Avec «son plus gros show en carrière», présenté les vendredis et samedis soirs jusqu'au 18 août au Palace de Granby, la pianiste Marimuz nous invite à pénétrer dans son univers musical.

Marimuz au Palace: vous ne le regretterez pas

(Critique) Avec «son plus gros show en carrière», présenté les vendredis et samedis soirs jusqu'au 18 août au Palace de Granby, la pianiste Marimuz nous invite à pénétrer dans son univers musical. Un univers rempli d'émotions, sensible, presque magique, et qui, chose certaine, nous fait passer une très agréable soirée d'été.
On sait déjà à quoi s'attendre niveau musical avec Marimuz. Encore plus cette fois-ci, puisqu'elle débarque, en compagnie de ses fidèles musiciens - Marius Mihai, Simon Daigle, Jimmy Cliche et Iohann Laliberté - avec la majorité des titres qui figurent sur ses deux albums. Aucune surprise à ce niveau, donc.
Mais ce qui est nouveau, c'est toute la mise en scène et la partie visuelle qui entourent la musique, qui viennent lui donner une autre dimension, un autre sens. Qui font, pour ainsi dire, qu'on assiste à un véritable spectacle, à quelque chose qui nous en met plein la vue (et les oreilles, bien sûr!). Tout ça, gracieuseté de Jessy Brown, le nouveau collaborateur de Marimuz.
Les compositions de la Granbyenne sont imagées à la base. Mais de les voir mises en scène et accompagnées d'éléments visuels nous permet de les redécouvrir sous un autre angle. Comme si, grâce aux images, les chansons nous amenaient ailleurs, nous faisaient faire un autre voyage.
La soirée commence doucement avec Horizon et Berceuse pour Kamil, deux titres qui figurent sur Ezperanto II. La première partie sera d'ailleurs, en grande partie, composée des plus récentes compositions de Marimuz, contrairement à la deuxième, qui nous ramène davantage aux premières.
Mais le spectacle ne berce pas doucement le public bien longtemps; bientôt, il connaît quelque chose de plus heavy, plus «fougueux», pour emprunter le terme utilisé par la pianiste, avec Différences, Fatalité et 30 ans, avant de finir en force avec Tribal, la toute première composition de la musicienne.
Avec ces tounes plus rock and roll, l'aspect visuel, sans dire qu'il prend moins de place, change par ailleurs de nature et n'est plus autant mis de l'avant. Du moins, pas de la même façon qu'il l'était en début de spectacle. J'ai moins apprécié, mais ça peut n'être qu'une question de goût.
La seconde partie commence quant à elle avec des titres (et des images) coup de poing avec Mensonges et Lamentations. L'espoir prend ensuite la relève avec Ces Mots et la magnifique Rue de la Volière, et on a droit qu'à du beau jusqu'à la fin de la soirée, qui culmine avec Carpe Vitam, sorte d'hommage au moment présent.
En rappel, on a même pu entendre une nouveauté, Simplement, qui devrait figurer sur le prochain album de Marimuz, présentement en chantier.
Vous aurez remarqué que je n'ai pas osé trop en dire sur ce que réserve la soirée visuellement... C'est que la surprise mérite de rester une surprise. Chose certaine, vous ne le regretterez pas.