Le sourire d'Alex Labbé à la suite de sa victoire à Saskatoon; l'air soucieux d'Andrew Ranger au même endroit...

Une semaine aux antipodes pour Labbé et Ranger

CHRONIQUE / La tournée dans l'Ouest canadien de la série canadienne de NASCAR est terminée et tout le monde est rentré à la maison. Certains avec le sourire, d'autres pas. Alex Labbé est rentré avec le sourire, mais pas Andrew Ranger. Pour des raisons évidentes.
Mais commençons par donner des nouvelles de l'état de santé de Ranger, qui n'a pu participer à la course d'Edmonton samedi.
Le Granbyen va mieux. De retour en ville, il a rencontré son médecin de famille dimanche et il s'est fait reconfirmer qu'il avait été victime d'un empoisonnement alimentaire. Il continue à se reposer en attendant d'aller faire de la promotion pour son commanditaire Mopar, mardi ou mercredi, à Toronto.
« À l'empoisonnement alimentaire, il faut ajouter un coup de chaleur, explique Ranger, qui s'est effondré à la suite des pratiques à Edmonton. Sérieusement, je ne m'étais jamais senti aussi mal de ma vie. Au sortir de l'hôpital, j'aurais aimé revenir à la piste pour faire quelques tours afin d'amasser quelques points, mais les médecins ne voulaient rien savoir. »
À en juger par le nombre de courriels reçus par l'auteur de ces lignes de la part d'admirateurs inquiets, Ranger possède encore un gros fan-club. Mais ces gens-là peuvent être rassurés, Andrew reprend du poil de la bête et sera au Grand Prix de Trois-Rivières dans deux semaines.
Peut-être le verra-t-on aussi en rallycross. Ça reste à voir.
Labbé : quand tout roule
Alex Labbé, lui, n'était pas pressé de quitter les provinces de l'Ouest. Même qu'il aurait probablement pris une couple de courses de plus !
Le protégé de BRP, dont le siège social est situé à Valcourt, a été dominant en remportant deux victoires et en montant sur le podium trois fois en autant de tentatives. Et il a lancé un sérieux message au reste du plateau : ce n'est pas des paroles en l'air, il est vraiment là pour gagner le championnat.
Labbé sait qu'un championnat en série Pinty's va lui permettre de graduer en série Xfinity. C'est du moins l'alléchante promesse que lui a faite son patron, Alain Lord Mounir.
Jusqu'ici cette saison, Labbé a triomphé trois fois, chaque fois sur ovale. Et il a ramené une deuxième et une troisième places les deux autres fois où il a tourné en rond avec sa voiture. Samedi soir, après avoir enlevé les honneurs de l'épreuve d'Edmonton, il s'est lui-même proclamé « l'homme à battre sur ovale ».
Avec trois des cinq dernières courses qui seront disputées sur ovale, ses chances d'offrir un championnat à Go Fas Racing et à BRP sont excellentes.
Ranger : courir pour gagner
En faisant l'impasse sur l'épreuve d'Edmonton, Andrew Ranger a tiré un trait sur ses chances de remporter le championnat. Déjà, ses 10e et 7e places à Saskatoon l'avaient relégué au sixième rang du classement et lui avaient fait très mal.
Puisqu'il n'a plus rien à perdre, Ranger va uniquement courir pour gagner d'ici à la fin de la saison. Au diable les stratégies pour amasser le plus de points possible, cela ne sert plus à rien. Il va désormais courir la pédale au fond.
« Je croyais vraiment en mes chances de gagner cette année, reprend-il. C'est bizarre, on dirait que tout a basculé avec la course de Toronto (où il a dû abandonner après avoir été mis K.-O. par Alex Tagliani). Ça va être une fin de saison particulière, mais courir pour gagner, sans se soucier du reste, c'est toujours l'fun. »
Ranger se console comme il peut. On ferait la même chose à sa place.
Des organisations inégales
Cette petite virée dans l'Ouest nous a permis de nous rendre compte que les organisations qui présentent des courses de NASCAR sont très inégales à travers le pays.
Saskatoon était OK, sans plus, mais Edmonton était à des années-lumière de Trois-Rivières et de Toronto, mettons. À Edmonton, pour vous donner une idée, on n'avait même pas ce qu'il fallait pour accueillir dignement les journalistes, à l'exception de ceux de la grosse télé de TSN.
Pour le reste, ça a été agréable. Et Lake Louise, c'est vraiment aussi beau qu'on le dit...