Le tribunal accepte d'entendre l'appel des propriétaires du commerce expulsé du centre-ville de Granby en 2008. Mathieu Girard et Yan Pellerin estiment que leur expropriation vaut bien davantage que ce que le Tribunal administratif du Québec leur a concédé, soit 360 044$.

Le dossier du Studio en Cour du Québec

Le dossier du défunt bar de danseuses nues Le Studio rebondit, cette fois-ci en Cour du Québec.
Le tribunal accepte d'entendre l'appel des propriétaires du commerce expulsé du centre-ville de Granby en 2008. Mathieu Girard et Yan Pellerin estiment que leur expropriation vaut bien davantage que ce que le Tribunal administratif du Québec leur a concédé, soit 360 044$. Ils demandent 1,8 M$, car ils ne peuvent se réinstaller qu'en périphérie de la ville, où il n'y a pas de services d'eau ou d'égout.
Dans sa décision, le juge Serge Champoux donne son aval au motif que la Ville a, peut-être, elle-même fait en sorte que le commerce puisse difficilement être déménagé ailleurs.
Avant l'expropriation, Granby avait modifié son zonage de façon à ce qu'aucun établissement de spectacles érotiques ne puisse avoir pignon sur rue dans la ville, sauf en périphérie. "Le rôle de la Ville dans la difficulté de relocalisation de l'entreprise expropriée" doit être pris en compte, écrit le juge.
L'avocat de la municipalité, Me Roland Veilleux, plaidait que l'indemnité d'expropriation ne vise que la valeur d'un bien ou d'un commerce, et non son déménagement. La Ville ne peut donc verser ce que les expropriés demandent.
Les détails dans La Voix de l'Est de mercredi