Les pauvres «i»

Je veux, par mon titre, vous faire part du son «i» qui devient trop souvent un «é».  
Je veux, par mon titre, vous faire part du son «i» qui devient trop souvent un «é».  
Prenons comme exemple les mots: la ville de Granby, une pilule et une minute.
Ce que nous entendons c'est: la vél de Granby, une péleul, une méneut et je continu, une bèll féil (fille), la créték (critique), la boutsék (boutique), etc.
Pourtant, quand le i est seul, il est toujours bien dit.   Vous voulez des exemples? En voici:  samedi, cuit, gentil, fusil, nombril, ça suffit! et continuez si vous le désirez.
Pour réaliser un beau «i» il ne faut pas se placer la bouche en «trou de cul de poule». Il faut tout simplement se dire que c'est de la même façon que le mot «pis» qui est la diminution du mot «puis».  
«Pis, kès ke tan di?»
Que voulez-vous? 
Une langue bien articulée donne une deuxième langue bien articulée. Un jour, pas si lointain, un homme bien intentionné me disait qu'il s'exprimait mieux en anglais. J'ai fait la réflexion suivante: «C'est impossible, puisque ce sont les mêmes muscles qui travaillent!»   
En effet, c'est facile à comprendre. Tous les individus sur Terre ont le même appareil phonateur. Un nez pour respirer, 17 muscles pour la langue, le pharynx et le larynx, deux poumons et un bon diaphragme.   
Nous sommes donc tous des polyglottes en devenir. 
Si la langue maternelle est bien articulée, elle aura la même articulation dans les autres langues. Il suffit d'entendre, d'écouter et de reproduire. Nos cordes vocales, au nombre de deux, sont disponibles pour continuer le chemin vers la production.
Il n'y a pas que le «i» qui est abîmé. Il y a aussi le «u».
Remontez à mes mots pilule et minute.  
Chez les consonnes, on soulignera les «d», qui deviendront des «dz» ou des «ds». Écoutez bien les jours de la semaine et faites-les en exercice: lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. N'appuyez pas. Faites-les simplement et légèrement.
Et voilà! 
Me voilà retombée dans mon vieux chemin de professeure de diction. La diction, ce n'est pas une maladie, c'est la connaissance des sons propres à sa langue et son application à la conversation et à l'interprétation des textes (prose, vers, théâtre).
Merci de me lire et de me le dire,