Normand Bourbonnais, président-directeur général du C2MI.

Québec octroie plus de 310 000 $ au C2MI

Le gouvernement du Québec a annoncé, jeudi, qu'il accorde une enveloppe de 310 750 $ au centre de recherche et de développement en microélectronique (C2MI), sis dans le parc scientifique bromontois. Cette somme servira notamment à promouvoir ce créneau de pointe et à mettre en place une plateforme web pour répertorier les compagnies qui évoluent dans cette sphère.
C'est avec enthousiasme que le président-directeur général du C2MI, Normand Bourbonnais, a accueilli cette subvention dévoilée par la ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Allègement réglementaire et du Développement économique régional, Lise Thériault. Cette enveloppe a été attribuée via le Programme d'appui au développement des secteurs stratégiques et des créneaux d'excellence. « Ça fait quatre ans que le C2MI est responsable du créneau Accord [en microélectronique] pour la région de la Montérégie et de l'Estrie. C'est un regroupement d'entreprises dans ce secteur qui a une force économique importante. Cet argent va définitivement nous permettre de poursuivre sur notre lancée pour faire grandir encore davantage [cette industrie]. » 
Pour le PDG du Centre de collaboration MiQro Innovation de Bromont, il est primordial de mettre davantage cette sphère sous les projecteurs. « On parle beaucoup de l'aérospatiale au Québec. Mais l'électronique, c'est 40 000 emplois ici, 800 entreprises et 11 milliards de revenus. Pourtant, on n'en entend pas souvent parler. C'est un peu de l'acquis parce que l'électronique est omniprésente partout. »
Selon M. Bourbonnais, cette industrie de pointe fourmille particulièrement dans le « corridor nord-est », qui s'étend de la Caroline du Nord jusqu'à Montréal. « Les investissements des entreprises y sont énormes. On parle de 25 à 30 milliards au cours des 15 dernières années », a-t-il soutenu.
Nouveaux marchés 
Dans un contexte de mondialisation, percer de nouveaux marchés n'est pas chose aisée. Les compagnies qui évoluent dans le domaine de l'électronique n'échappent pas à cette réalité. Grâce à l'enveloppe octroyée par Québec, le C2MI veut aider ces entreprises à se tailler une place de choix, tant ici qu'ailleurs sur la planète. « La subvention nous a permis, entre autres, d'embaucher une personne qui va faire rayonner l'industrie, a mentionné M. Bourbonnais. On parle notamment de participer à des foires puis à des événements ciblés. » 
La mise en place d'une nouvelle plateforme virtuelle est aussi en branle. « L'idée avec ce nouvel outil, c'est de s'assurer qu'à travers le Québec, et même au-delà de nos frontières, les gens sont au courant des capacités que nos entreprises ont en électronique. Trop souvent, les gens vont à l'extérieur pour trouver des compétences que l'on a juste de l'autre côté de la rue, a illustré le dirigeant du C2MI. Les industriels vont pouvoir identifier leurs compétences et on veut étendre rapidement cette plateforme à l'ensemble de la province. » Celle-ci devrait être opérationnelle d'ici le début mars.