Le ruisseau aux Morpions et autres cocasseries

C'est depuis mes débuts au plus petit quotidien français d'Amérique (La Voix de l'Est) que je me demande pourquoi le ruisseau aux Morpions, près de Notre-Dame-de-Stanbridge, dans Brome-Missisquoi, s'appelle le ruisseau aux Morpions.
La question qui peut paraître anodine est revenue d'actualité après la publication d'un article de ma nouvelle et ambitieuse collègue Ariane Faribault intitulé Des parasites plein le ruisseau aux Morpions.
(Soit dit en passant, la mairesse de Notre-Dame-de-Stanbridge, Ginette Simard Gendreault, a trouvé le texte excellent, mais n'a pas du tout apprécié le titre, qu'elle trouve par trop farfelu. Je lui ai fait remarquer qu'au contraire, il dirige l'attention vers un article qui, sans lui, aurait pu passer inaperçu aux yeux du lecteur distrait et surtout las en cette époque où il est presque tout le temps question d'environnement. Mais ça n'a pas pris. Et comme un lâche, je n'ai pas osé lui avouer que le titre était mon idée.)
Le parasite en question, or donc, c'est la lamproie, sorte de poisson-vampire qui parasite les autres poissons et dont la municipalité veut freiner la multiplication par l'installation d'une barrière pour les capturer.
Aucun danger, en passant, pour les autres poissons. Et pour ceux qui se le demandent encore, non, il n'y a pas de morpions dans le ruisseau aux Morpions, un affluent du lac Champlain.
Soit. Mais la question demeure: ils viennent d'où, les morpions? J'ai téléphoné à la Société d'histoire de Missisquoi, qui m'a recommandé à... la mairesse de Notre-Dame-de-Stanbridge, Ginette Simard Gendreault, historienne à ses heures et qui a déjà écrit sur le sujet.
Réponse: selon toute vraisemblance, le ruisseau s'appelait à l'origine Morbon Creek, et au début du XXe siècle, avec l'arrivée des francophones, ces infâmes ont déformé le nom à leur façon, sans arrière-pensée coquine bien sûr, et c'est alors devenu le ruisseau aux Morpions.
Malheureusement, Mme Simard Gendreault ignore l'origine du nom Morbon. Et elle doute fort qu'il s'agisse du nom d'une famille de la région puisque les documents historiques n'en font pas mention, et il n'y pas non plus de Morbon dans la région aujourd'hui.
Bref, le mystère demeure. S'il y a quelqu'un, quelque part, terré dans un cottage centenaire au fond d'une vallée bucolique de Brome-Missisquoi et qui connaît la réponse, écrivez-moi!
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Pendant des années je me suis dit: non, je ne boirais pas de café, je suis fort, moi, je n'ai pas besoin de ça. Pff.
Alors, j'ai bu du thé. Longtemps. Trop. Même après avoir été embauché au quotidien de la rue Dufferin, j'ai résisté.
Mais finalement, les horaires atypiques, les affectations parfois assommantes et les longues journées ont eu raison de ma volonté. J'ai cédé. Et je ne me suis jamais senti aussi bien!
J'essaie de ne pas en boire trop, quand même. Disons un aux deux jours. Comme on m'a déjà dit: c'est comme le pot, si t'en prends chaque jour ça finit par perdre de son effet pis à être moins le fun. Je répète, c'est ce qu'on m'a dit.
Pis entre deux joints, faut ben faire ket'chose.
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Je sais, c'est puéril (encore), mais je viens de m'acheter un sabre laser chez Zellers. Tsé là, comme dans Star Wars? Un rouge. Celui de Darth Vador. Qui luit et qui fait du bruit!
(En passant, ma copine a, malgré ses 31 ans, une peur bleue du bruit que fait le seigneur Sith lorsqu'il respire. C'est très drôle, car ça me permet de rigoler un bon coup à peu près n'importe quand en soufflant très fort dans une tasse, à ses côtés, et en la voyant se trémousser d'effroi.
Pourquoi? Il appert que quand elle était jeune, elle s'est fait garder par ses tantes qui regardaient la trilogie de l'ancien bon réalisateur Georges Lucas et qui se sont amusées à lui faire croire que le grand méchant vêtu de noir et avec une voix caverneuse, eh bien, il enlevait les enfants en plus de tuer des rebelles.
C'est chien, hein?)
Rassurez-vous, donc, l'épée n'est pas pour moi, ou peu s'en faut. C'est pour jouer avec mon neveu Gabriel, six ans, lorsqu'il se fait garder chez moi et que nous nous lançons dans de furieuses joutes (ah, voilà un mot cher à mon collègue Fernand Bélanger!) d'escrime au sabre lumineux, dans le noir, avec la musique de John Williams en fond et mon balcon arrière comme gouffre menaçant.
Je dois m'exercer, car jusqu'à maintenant, il me bat, le petit cr...