Chez SOS Dépannage, des bénévoles sont recherchés pour effectuer le tri de vêtements et de menus objets provenant de dons qui seront vendus au Magasin Général.

Le temps, une denrée recherchée!

Les organismes communautaires acceptent les dons en aliments, en vêtements, en meubles et en objets divers. Mais l'une des denrées les plus précieuses à leurs yeux demeure les heures que plusieurs offrent bénévolement pour les soutenir.
« On est un peu débordés, mais on est contents de l'être. C'est signe que la population est avec nous », souligne Nancy Marcoux, directrice des ressources humaines et des opérations pour SOS Dépannage.
Autour de la période de la Guignolée, plus de 750 personnes effectuent le porte-à-porte à Granby, alors qu'une centaine d'autres récupèrent les denrées qui seront triées par quelque 500 bénévoles.
Or, SOS Dépannage a besoin d'aide durant toute l'année. Environ 83 bénévoles viennent mettre l'épaule à la roue chaque semaine dans les locaux de l'organisme. Certains investissent quelques heures, d'autres une demi-journée, voire une ou plusieurs journées complètes.
Une vingtaine de paires de bras supplémentaires seraient toutefois bienvenues pour venir à bout de tout l'ouvrage à abattre.
Un tri pour une deuxième vie
« Si quelqu'un est intéressé à s'impliquer, je le rencontre et on fait le tour. Si la personne manifeste un intérêt pour un type de tâche, je vais essayer de trouver quelque chose qui va lui plaire et qui répond à ses capacités. Mais je garde d'abord mes besoins en tête », relève Mme Marcoux.
Quels sont les principaux besoins de SOS Dépannage par les temps qui courent ? D'abord, le tri de vêtements et de menus objets provenant de dons qui seront ensuite vendus au Magasin Général. 
D'immenses cages de clôture de chaînes contiennent les milliers de sacs de plastique remplis de vêtements, qui eux s'empilent les uns sur les autres jusqu'au plafond. Cela est sans compter les centaines de boîtes où sont classés des objets de toutes sortes qui pourraient profiter d'une deuxième vie. 
Si on ignore quelle quantité de dons est acheminée chaque année dans les conteneurs de l'organisme, on sait combien de kilos en sortent, parce que chaque item est pesé à sa sortie du magasin ou de l'entrepôt. Pour la seule année 2015-2016, c'est 1,36 million de kilogrammes de dons qui ont évité le chemin des poubelles et de l'enfouissement, soit près de 95 % de tout ce qui a été reçu durant cette période. 
Ensuite, les bénévoles peuvent s'investir dans l'entretien des jardins de l'organisme ou faire bénéficier celui-ci de talents particuliers qu'ils possèdent. « Par exemple, si on avait quelqu'un qui s'y connaît dans le sport, il pourrait nous aider à évaluer la valeur du matériel qu'on reçoit et nous dire si c'est encore actuel », explique la responsable. SOS Dépannage reçoit en effet des skis, patins, bâtons de golf, casques et autres accessoires de loisirs par dizaines.
Une famille
La moyenne d'âge des bénévoles, chez SOS, oscille autour de 62 ans. Il serait donc faux de croire que seuls des retraités s'investissent auprès de l'organisme.
« Ça peut être des gens en arrêt de maladie, en pré-retraite, qui sont mis à pied ou qui ont simplement du temps ! lance la responsable. Ce qu'on cherche, ce sont des gens prêts à s'impliquer de façon régulière et capables de demeurer debout pendant quelques heures. Même une demi-journée par semaine, ça ferait notre affaire. En échange, nos bénévoles se sentent utiles, on a une belle gang et il se crée des liens d'amitié ! »
« Avec le temps, les gens sont devenus une famille. C'est un heureux mélange de toutes sortes de monde et ça met de l'ambiance, ajoute Mme Marcoux. Des fois, ça se met à chanter pendant qu'on travaille ! »
« C'est du donnant-donnant ; si la personne est heureuse avec nous, on est contents aussi, dit-elle. Tant que les gens vont être là avec nous, on va continuer de faire mieux ! »
Impliqués de longue date
Chez SOS Dépannage, les bénévoles s'impliquent en moyenne durant sept ans auprès de l'organisme. Parmi les plus assidus, il y avait celle qu'on appelait Madame Irène, malheureusement décédée le mois dernier. « Elle, elle était avec nous depuis les débuts, donc depuis plus de 30 ans, raconte Nancy Marcoux, directrice des ressources humaines et des opérations pour SOS Dépannage. On en a d'autres qui sont là depuis au moins 15 ou 20 ans. »
La fidélité de ces bénévoles, qui se présentent généralement aux mêmes plages horaire, permet à Mme Marcoux de bien organiser leur emploi du temps. « Je sais que les lundis, ce sont telles personnes qui vont venir aider. Le mardi, ce sera une autre gang », illustre-t-elle.
L'organisme reçoit aussi des groupes qui s'impliquent via leur entreprise, par exemple une journée par année. « Cette journée-là, c'est la fête ! Les gens arrivent en grand nombre, il y a une belle ambiance. C'est très bon pour le moral des employés ! » s'exclame Mme Marcoux.