Activité pour la Journée nationale des cuisines collectives afin de se faire connaître. photo: christophe boisseau-dion

Populaires, les cuisines collectives

Des élus de la région ont enfilé un tablier vendredi pour souligner la Journée nationale des cuisines collectives et cuisiner une généreuse soupe-repas du Moyen-Orient, qui a été servie aux dîneurs de l'organisme Partage Notre-Dame.
Cette activité avec les élus est devenue une tradition, a relevé la directrice des Cuisines collectives de la Montérégie, Martine St-Germain. « Les gens aiment ça. Ça se fait dans la bonne humeur. On a décidé de ne rien changer à la formule », dit-elle. 
L'activité vise à rappeler le rôle des cuisines collectives, très populaires dans la région. À preuve, le nombre de participants par groupe a dû être augmenté et une liste d'attente a été instaurée, affirme Mme St-Germain. 
Selon elle, les avantages de cuisiner en groupe sont nombreux. « Cela permet de développer une autonomie alimentaire, de socialiser, de briser l'isolement. Ça a des bienfaits autant sur le plan social qu'économique », énumère la directrice. 
Les Cuisines collectives de la Montérégie, implantées au Centre St-Benoit, ont accueilli l'an dernier 250 participants répartis dans 29 groupes, dont des diabétiques, des aînés, des mamans, des travailleurs. « On s'adapte à leurs besoins », dit Martine St-Germain.
En vertu d'une entente avec le centre de dépannage Marguerite-Dubois de Bromont, des groupes y sont aussi actifs.
Activités
Au total, quelque 50 000 portions sont cuisinées par année, si bien que la cuisine est occupée « sept jours par semaine », note Mme St-Germain.
L'endroit organise des ateliers culinaires pour adultes et pour enfants ainsi que des camps de jour durant la saison estivale. Il offre un service de traiteur. Des partenariats existent aussi avec les organismes Solidarité ethnique régionale de la Yamaska et Réussir avec Pep. 
Grâce à une récente subvention reçue dans le cadre du programme Nouveaux horizons pour aînés du gouvernement fédéral, les Cuisines collectives de la Montérégie planchent sur un projet afin de cuisiner avec des résidants des HLM de Granby. Un autre projet de livre de recettes avec des aînés est aussi dans les cartons, souligne la directrice. 
Son propre fils, Victor Desmarais, 11 ans, est un adepte de l'endroit. Il participe entre autres aux ateliers pour enfants au cours desquels il a eu l'occasion de cuisiner du couscous, des barres aux lentilles et des muffins aux canneberges. 
Vendredi, il s'est mêlé au groupe pour couper des légumes. Il a entre autres travaillé aux côtés du maire de Saint-Alphonse, Marcel Gaudreau, du maire de Saint-Joachim, René Beauregard, de la conseillère de Shefford Johanne Boisvert et du député de Shefford, Pierre Breton. Le maire de Granby, Pascal Bonin, est passé en coup de vent, ayant d'autres obligations.
« Je trouve ça super quand on sait ce que ça apporte aux gens », a affirmé René Beauregard. « C'est très agréable de penser qu'on cuisine pour des gens qui en ont besoin et de constater que les cuisines collectives sont actives auprès de plein de gens », a renchéri Pierre Breton. 
À entendre les rires qui fusaient autour des chaudrons, force est de constater que la cuisine en groupe est aussi source de plaisir.