La misère des beaux

On connait tous des gens qui ne l'ont pas eu facile parce qu'ils ont un gros nez, des grandes dents ou quelque autre excentricité.
Ils ont plus de difficulté à trouver un emploi, à trouver l'âme soeur, et leur enfance a souvent été misérable. Les enfants sont innocents, mais peuvent aussi être très cruels.
Bien beau tout ça, mais on ne parle jamais de la misère des beaux, m'a fait remarquer une amie en parlant d'une de ses nièces. T'as raison, que je lui dis, non mais, l'enfer que vivent ces gens-là! Tous les emplois leur sont offerts sur un plateau, les prétendant (e) s sont nombreux, leur adolescence a des airs de film d'Hollywood...
Attends, qu'elle me dit, ce n'est pas si simple. As-tu déjà été dans un bar et t'être fait continuellement cruiser par tout ce qui possède un pénis? Franchement, non.
C'est pénible, qu'elle me dit. Ou tu te fais engager sans être jamais sûr si c'est pour tes habiletés et non pour ton apparence. Si t'es blonde et jolie, c'est pire: les gens présument que t'es conne.
Oh là là, je ne pensais pas que c'était si sérieux! Je conçois que ça ne doit pas toujours être une promenade dans le parc, mais c'est si pire que ça? Entre être très laid ou très beau, si on avait le choix, il ne serait pas bien difficile...
Mais je comprends l'idée. D'ailleurs, j'ai moi-même pâti d'être un sex-symbol, jadis. Toutes les filles étaient après moi, tous les gars voulaient être mes amis, les commerces de Terrebonne voulaient tous m'engager... Je ne savais plus à quel sein me vouer!
Par chance, j'ai souffert d'acné sévère et de calvitie. Sinon, bigre, je serai probablement premier ministre à l'heure qu'il est. Et vous ne seriez pas en train de lire cette chronique.
Il y a des avantages à être moyen!
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