Un grand nombre de sportifs de la région s'étaient donné rendez-vous au Grand Bazar, la source du sport.

La page du Kid

De belles retrouvailles au 40e du Grand Bazar !
Andrew Gauthier a connu un drôle de parcours en tant que gardien de but.
Du temps de mon adolescence, comme je l'ai déjà souligné, j'habitais en Mauricie. Passionnés de hockey, mes amis et moi avions comme lieu de rassemblement le magasin « Pro-Sports » de Trois-Rivières-Ouest, propriété d'André « Moose » Dupont qui, au fil des années, est devenu l'un de mes mentors.
Véritable « temple » consacré au monde du sport, le magasin qu'exploitait l'ex-défenseur des Flyers de Philadelphie et des Nordiques, en compagnie de ses associés Michel Lambert et Bernard Leblanc, disposait de tout ce que vous pouviez imaginer en termes d'articles de sport. Inutile de vous mentionner que nous connaissions le contenu de chacun des rayons par coeur, que dis-je, de chacun des présentoirs, tant et si bien que lorsque l'entreprise a eu besoin d'un homme de plancher, j'y fus engagé malgré le fait que je ne venais que de fêter mon 15e anniversaire de naissance.
Puis, quelques années plus tard, quand il décida de renouer avec le monde du hockey professionnel à temps plein en tant que premier directeur du personnel des Sénateurs d'Ottawa, M. Dupont vendit ses parts dans le magasin à ses partenaires qui, malgré leur bonne volonté, n'avaient ni la renommée ni les contacts du « Moose » pour dénicher les aubaines. C'est ainsi que quelques mois plus tard, « Pro-Sports » ferma ses portes. 
Alors vous comprendrez qu'une fois arrivé dans la région, quelle ne fut pas mon agréable surprise de retrouver à Granby un magasin d'articles de sport qui ressemblait étrangement à celui que je fréquentais durant ma jeunesse !
Son nom ? Au Grand Bazar, la source du sport. Et croyez-moi, celui-ci est loin de fermer ses portes, lui qui fêtait mercredi dernier son 40e anniversaire de fondation. D'ailleurs, ses propriétaires, membres de la célèbre famille Grondin, l'ont fait de brillante façon en soulignant le tout lors d'un 6 à 8 où un bon nombre de personnes issues de la communauté sportive de la région s'y étaient donné rendez-vous.
En voici quelques échos :
Tout d'abord, l'un des associés, Mario Grondin, a livré un discours rempli d'émotions où il a pris le temps de remercier les membres de sa famille dont son épouse Brigitte, qui partage sa vie depuis 32 ans. De plus, il en a profité pour souligner le fait que trois de ses employés comptent plus d'une vingtaine d'années de service dans son entreprise, soit Brigitte Fortin (22 ans), Michel Cournoyer (25 ans) et Jacques Drolet (28 ans). 
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L'ex-hockeyeur Jean-François Sauvé (il a notamment porté les couleurs des Sabres de Buffalo et des Nordiques avant de s'expatrier en Europe) était de la fête lui qui représente dignement la compagnie Sher-Wood.
Au fil de notre conversation, celui que plusieurs surnommaient « Tattoo » (faisant référence au personnage mythique de l'émission de télévision Fantasy Island reconnu pour sa petite taille) m'apprenait que son frère Robert - ayant repris l'agence sportive Jandec suite au départ de Pierre Lacroix pour la LNH - s'était adjoint les services de son fils Philippe, lui-même un ex-cerbère dans le hockey professionnel. 
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Le monde du hockey québécois comme je vous l'ai déjà mentionné étant un petit milieu où tout le monde se connaît, j'ai appris que Maxime, le fils de JF, un choix de 2e tour des Bruins de Boston en 2008, évolue maintenant avec les Marquis de Jonquière dans la Ligue Nord-Américaine de hockey en compagnie de deux Granbyens, les frères Danick et Jérémie Malouin... 
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Tout au long de la soirée, j'y ai fait de très agréables rencontres dont une avec le vétéran Christian Tessier, employé du magasin depuis sept ans avec qui j'ai eu beaucoup de plaisir à jaser de golf. Membre du Vieux Village depuis une vingtaine d'années, l'homme qui ne fait pas son âge (il est pourtant dans la soixantaine avancée) a inscrit bon nombre de scores sous la barre des 80 tout au long de la dernière saison. Mes félicitations...
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Andrew Gauthier, un autre passionné de notre sport national, en a profité pour me raconter son drôle de parcours, lui qui l'a amené jusqu'à porter les jambières avec les joueurs des défunts Dragons de Verdun lors de plusieurs entraînements, jouant ainsi les seconds violons derrière un ancien
porte-couleurs des Bisons, en l'occurrence Martin Brochu.
On en jase autour d'un bon cigare
Lors du 6 à 8 soulignant les 40 ans du Grand Bazar, la source du sport, on avait eu l'ingénieuse idée d'ériger un écran géant à l'endroit où on y retrouve habituellement le département consacré au golf. Et sur celui-ci, on pouvait y voir déferler plusieurs moments marquants du magasin dont deux publicités qui ont particulièrement retenu mon attention, celle de la « Mumba-Folie » (en collaboration avec le Zoo de Granby) et une autre avec l'ouragan « El Bazaro » qui a sans doute suivi le courant « El Nino ».
Réalisées avec les moyens technologiques de l'époque, on pouvait néanmoins y percevoir que ce n'est pas d'hier que les propriétaires du Grand Bazar ont le marketing dans le sang ! 
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Finalement, je ne pourrais terminer cette chronique sans vous exprimer toute la fierté que j'aie de voir le jeune Julien Paradis gravir un à un les échelons de cette entreprise. Jadis un élève auquel j'ai enseigné le hockey, il y agit maintenant en tant que responsable de tout son département hockey. Toujours aussi poli et passionné par ce qu'il fait, je suis convaincu que la famille Grondin tout comme votre humble serviteur, adore le côtoyer.
Un peu d'humour
Deux amis discutent.
- Je suis tanné. Je n'arrête pas de rencontrer des filles, mais dès que je les invite chez mes parents, ma mère ne les supporte pas. Qu'est-ce que tu ferais à ma place ?
- Ben j'sais pas moi. Et si tu essayais de trouver une fille qui soit comme ta maman ? Je suis sûr qu'après ça, elle ne te posera plus de problème.
Peu de temps après, les deux gars se rencontrent à nouveau :
- Alors, est-ce que tu as trouvé la fille parfaite, celle qui te plait à toi et à ta mère ?
L'autre hausse les épaules et répond :
- Ouais, je l'ai trouvée. Je l'ai ramenée à la maison. Ma mère l'a adorée et elles sont tout de suite devenues amies.
- Eh ben alors, ça y est, tu vas te fiancer ?
- Je ne pense pas, non. C'est mon père qui ne la supporte pas...