Écrire à l'ordinateur permet aux élèves de composer et de modifier leurs textes plus facilement. Quant au correcteur automatique, «ce n'est pas lui qui fait tout le travail», indique le chercheur Thierry Karsenti, de l'Université de Montréal, qui a étudié les effets de l'implantation massive d'ordinateurs portables à la commission scolaire Eastern Townships.

L'ordinateur empêche d'apprendre à bien écrire

«Dans mon temps, on faisait tout à la main et c'était bien mieux!», entend-on parfois pour critiquer l'utilisation de plus en plus poussée de l'ordinateur dans les salles de classe du Québec. Que les élèves ont «tout cuit dans le bec», qu'ils n'apprennent plus parce que le correcteur automatique fait tout à leur place, et que dire de leur calligraphie?
La commission scolaire Eastern Township a surpris en 2002 en instaurant le programme «Un élève, un portable» à tous ses niveaux. On lui a reproché d'abdiquer ses responsabilités, de céder à l'invasion des technologies, de gaspiller de l'argent pour rien...
Dix ans plus tard - et bien que le programme soit plutôt devenu «trois portables pour quatre élèves», faute de moyens -, force est de constater que le jeu en valait la chandelle. Le taux de décrochage de la commission scolaire, jadis parmi les plus hauts de la province, a chuté de 18 %.
Or, la majorité des décrocheurs le font parce qu'ils échouent à leurs cours de langue maternelle au secondaire. L'utilisation de l'ordinateur au primaire permet de pallier cette situation, affirme Thierry Karsenti, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication en éducation de l'Université de Montréal.
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