Fait d'ombre et de lumière, l'art de Yannick Melchior fait penser aux vitraux d'une cathédrale qui sortiraient tout droit de l'imagination d'un romancier futuriste.

Les vitraux numériques de MelkyArt

Combien de fois dans un musée ou une exposition d'art a-t-on entendu une personne s'exclamer ''J'aurais pu peindre ça, moi aussi.'' Parions qu'en regardant les oeuvres déroutantes de MelkyArt, le public s'exclamera plutôt: mais comment a-t-il fait?
Fait d'ombre et de lumière, son art fait penser aux vitraux d'une cathédrale qui sortiraient tout droit de l'imagination d'un romancier futuriste - le nom de sa technique l'est tout autant: peinthographie abstraite numérique. D'ailleurs, la comparaison avec les vitraux d'église n'est pas innocente. Le photographe de Farnham, mieux connu sous le nom de Yannick Melchior, se dit fasciné par cet art lumineux. «Je me suis demandé pourquoi la lumière ne viendrait pas de l'oeuvre elle-même.» Cette interrogation est devenue en quelque sorte le phare qui l'a guidé tout au long de son processus jusqu'à ce qu'il soit satisfait du résultat. Il observe longuement les techniques du travail du verre. Cette idée de transparence le fascine. «Une oeuvre doit vivre», décrète-t-il. «Pendant une longue période, j'ai rodé ma technique dans différentes imprimeries. Mes premiers essais sur papier étaient... normaux. Ils ne donnaient pas leur plein potentiel. J'ai jasé avec du monde compétent, ils m'ont suggéré des choses, car ils ont vu que j'étais exigeant. Ç'a été des essais-erreurs tout le long jusqu'au moment où je suis arrivé avec ce style qui donne de l'impact.» Cette recherche esthétique s'est amorcée en 2006, alors que ses photos artistiques ne trouvaient pas leur place dans des symposiums de peinture. «J'ai décidé d'explorer une formule qui me permettrait d'exposer. Pour moi, c'est primordial de rencontrer le public, d'autant plus que les galeries d'art sont très sélectives et leur pourcentage de commissions est très élevé.»
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