détails concernant l’inscription seront disponibles sur le site Internet du FIFA et ses réseaux sociaux.

«Quand on a appris qu’il fallait annuler la tenue du festival, on a vite pensé à un plan B. Pour moi, ce n’était pas une option de baisser les bras et de ne rien faire», a déclaré le directeur général Philippe Del Drago à La Presse canadienne.

Au moment de devoir se résoudre à l’annulation, le directeur du FIFA s’est dit qu’il allait finir enfermé chez lui à devoir regarder «Netflix» comme la plupart des gens confinés à l’isolement.

«Je me suis dit, je ne veux pas regarder Netflix, j’ai envie de voir notre programmation de films sur l’art à la place! C’est un peu une blague, mais c’est quand même un peu comme ça que c’est né. On s’est dit qu’on offrirait le fruit de notre travail aux gens qui sont pris chez eux», explique M. Del Drago.

«Très rapidement, on s’est dit qu’on allait trouver une façon de mettre les films en ligne sachant qu’on avait déjà fait le travail de sélection et de conversion en fichiers numériques», a-t-il ajouté.

L’équipe du FIFA a rapidement informé de sa démarche les créateurs et les ayants droit des films afin d’obtenir leur autorisation. Si quelques réponses négatives ont été reçues pour diverses raisons liées aux droits et à la distribution des oeuvres, la plupart des ayants droit ont spontanément embrassé l’idée.

«Pour l’instant, on a reçu plus d’une centaine de mots d’encouragement de réalisateurs qui nous donnent les droits pour la mise en ligne exceptionnelle de dix jours», révèle M. Del Drago emballé par la tournure des événements. Il s’attend à recevoir davantage de réponses au cours des prochains jours.

Il espère pouvoir diffuser environ 150 films en ligne. Par ailleurs, la version virtuelle du FIFA lui permettra d’élargir grandement son public puisque la sélection cinématographique sera offerte à tous les Canadiens, d’un océan à l’autre.

Le film sélectionné en ouverture du festival, «We are not princesses», des réalisatrices Bridgette Auger et Itab Azzam, sera disponible en ligne au grand bonheur des organisateurs.

«On est très heureux que les réalisatrices acceptent notre proposition parce que c’est un film que l’on voulait défendre ardemment», a reconnu le directeur du FIFA. L’oeuvre documentaire porte sur quatre Syriennes dans un camp de réfugiés de Beyrouth qui s’intéressent au classique «Antigone» de Sophocle.

De l’avis du directeur du festival, cette version virtuelle du FIFA donnera peut-être la chance au grand public de découvrir l’événement dans le confort de leur maison et de s’ouvrir à une autre offre de cinéma.

Cinéma

La liste: à la mémoire de Max von Sydow

1. Le septième sceau, Ingmar Bergman (1957)

L’affrontement est devenu iconique. Le chevalier Antonius Block revient en Suède après dix ans de croisades. Sur une plage déserte, il croise la Mort et lui propose une partie échecs pour retarder la funeste échéance. La partie dure tout au long du récit... Le reste appartient à l’histoire puisque le film cimente la réputation d’Ingmar Bergman et de l’acteur.  Éric Moreault

Cinéma

Le film de la semaine: Les nôtres *** 1/2

Avec Les nôtres, Jeanne Leblanc vient de rejoindre l’avant-scène des réalisatrices québécoise qui nous livrent des films percutants. Parce que son drame social et psychologique, habilement construit et défendu avec fougue, se penche sur une ado de 13 ans qui refuse farouchement de dévoiler l’identité du père de l’enfant qu’elle porte. Bonjour les dégâts…

La grossesse de Magalie Jodoin (Émilie Bierre) passe d’abord inaperçue auprès de sa mère monoparentale. Isabelle Jodoin (Marianne Farley) se remet difficilement de la mort de son conjoint. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de son amie Chantale (Judith Baribeau), mariée au maire de Sainte-Adeline, Jean-Marc (Paul Doucet). Le couple a adopté deux Mexicains, dont Manuel (Léon Diconca Pelletier).

Cinéma

Mont Foster: Perdus dans la montagne ** 1/2

CRITIQUE / On avait hâte de découvrir le couple formé par Laurence Lebœuf et Patrick Hivon, qui se faisaient face pour la première fois dans Mont Foster. Même si les acteurs sont à la hauteur des attentes, leurs intenses prestations ne réussissent pas à camoufler les raccourcis et les invraisemblances scénaristiques qui nous font décrocher de ce suspense psychologique.

