Jouer une ronde en compagnie du professionnel Daniel Talbot: un rêve devenu réalité.

La page du Kid

Ma ronde de golf avec Daniel Talbot: un rêve de p'tit gars!
Nous sommes au début de l'été 1987 et je vais avoir 15 ans.
Venant tout juste de déménager de Shawinigan à Trois-Rivières et désirant que je poursuive ma passion pour le golf, mes parents m'ont offert une carte de membre de type « junior » au Club de golf Les Vieilles Forges. 
Aux « Forges », j'y ai notamment fait la connaissance de celui qui allait devenir mon partenaire régulier de « Deux balles » au cours des cinq années suivantes, le gaucher David Clément. 
Outre le fait qu'il était un excellent golfeur, « Davey » avait comme particularité qu'il habitait dans le développement résidentiel du FIEF, situé à un coup de fer 7 du trou no 15 du club de golf Ki-8-EB, lieu de rassemblement de la haute bourgeoisie trifluvienne, mais également club-hôte de nombreux championnats de toutes sortes.
C'est aussi lors de ce même été que le Ki-8-EB avait accueilli une tranche du championnat de golf du Québec, auquel nous avons assisté devant par contre au préalable sauter la clôture qui séparait le « FIEF » du club de golf. D'ailleurs, par la suite, combien de soirs sommes-nous allés jouer une fois que tout le personnel avait regagné le chalet ? ? ? Des dizaines et des dizaines... 
Toujours est-il que si David avait suivi un jeune long frappeur du nom d'Éric Mercier, pour ma part, j'avais éprouvé une réelle fascination pour Daniel Talbot tout au long du tournoi. Je me rappelle comme si c'était hier de ce long coup de fer 5 d'environ 200 verges par-dessus la fosse de sable du trou no 4 et dont la balle s'était immobilisée à seulement quelques pouces de la coupe. Du bonbon ! Combien de soirs ai-je essayé de répéter ce coup ? ? ? Des dizaines et des dizaines... sans succès !
Ayant même pris le temps de discuter avec moi et de signer ma casquette à la fin de sa ronde, Talbot était soudainement devenu mon idole, d'autant plus que le dimanche suivant, il avait été impressionnant lors d'une entrevue à la défunte émission Sport-Mag, mon émission sportive préférée, présentée au canal 10 (qui allait devenir plus tard TVA). 
Bref, je me disais que si jamais, je jouais assez bien au golf, j'aurais peut-être un jour la chance de disputer au moins une ronde en sa compagnie.
Mais comme ma mère me disait toujours étant petit que dans la vie, « il ne faut JAMAIS dire JAMAIS », le 2 août dernier, un peu plus de 30 ans plus tard après ce fameux tournoi au KI-8-EB, non seulement, j'ai joué une ronde avec Daniel Talbot, mais mon ami Marc Hurtubise (qui est en voie de devenir la coqueluche de cette chronique ! ! !) m'a fait l'honneur de me jumeler avec lui - Talbot - lors du premier Pro-Am du Vieux-Village ! 
Un rêve éveillé
Après les salutations d'usage, ce qui frappe le plus quand on joue avec les « pros », c'est le sérieux avec lequel ils se préparent à frapper chacun de leurs coups. Dans le cas de Daniel, peu importe la frappe à venir, sa routine est la même et le résultat aussi : il est toujours bien placé, que ce soit dans l'allée ou sur le vert. 
Et que dire de son jeu court : à 125 verges ou moins du fanion, la balle se retrouve à chaque coup à moins de 10 pieds de la coupe, tel un véritable magicien ! 
Pour ma part, voulant tellement bien faire, j'étais à ce point nerveux que j'ai commis trois verts de trois roulés lors des cinq premiers trous, moi qui d'ordinaire s'en tire tout de même assez bien sur les « greens ». 
Malgré ces petits écarts de ma part, Daniel a été sensationnel avec moi, étant d'une extrême gentillesse, tout comme sa femme Monique qui lui servait de « caddie » pour la journée . Du vrai bon monde, les Talbot !
Maintenant âgé de 64 ans, lorsque l'on discute avec lui, on constate cependant que l'homme commence à ressentir le poids des années. « Je n'ai plus les capacités physiques ni l'énergie nécessaire pour pouvoir encore faire de la compétition. Quand tu regardes la jeune génération qui frappe des départs de 325 verges et qui entre en coups règlementaires sur les verts avec un « wedge » dans les mains alors que moi j'ai un fer 5 ou 6, on voit tout de suite la différence ». 
« Par contre, j'aime encore enseigner et j'adore pratiquer. Mais plus les années passent et plus je vois la retraite arriver. Quand ce sera le temps, ce sera le temps et je vais dire merci au golf, car j'ai vraiment été choyé d'être associé à ce sport merveilleux » de déclarer celui qui possède encore trois écoles de golf, soit à St-Hubert, à Montréal et une autre au club de golf de Beloeil. 
Sachez cher monsieur que choyé, je l'ai été moi aussi en étant votre partenaire tout au long de cette magnifique journée. L'homme de 45 ans que je suis devenu venait de réaliser l'un de ses rêves de « p'tit » gars...
L'ex-gardien de la LNH, Martin Brodeur, apprécie chaque moment dans ses nouvelles fonctions d'assistant directeur-général avec les Blues de St-Louis.
Deux jeunes golfeurs, Luan Lai du club Cowansville et Vincent Laperrière du club Hériot ont été sélectionnés pour participer au tournoi Inter-régional de classe pee-wee  qui se déroulera au Club Cornwall en septembre.
On en jase autour d'un bon cigare
Croisé également lors de la présentation du Pro-Am au Vieux-Village, l'ex-gardien de but des Devils du New Jersey, Martin Brodeur (photo), m'a avoué qu'il se plaisait énormément dans ses nouvelles fonctions d'adjoint au directeur général Doug Armstrong avec les Blues de St-Louis.
« Marty » que j'ai connu du temps où il évoluait avec le Laser de St-Hyacinthe dans la LHJMQ aura également cette année un autre défi puisqu'il sera impliqué de très près dans les opérations-hockey de l'équipe canadienne qui participera aux prochains Jeux olympiques d'hiver en 2018.
Une autre belle expérience pour ce gentleman qui deviendra assurément un jour un excellent directeur-gérant dans le circuit Bettman. Mais comme il me le disait, « rien ne presse, j'ai encore un petit garçon de 7 ans à la maison et j'apprends tous les jours au sujet de la gestion d'une équipe professionnelle. »
Voilà qui est très sage de sa part...
Finalement, félicitations à deux de nos jeunes espoirs en golf, Luan Lai du club de golf de Cowansville et Vincent Laperrière du club Hériot (photo) pour leur sélection en vue du tournoi Inter-régional de classe pee-wee qui se déroulera au Club Cornwall au début du mois de septembre.
Un peu d'humour
Un « foursome » de golf composé de trois jeunes hommes et d'un homme d'âge mûr s'apprête à jouer sur le vert. Soudainement, le diable décida de faire le mal et apparut entre les joueurs et le drapeau. Les 3 jeunes, pris de panique, se mirent à crier et à courir dans tous les sens. L'homme âgé resta à putter, sans bouger. Le diable impressionné par le courage du vieil homme lui demanda :
- Ne sais-tu pas qui je suis ?
- Bien sûr que je le sais !
- N'es-tu pas effrayé ?
- Pas du tout !
- Pour quelle raison ? demanda le diable, toujours confus.
- Parce que je suis marié à ta soeur depuis 45 ans maintenant...