L'auteure et ex-journaliste à Radio-Canada et CKAC sera à la Galerie Art Libre de Sutton ce samedi, de 14h à 17h, pour la lecture-théâtre d'un extrait de son récit sur les réfugiés de la bande de Gaza, La force du nombre.

Pauline Gélinas: entre l'enfance et Gaza

«Pour moi, chaque tir à Gaza, c'est mon père qui n'en peut plus.»
Les mots résonnent encore plusieurs jours après l'entrevue accordée à La Voix de l'Est. Avec cette phrase à la fois simple et lourde de sens, Pauline Gélinas venait d'humaniser des décennies d'un conflit lointain que trop de gens peinent encore à comprendre.
La politologue de formation, elle, le comprend très bien. En 2002, elle a passé un peu moins de deux mois dans les camps de réfugiés de Gaza. Cette expérience allait lui servir pour écrire son mémoire de maîtrise, guidé par une seule question: comment peut-on faire des enfants à la douzaine si on sait qu'on ne sera pas capable de tous les nourrir? «Certaines questions de recherches peuvent nous interpeller personnellement, et celle-là en était une qui avait piégé mon enfance...», laisse entendre la cadette de neuf enfants.
«Mon père n'a pas travaillé longtemps..., reprend-elle. On est passé à deux doigts de faire la première page du Journal de Montréal; il avait décidé de tous nous tuer puis de se suicider. Bon, ça n'a pas fonctionné, il a été interné en psychiatrie et le cher docteur Cameron en a fait un légume avec ses électrochocs.»
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