Le long métrage s’amorce sur une note prometteuse. Aux images d’une fille galopant à travers la forêt qui entraperçoit une forme fantômatique (la mort?) se superposent des extraits d’animation en noir et blanc. Louis Godbout s’est très librement inspiré du poème Le roi des aulnes de Goethe — où la vision d’un fils et de son père diffère sur ce qu’ils perçoivent lors d’une randonnée.

Cinéma

Rémy Girard: Un (autre) rôle marquant

À 69 ans, Rémy Girard pourrait tirer le rideau et personne ne s’en offusquerait. Il a obtenu des rôles marquants chez Arcand, Forcier, Villeneuve et a incarné le Stan des Boys, «l’idole de toute une génération». Pourtant, après l’éreintant tournage d’Il pleuvait des oiseaux, l’iconique acteur n’a pas hésité une seconde à remplacer au pied levé Guy Nadon dans Tu te souviendras de moi, pièce remarquable de François Archambault devenue long métrage d’Éric Tessier. Qui lui a offert la possibilité d’une autre grande interprétation.

Rémy Girard le sait. Parce que les rares qui ont vu le film, pour l’instant, le lui ont dit. Mais l’acteur en a la conviction profonde. «Je me trouve chanceux qu’on m’offre des personnages comme ça.»

Cinéma

Le coup de foudre d’Éric Tessier

Éric Tessier est un réalisateur hyperactif, qui partage son temps entre le cinéma et la télévision (les quatre premières saisons de O’ et Fugueuse, entre autres). Sur grand écran, il a navigué entre l’horreur (Sur le seuil), la comédie (Vendus), films populaires (Pee-wee 3D, Junior majeur) avant de passer au drame. C’est un «coup de foudre» qui l’a convaincu d’adapter la pièce Tu te souviendras de moi. Entretien.

Q Qu’est-ce qui t’a intéressé, à l’origine?

Cinéma

Docteur?: Le syndrome de l’imposteur ***

CRITIQUE / On ne se racontera pas d’histoire. La présence de Michel Blanc au générique de Docteur? donne une crédibilité instantanée à la comédie douce-amère de Tristan Séguéla. L’immense acteur y livre d’ailleurs une performance à la hauteur de son talent, mais l’humoriste Hakim Jemili n’a pas à rougir de la sienne, au contraire. En résulte un divertissement pur bonheur qui fait rire et un peu réfléchir. C’est déjà plus que ce à quoi on s’attendait.

L’interprète incarne Serge Mamou Mani, un docteur qui travaille sur appel, de nuit, à Paris. Le soir de Noël, il est le seul médecin de garde et picole. Mauvaise idée : une menace de radiation pèse sur ce toubib désabusé et cynique. Blessé au dos, il souffre le martyre et devient incapable de voir ses patients. Mais son chemin va croiser celui du candide Malek, un livreur (Hakim Jemili). Il l’embauche pour usurper son identité et le guide à distance en lui murmurant des indications dans un écouteur…

Cinéma

Harvey Weinstein condamné à 23 ans de prison [VIDÉO]

NEW YORK — L’ex-producteur de cinéma Harvey Weinstein, coupable de viol et d’agression sexuelle, a été condamné mercredi à 23 ans de prison, une peine très lourde notamment compte tenu de son âge (67 ans).

La sentence prononcée par le juge de Manhattan James Burke est proche du maximum prévu, soit 29 ans, pour les deux chefs d’accusation dont Harvey Weinstein avait été déclaré coupable le 24 février.

Les avocats de l’ancien magnat d’Hollywood avaient demandé au juge James Burke une peine de cinq ans, soit le minimum légal selon les textes de l’État de New York.

«Compte tenu de son âge (67 ans)», avaient-ils écrit, «toute peine supérieure au minimum légal (...) équivaudrait à une condamnation à perpétuité».

Les avocats avaient fait valoir que, depuis octobre 2017, leur client avait perdu sa femme, qui l’a quitté, son emploi, sa société (The Weinstein Company) et faisait encore face à des manifestations d’hostilité constantes.

La défense avait mentionné aussi ses deux jeunes enfants, de 6 et 9 ans. «Il se pourrait que je ne revoie jamais mes enfants», a dit mercredi Harvey Weinstein, qui s’exprimait pour la première fois depuis le début du procès.

Durant son allocution, il s’est présenté en victime du mouvement  #MeToo. «J’étais le premier exemple et maintenant, il y a des milliers d’hommes accusés».

«Je suis inquiet pour ce pays», a-t-il expliqué.

En face, il y avait les victimes, les six femmes à avoir témoigné au procès, qui se tenaient côte à côte au premier rang, une image marquante de ce procès.

