Un énorme défi attend mon ami Claude Julien avec le Canadien.

La page du Kid

Therrien sacrifié, un club surévalué, et bonne chance « Achille » !
À l'heure où vous lirez ces lignes, le Canadien s'apprêtera à sauter sur la glace contre les Jets de Winnipeg avec un nouvel entraîneur derrière le banc en la personne de mon ami Claude Julien.
Pour ma part, en début de semaine, malgré quelques rumeurs persistantes, je n'aurais jamais au grand jamais pensé que le DG Marc Bergevin passerait à l'acte en congédiant Michel Therrien, son entraîneur-chef des cinq dernières années qu'il considérait selon ses dires comme un véritable ami.
Le premier critère d'embauche pour être instructeur-chef des « Glorieux », mis à part la compétence, est celui de pouvoir s'exprimer dans un français fonctionnel. Non seulement Claude est-il un franco-ontarien parfaitement bilingue, mais il était également, à mon avis, le meilleur candidat pouvant remplir ces deux mêmes conditions. « Compétent » et « francophone », tels sont les deux mots qu'il vous faut retenir. 
Voilà sans aucun doute la raison pour laquelle la direction du tricolore a décidé d'agir aussi vite, car contrairement à bien des analystes, je suis loin d'être convaincu que Therrien aurait été sacrifié si Julien n'avait pas été disponible. 
Comme il l'était seulement depuis une semaine, soit depuis le 7 février, date de son congédiement avec les Bruins de Boston, l'état-major du Canadien se devait de ne pas lésiner et de battre le fer pendant qu'il était encore chaud, histoire de créer une sorte d'électro-choc à une formation qui en a grandement besoin.
Il n'en demeure pas moins que le problème reste entier et que le CH ne fera pas de miracle, à moyen ainsi qu'à long terme, si on ne le résout pas... Car pour pouvoir ne serait-ce qu'espérer gagner un jour, surtout dans le hockey d'aujourd'hui, une organisation se doit de bien repêcher et ensuite de porter une attention particulière au développement de cette banque de joueurs, chose à laquelle elle ne figure guère comme chef de file dans le circuit Bettman.
Non seulement doit-elle bien le faire, mais cela est impératif, surtout quand on sait que l'organisation n'aligne jamais les succès dans sa chasse aux joueurs autonomes.
Donc, bien que je souhaite la meilleure des chances à mon vieux chum « Achille » (surnom que l'on attribuait à Claude en raison de son étrange ressemblance avec Achille Talon, le personnage de bandes dessinées), je demeure sceptique quant à ses chances de remporter un jour les grands honneurs à Montréal, car lorsque l'on jette attentivement un coup d'oeil aux alignements tant des détenteurs qu'aux finalistes de la Coupe Stanley des dernières années, on se rend bien compte que le repêchage et le développement sont les dénominateurs communs de chacune de ces organisations.
Mais comme à Montréal on semble ne jamais rien faire comme les autres, on continue de surévaluer la formation que l'on a sous la main, elle qui pourtant compte de trop nombreux points d'interrogation, comme l'absence d'un solide deuxième trio où se trouvent des joueurs au gabarit imposant, tout comme un quatrième trio qui doit démontrer de la hargne ainsi qu'un défenseur dur et intimidant au sein de son top-3 en défensive. 
Ici, pour gagner des matchs, on s'en remet presque exclusivement au brio de Carey Price. Mais si ses performances ne sont qu'ordinaires, comme on l'a vu lors des trois dernières semaines, on connaît la défaite plus souvent qu'autrement. Est-ce que cela correspond à la définition d'une équipe gagnante ? Poser la question, c'est quelque peu y répondre...
Au moins, ce qui me réjouit, c'est qu'étant donné la situation, on a jeté notre dévolu sur un homme d'expérience en mesure de susciter l'espoir et de « sauver les meubles » comme Claude au lieu d'envoyer un entraîneur-recrue - je pense entre autres aux Benoît Groulx de ce - inutilement dans la fosse aux lions. 
En terminant, je m'en voudrais de ne pas souhaiter bonne chance également à sa conjointe Karen ainsi qu'à sa petite Katryna (maintenant une préadolescente, comme le temps file... dire que j'ai connu ton père alors qu'il était célibataire !), qui devront partager maintenant leur homme avec la population du Québec tout entier...
Mes meilleurs voeux de succès t'accompagnent néanmoins mon « Achille » !
Après sa Fromagerie des Cantons, l'homme d'affaires Hugues Ouellet semble connaître beaucoup de succès avec la Farnham Ale&Lager.
On en jase autour d'un bon cigare
Au Tournoi novice-atome de Farnham, j'ai eu le plaisir de renouer notamment avec le vétéran dépisteur Normand Charbonneau.
Toutefois, n'allez pas penser qu'il était présent afin que sa formation, le Titan d'Acadie-Bathurst, recrute les joueurs à cet âge, mais bien parce que son petit-fils Anthony y évoluait.
Tout au long de notre conversation, Normand me soulignait qu'il était heureux que l'aîné de ses deux fils, Patrick - que j'ai bien connu alors qu'il gardait les buts dans l'organisation des Sénateurs d'Ottawa, lui qui fut un choix de 3e ronde au repêchage de 1993 - se soit trouvé du boulot comme recruteur avec les Maple Leafs de Toronto après avoir été congédié par le Phoenix de Sherbrooke l'an dernier.
Dans un autre ordre d'idées, encore une preuve que le hockey québécois est un bien petit monde, avec le Titan, celui que l'on surnommait « Papa Charby » est allé rejoindre son vieux pote Mario Pouliot, un vieux complice avec lequel il bâtissait année après année les différentes formations des Gaulois du Collège Antoine-Girouard de la Ligue midget AAA.
Parlant de Farnham, on me dit que le sympathique homme d'affaires Hugues Ouellet et ses acolytes font tout un tabac avec la Farnham Ale & Lager, entreprise qui va fêter son 4e anniversaire de fondation cette année.
Lui qui possédait déjà la Fromagerie des Cantons, assurément classée par les meilleurs fromagers au Québec, le moins que l'on puisse dire, c'est que le succès semble véritablement lui coller à la peau. 
Toutefois, quand on connaît l'individu, on sait pertinemment bien que derrière ce succès se cachent de nombreuses heures de travail et c'est tout à l'honneur du personnage que j'ai toujours autant de plaisir à côtoyer... 
Vous me permettrez cette petite intrusion dans la section « arts, spectacles et divertissements », mais je suis tombé sur quelque chose la semaine dernière qui m'a fait rire aux éclats. Et ce, par l'entremise de mon bon ami Jean-François « Théo » Gauthier qui, il va sans dire, habite la municipalité de Saint-Théodore-d'Acton.
Il s'agit des capsules humoristiques de « Synvain rénove » du comédien Stéphane Raymond, le même qui il y a environ cinq ans (déjà !), avait propulsé la désormais célèbre expression « Chest-Bras » au rang d'anthologie.
Si vous le désirez, vous pouvez retrouver ces petits moments qui durent entre 45-50 secondes chacun sur YouTube en tapant tout simplement « Synvain rénove ». Un pur plaisir...