Des mois de pratique, à raison d'un entraînement par semaine, ont été nécessaires afin de bien préparer les jeunes à leurs affrontements du 19 août prochain.

Prêts à casser la Barak!

Six adolescents granbyens qui fréquentent la Maison des jeunes de La Barak s'affronteront et combattront des lutteurs de la Fédération de lutte de Granby (GEW) lors d'un spectacle dont les fonds serviront à financer les diverses activités de l'organisme.
Gamer Kid, Blak, Missy Flash et Psycho Princess s'entrainent avec le lutteur professionnel Sébastien Théberge et offriront un spectacle de lutte pour financer la Maison des jeunes qu'ils fréquentent. (absents de la photo : Blu et Redd)
L'une des clés de l'apprentissage du métier de lutteur: savoir tomber!
Il s'agira du tout premier gala Barakmania. Le projet pilote date cependant de l'an passé, où un court spectacle de lutte avait été réalisé pendant le 9e SkateShow de la Barak. « Ça avait très bien fonctionné avec le public, se rappelle Sébastien Théberge, lutteur professionnel indépendant depuis 12 ans qui s'implique au niveau des sports à la Maison des jeunes. Il a donc décidé d'organiser un gala de lutte pour faire vivre une expérience aux jeunes et pour financer leur repaire.
« C'est vraiment pour les jeunes qu'on fait ça. Pour leur faire vivre un rêve. Peut-être que ça va leur donner la piqûre. Sinon, au moins, ils vont avoir vécu une expérience hors du commun », croit le passionné. « C'est une adrénaline incomparable ».
Un tel projet est, selon Sébastien, une bonne façon d'intéresser les jeunes à quelque chose de nouveau et de leur en apprendre sur eux-mêmes. « Ça leur donne une motivation. Il y a des jeunes qui n'ont rien à faire. Ça, ça les implique dans quelque chose. Je pense que certains sont en train de se découvrir une passion », croit celui qui les affrontera sous le nom de Surfer Mitch, le soir du spectacle. « Certains sont plus théâtraux, d'autres plus cascadeurs, sportifs. Ça va chercher vraiment plusieurs styles de personnes ».
Et les jeunes en apprennent beaucoup lors de leurs nombreuses séances d'entraînement (une fois par semaine depuis six mois) en vue du spectacle. « Il y a une partie très physique, une autre technique, et beaucoup de théâtre aussi.
Veux, veux pas, il faut qu'ils apprennent à tomber, aussi ». 
Joindre l'utile à l'agréable
Pour l'instigateur de l'événement, il s'agit d'une excellente façon de réunir deux choses qu'il adore : la lutte, et le travail avec les jeunes. « J'ai tout le temps travaillé avec les jeunes. J'aime beaucoup partager ma passion aux jeunes. J'adore aussi le sport, alors, aller en faire avec eux, c'est encore mieux ! »
En plus des personnages hauts en couleur des jeunes (Gamer Kid, Missy Flash, Psycho Princess, Blu, Redd et Blak), des grands du monde de la lutte québécoise seront présents, dont Dru Onyx et son imposante présence (6 pieds 2, 350 livres) et le duo de « rednecks » Kickin' N Stompin'. D'autres cordes sont à l'eau, assure Sébastien « Surfer Mitch », mais il est encore trop tôt pour s'avancer. Plusieurs lutteurs de la GEW seront également de la partie.
Financement
Aux dires du responsable des sports de la Barak, le financement de la part du gouvernement se fait de plus en plus timide, si bien que la Maison des jeunes doit s'assurer en plus grande partie de sa pérennité. « Le gouvernement, avant, donnait de l'argent à la Maison des jeunes, que ce soit pour les activités, les dépenses, etc. », explique-t-il. « Mais actuellement, ils ont coupé sur certaines choses ».
Le budget de la Barak est donc à la baisse, ce qui affectera ses activités. « Ils [les jeunes de la Barak] ont des activités, mais ils sont toujours limités par le budget. Et là, le budget va descendre, donc ils n'auront plus d'argent pour leurs activités ». 
Il devient donc important pour la Barak d'organiser des activités de financement pour que d'autres activités puissent avoir lieu, pour avoir plus de nourriture dans leur cantine, etc. La responsabilité leur revient. Si tout fonctionne bien, le projet en sera un à répéter, espère son instigateur.