Deux d’entre elles, Mimi Haleyi et Jessica Mann, dont l’agression a mené à la condamnation d’Harvey Weinstein, se sont adressées au juge avant qu’il n’annonce sa décision.

«L’incident avec Harvey Weinstein a changé le cours de ma vie», a expliqué Mimi Haleyi, qui a dû s’interrompre, en pleurs, avant de reprendre son allocution. «Il a détruit une partie de moi.»

«J’espère que (la peine) sera suffisamment longue pour qu’il prenne conscience de ce qu’il a fait, à moi et à d’autres, et se repente vraiment», a conclu l’ancienne assistante de production, agressée sexuellement par le producteur en 2006.

Cinéma

Tom Hanks et sa femme Rita Wilson atteints du coronavirus

GOLD COAST - L’acteur Tom Hanks et son épouse ont été placés à l’isolement dans un hôpital australien après avoir été déclarés positifs au nouveau coronavirus alors que la vedette américaine préparait un tournage en Australie, ont annoncé jeudi les autorités de l’État du Queensland.

L’artiste multi-oscarisé avait auparavant révélé sur les réseaux sociaux qu’il était atteint de la maladie, à l’instar de son épouse Rita Wilson, âgée comme lui de 63 ans.

Tom Hanks est la première vedette hollywoodienne à annoncer avoir contracté le nouveau coronavirus, qui a contaminé plus de 125.000 personnes dans le monde et fait plus de 4.600 morts.

«Nous nous sentions un peu fatigués, comme si nous avions un rhume et des courbatures (...) Pour en avoir le coeur net, comme il est recommandé actuellement, nous avons fait le test pour le coronavirus et il s’est révélé positif», a écrit Tom Hanks sur Instagram.

«Que faire à présent? Les autorités médicales ont des protocoles qu’il faut respecter. Nous, les Hanks, allons être testés, examinés et isolés aussi longtemps que nécessaire pour la santé publique».

«On ne peut pas faire grand-chose d’autre que de voir au jour le jour, pas vrai?», conclut-il dans son message, accompagné de la photo d’une poubelle d’hôpital avec un gant jetable.

Le couple est à l’isolement dans l’Hôpital universitaire de Gold Coast, selon les autorités du Queensland (nord-est).

«Tout ira bien»

L’un des deux fils du couple, Chet, a également donné des nouvelles de ses parents dans un message vidéo.

«Je viens de raccrocher le téléphone. Ils vont bien. Ils ne sont même pas si malades que ça», a-t-il dit. «Ils ne sont pas inquiets (...) ils vont bien sûr prendre les précautions sanitaires nécessaires.»

«Je ne crois pas qu’il y ait lieu de trop s’inquiéter, mais j’apprécie les marques de sympathie et les encouragements de tout le monde. Je crois que tout ira bien.»

Tom Hanks se trouvait avec son épouse en Australie pour les préparatifs du tournage d’un film de l’Australien Baz Luhrmann consacré à Elvis Presley, et dans lequel l’acteur aux deux Oscar doit incarner l’impresario du «King», le célèbre «colonel» Tom Parker.

La production du film a été mise en suspens.

«Nous avons appris qu’un membre participant à notre film sur Elvis, actuellement en pré-production sur la Gold Coast, en Australie, a été testé positif au Covid-19», ont indiqué les studios Warner Bros dans un communiqué transmis à l’AFP, sans toutefois nommer Tom Hanks.

«Nous collaborons avec les agences sanitaires australiennes compétentes pour identifier et contacter tous ceux qui auraient pu entrer en contact direct avec cette personne», poursuit le communiqué.

Le maire de Gold Coast Tom Tate a précisé que le diagnostic était tombé jeudi «tôt, très tôt.»

«La nouvelle a été annoncée par Baz quand tout le monde était là et chacun est rentré chez lui», a-t-il raconté.

«Toutes les personnes qui se trouvaient sur le plateau sont rentrées chez elles pour observer d’elles-mêmes une quarantaine», a-t-il poursuivi, en précisant que sa propre fille faisait partie des personnes concernées. «La politique est que les gens dont les tests sont négatifs reprendront le travail».

On ignore où Tom Hanks et Rita Wilson ont contracté la maladie, qui a contaminé plus de 140 personnes en Australie, dont trois sont mortes.

Mme Wilson, qui est actrice et chanteuse, avait donné un concert dans un hôtel de Brisbane le 5 mars, et à l’Opéra de Sydney le 7.

Lors de son passage à Sydney, le couple s’est aussi rendu dans le quartier de Bondi, célèbre pour sa plage qui attire des touristes du monde entier.

