La Société d'histoire est notamment à la recherche de photos évocatrices et d'artéfacts témoins du passé.

Société d'histoire de la Haute-Yamaska : à la recherche de trésors ruraux

L'automne prochain, un livre illustré racontera les plus beaux pans de l'histoire rurale de la Haute-Yamaska. En feuilletant ce recueil publié par la Société d'histoire de la Haute-Yamaska, le lecteur y verra 150 photos témoignant du quotidien de nos ancêtres. Mais pour lancer Un passé en héritage, l'organisme a besoin de l'aide du public.
Marie-Christine Bonneau, Johanne Rochon et Cecilia Capocchi font partie de l'équipe qui s'attaquera au projet.
« On fête nos 50 ans cette année. C'est un beau cadeau que la MRC de la Haute-Yamaska nous fait pour aller de l'avant dans ce projet », souligne la directrice générale de la Société d'histoire, Johanne Rochon. Ce cadeau, c'est un octroi de 28 930 $ reçu en début d'année pour appeler les citoyens, les entreprises, les organismes et les municipalités à partager leurs archives témoignant de la vie rurale d'antan dans la région. 
La Société d'histoire rêvait depuis un moment de ce projet d'envergure estimé à plus de 60 000 $. Le moment est maintenant venu de mettre la machine en marche. « Ça demande beaucoup d'énergie. Là, on a une bonne équipe pour le faire », affirme Mme Rochon au sujet de ses collègues Mario Gendron, Marie-Christine Bonneau et Cecilia Capocchi. 
Ceux-ci approcheront notamment les associations, les cercles de Fermières, les AFÉAS, les regroupements agricoles, bref tous ceux qui pourraient détenir des trésors d'antan ou connaître des personnes qui en possèdent.
« C'est intéressant de voir que des documents d'associations sont parfois gardés chez des gens. Ils pourraient se perdre si ces personnes ne se rendent pas compte de leur importance », fait remarquer
Mme Rochon. 
Le livre Un passé en héritage se concentrera sur les photos d'époque - datant d'avant les années 70 - en fonction de six grands thèmes : les travaux et le quotidien, les familles d'ici, la jeunesse en Haute-Yamaska, l'histoire au féminin, au village comme à la ville, ainsi que culture et loisirs. 
Chacun des 150 meilleurs clichés - issus de l'appel à tous et d'archives existantes de la Société d'histoire - sera accompagné d'un court texte rédigé par l'historien Mario Gendron. 
C'est la première fois que l'organisme publie un ouvrage sur la vie en milieu rural. Tiré à 1000 exemplaires, Un passé en héritage se détaillera 25 $ l'unité. 
Pour les besoins du projet, la cueillette de photographies se tiendra jusqu'en juillet prochain.
grande campagne d'acquisition 
Ce vaste projet ne comprend pas que le livre Un passé en héritage, qui devrait aussi être publié sur le web. La Société d'histoire est également à la recherche de tous documents qui touchent de près ou de loin l'histoire des municipalités de Granby, Roxton Pond, Saint-Alphonse-de-Granby, Sainte-Cécile-de-Milton, Saint-Joachim-de-Shefford, Shefford, Warden et Waterloo.
Seront donc acceptées photos de famille, de travail au champ, d'activités commerciales, industrielles, sociales, scolaires ou religieuses. Mais aussi les contrats, certificats, livres de comptes, plans, procès-verbaux, journaux intimes et autres documents administratifs.
Johanne Rochon fait remarquer que l'exil de la campagne vers la ville, jumelé au vieillissement de la population, menace la survie de ces témoins de la mémoire collective. D'où l'urgence de regrouper et de conserver les archives d'époque.
« Quand une personne décède, on demande aux familles de ne pas jeter les pièces d'archives et de nous les apporter. »
Celles-ci peuvent être directement déposées à la Société d'histoire ou reproduites numériquement. L'émission de reçus aux fins d'impôt aux donateurs est possible en fonction notamment de la rareté, de l'état de conservation et de l'ancienneté des archives.
Assez d'espace
À ce jour, 280 fonds d'archives reposent dans les locaux de la SHHY, qui est voisine du Palace de Granby. Cela équivaut à plus de 600 mètres linéaires de documents !
Ceux qui se questionnent sur l'espace dont dispose la SHHY pour conserver tout cela n'ont pas à s'inquiéter. En plus de son local au rez-de-chaussée de la bâtisse de la rue Principale et d'un espace au sous-sol, l'organisme peut maintenant compter sur un grand espace d'entreposage quelques étages plus haut, gracieuseté de la Ville de Granby.
Pour avoir une idée du genre d'archives qu'on y trouve, il suffit d'aller fouiner sur le site www.shhy.info
Quant aux personnes qui souhaitent participer à cette grande collecte, ils sont invités à composer le 450-372-4500.