Denis Hénault, un vrai gentleman avec qui l'on passe toujours du bon temps...

La page du Kid

Denis Hénault: jouer pour le plaisir
Ce matin-là, Denis Hénault ne pouvait pas jouer, et ce, bien que nous avions convenu de disputer une ronde de golf ensemble.
Blessé aux côtes, celui qui fut l'ancien champion amateur du Québec se confondait en excuses même, si bien entendu, le tout n'était aucunement nécessaire.
Il aurait très bien pu rester à la maison - ce qui il va sans dire, aurait été fort compréhensible étant donné sa situation -, mais il tenait tout de même à partager la voiturette de votre humble serviteur durant les quatre heures que nous avons passées ensemble en compagnie de son frère Jean, sur le très beau parcours du club de golf Miner.
Une passion devenue un mode de vie
« D'autant que je me souvienne, j'ai toujours eu une passion pour le golf. Alors ce matin, je ne me suis même pas posé la question : il était normal que je vous accompagne ! », de mentionner celui jouit maintenant d'une retraite paisible après avoir oeuvré pendant plus d'une trentaine d'années pour le service de police de Granby.
Et vous pouvez me croire, il a bien fait de venir, car peu de golfeurs amateurs au Québec - hormis peut-être Graham Cooke auquel il voue une admiration sans bornes - possèdent une feuille de route aussi impressionnante que celle de Denis Hénault. 
Je m'en serais d'ailleurs voulu de ne pas vous raconter les grands pans de sa carrière.
« Au milieu des années 80, j'ai commencé par faire de la compétition au sein de Golf-Estrie, car pour accéder aux tournois provinciaux, il fallait avoir un différentiel (écart requis entre les différents pointages dans le but d'accéder à un classement final). Puis, quelques années plus tard, alors que j'enseignais le golf avec François Bernard, on m'a proposé de devenir professionnel, tant et si bien qu'ensuite, j'ai occupé un poste de professionnel-adjoint au club Farnham. 
« L'expérience de professionnel n'ayant pas été aussi concluante que je l'aurais souhaité, j'ai laissé tomber mes cartes de pro pour regagner mon statut d'amateur, mais par contre, comme le stipule la réglementation de Golf-Québec, j'ai dû attendre deux ans afin de pouvoir participer à nouveau à des tournois amateurs. »
Inutile de mentionner qu'Hénault attendait l'été 1997 avec impatience. « Je m'étais vraiment préparé en vue de ce retour et je dois avouer que mes succès, bien que j'étais confiant, ont largement dépassé mes attentes ».
On le serait à moins puisque finaliste au prestigieux Alexandre de Tunis en compagnie de son pote Graham Cooke, il remporta la semaine suivante le Duc de Kent présenté à chaque été au Royal-Québec, tournoi qui constitue la plus haute distinction chez les golfeurs amateurs au Québec. 
« En gagnant le Duc de Kent, je faisais automatiquement partie de l'équipe du Québec tout en consolidant ma deuxième place au classement général derrière Robert Kerr de Beaconsfield », de poursuivre celui qui, à ce jour, détient trois records de parcours de la région, soit au Vieux-Village, au Rocher de Roxton Pond ainsi qu'au Golf des Lacs. 
Tout cela sans compter ses nombreux succès obtenus lors des années 2000 lors des 18 championnats de club au sein de 13 parcours différents auxquels il a participé. Sur ces 18, il en a gagné 13 et lors de cinq autres, il a terminé... deuxième ! 
« Somme toute, je crois bien humblement avoir connu une belle carrière chez les amateurs. Mais avec le temps, les petits bobos ressortent et rendu dans la soixantaine, je veux maintenant jouer juste pour avoir du fun », a-t-il conclu.
Toutefois, comme il le dit si bien « le défi au golf, c'est de réussir le plus grand nombre de bons coups dans une journée et c'est ce qui pousse les gens à y revenir ».
Soyez sans crainte, y revenir, Denis Hénault entend le faire encore très souvent, même blessé. 
Le monde du golf a besoin de tels gentlemen...
Bonne chance à mon ami Gaétan Arel dans son nouveau défi.
On en jase autour d'un bon cigare
Saviez-vous que l'ami Jean Robidoux de la Laiterie Chagnon était l'oncle de Kristopher Letang, l'as-défenseur des Penguins de Pittsburgh ?
Connaissant la bonté de « Kris » - car dans un passé pas si lointain il était l'un de mes élèves au défunt Collège Antoine-Girouard de St-Hyacinthe - pourquoi ne pas lui tendre une perche afin qu'il puisse amener la Coupe Stanley à Waterloo, ne serait-ce que pour quelques heures ?
Et si jamais vous cherchez un endroit, je suis convaincu que le chic proprio du club de golf de l'endroit, Joslin Coderre se ferait un plaisir de recevoir la population environnante... 
******
Parlant du club de golf de Waterloo, l'un de ses meilleurs séniors, mon ami Gaétan Arel, un retraité d'IBM, est maintenant à l'emploi de Ski Bromont en tant que directeur de la sécurité.
Avec les élections provinciales qui se tiendront dans plus ou moins un an, qui sait si Gaétan ne se fera pas tirer l'oreille à nouveau en vue d'effectuer un retour, lui qui avait obtenu lors du dernier scrutin, une très respectable 2e place en tant que candidat du Parti québécois dans la circonscription d'Huntingdon, réputée pour être un château fort libéral.
Un peu d'humour
Il y a quelques semaines, je vous donnais des raisons pour lesquelles vous deviez préférer le golf au sexe, en voici quelques autres... :
1) Une performance inférieure à la normale est toujours la bienvenue. 
2) Une pose sandwich-bières est possible à la mi-parcours. 
3) Au golf, c'est toujours plus facile de trouver le « sweet-spot ». 
4) Les parties à quatre sont normales. 
5) Y aller 3 trois fois par jour, c'est faisable. 
6) Votre partenaire ne prendra pas un avocat si vous jouez avec quelqu'un d'autre. 
7) Dans le Sud, vous pouvez pratiquer tous les jours. 
8) Après, le calin n'est nullement obligatoire. 
9) Quand votre équipement devient trop vieux et rouillé, vous pouvez aisément le remplacer.