Cinéma

Décès de Tonie Marshall, une réalisatrice engagée

PARIS — «Petite actrice» devenue réalisatrice, Tonie Marshall, décédée jeudi à 68 ans, était la seule femme à avoir remporté le César de la réalisation il y a 20 ans pour Vénus Beauté (Institut).

«Dans la vie, comme dans ses films, elle nous a ému, souvent, fait sourire joliment, elle nous a séduit toujours, a salué sur Twitter Pierre Lescure, président du festival de Cannes. Tonie était forte et attentive, engagée et délicate.»

Son prédécesseur, Gilles Jacob a lui écrit sur les réseaux sociaux : «Quelle tristesse! Elle était vive, rieuse, chaleureuse, folle de cinéma et de la vie. Une belle et bonne personne. Toute mon affection à Micheline Presle, sa mère.»

La Franco-Américaine est donc la seule femme à avoir remporté le César de la réalisation : les femmes et leur place dans la société, c’était d’ailleurs le sujet de son dernier film, en 2017, Numéro Une, ou la bataille d’une ingénieure pour prendre la tête d’une grande entreprise.

«Tout ce qui est dans le film est très réaliste», confiait au moment de la sortie la cinéaste, qui avait rencontré de nombreuses dirigeantes pour ce long-métrage. «Je ne voulais pas montrer des hommes caricaturaux, mais en revanche montrer à quel point ces sphères sont occupées.»

«Les femmes ont du mal à s’y projeter», poursuivait Tonie Marshall, qui dénonçait «une organisation frontale» et «une misogynie bienveillante, paternaliste», pour empêcher les femmes d’accéder aux plus hauts postes.

Dans le monde du cinéma, Tonie Marshall assurait en revanche ne pas avoir souffert de sexisme. «Je n’ai jamais entendu dire qu’un film ne se montait pas parce qu’il était fait par une femme», disait-elle.

La France «est le pays où il y a le plus de femmes en réalisation», se réjouissait la réalisatrice et scénariste, svelte, cheveux blonds coupés courts et ton décidé.

Elle-même, quand elle s’est lancée dans la réalisation en 1989 avec Pentimento, a «eu un peu peur de ne pas y arriver». «Parce que j’étais une petite actrice, que je n’avais pas fait d’école, que je n’avais pas de technique», se souvenait-elle. «Mais j’ai trouvé un réalisateur qui m’a fait confiance et j’ai appris.»

«Les films par cœur»

Le virus du cinéma lui a été transmis par sa mère, qui trouve souvent un petit rôle dans ses films. «Elle m’a communiqué le goût de voir des films, même toute seule, à 2h de l’après-midi», exposait-elle.

Enfant, Tonie Marshall a grandi à côté du cinéma d’art et d’essai le studio des Ursulines à Paris. «Ma chambre donnait sur la cabine du projectionniste et j’apprenais des films par cœur, je voyais même des films que je ne comprenais pas, des Bergman», se souvenait-elle.

Au fil de sa filmographie, elle a dressé une galerie de portraits attachants, souvent féminins, comme celui d’Anémone, sa meilleure amie d’adolescence, dans Pas très catholique, ou Angèle (Nathalie Baye) dans Vénus beauté (Institut).

Engagée, membre du collectif 50/50 en faveur de l’égalité entre hommes et femmes dans le cinéma, la réalisatrice franco-américaine avait été à l’initiative du port du ruban blanc lors de la cérémonie des César en 2018 pour lutter contre les violences faites aux femmes, en association avec la Fondation des femmes.

Cinéma

Tristan Séguéla: quoi de neuf, docteur?

PARIS — Michel Blanc figure au sommet du panthéon de la comédie française. D’abord dans les films populaires (la série des Bronzés, Le père Noël est une ordure), puis des comédies dramatiques grâce à leur résonance et leur sens du dialogue (Marche à l’ombre, Grosse fatigue), qu’il réalise. Puisqu’il se consacre surtout au registre dramatique depuis une vingtaine d’années, forcément sa présence dans la comédie douce-amère Docteur? attire l’attention…

L’acteur incarne Serge Mamou Mani, un docteur qui travaille sur appel, de nuit, à Paris. Le soir de Noël, il est le seul médecin de garde et picole. Mauvaise idée : une menace de radiation pèse déjà sur ce toubib désabusé et cynique. Blessé au dos, il souffre le martyre et devient incapable de voir ses patients. Mais son chemin va croiser celui du candide Malek, un livreur (Hakim Jemili). Il l’embauche pour usurper son identité et le guide à distance en lui murmurant des indications dans un écouteur…