De l'action tirée d'un match récent de la Ligue nord-américaine opposant les 3L de Rivière-du-Loup aux Marquis de Jonquière, à Saguenay.

La LNAH pourrait-elle revenir à Granby?

CHRONIQUE / Comme dirait l'autre, on jase là. Ou comme disaient mes défunts parents, on parle pour parler. Question : amateurs de sports de Granby, êtes-vous heureux avec l'offre actuelle en matière de hockey dit majeur en ville ?
Les Inouk et la Ligue junior AAA sont là depuis la saison 2005-2006. Auparavant, la Ligue semi-pro, devenue ensuite la Ligue senior majeur (et avant qu'elle ne devienne la Ligue nord-américaine), avait occupé le plancher de 1997-1998 à 2003-2004. Et encore avant, il y a eu la LHJMQ de 1981-1982 à 1996-1997. Notre historique va s'arrêter là.
Granby a toujours accueilli du hockey majeur. Parce qu'il y a une population importante ici, parce qu'il y a un aréna en mesure de recevoir un nombre intéressant d'amateurs et fait non négligeable, parce qu'il y a un journal pour parler du gros club tous les jours. Très honnêtement, je ne crois pas que Granby soit une grande ville de hockey. Mais il y a clairement une tradition de hockey.
À leur 12e saison, les Inouk peinent à attirer des foules décentes au centre sportif Léonard-Grondin. On est loin de leur première campagne, alors qu'ils avaient drainé une moyenne de 1360 personnes, et loin aussi d'il y a quelques années seulement, quand ils attiraient régulièrement des foules supérieures à 800 personnes.
Les Inouk font de beaux et de gros efforts depuis quelques semaines afin de faire parler d'eux sur les réseaux sociaux. Ils ont engagé des gens pour diffuser la bonne nouvelle, pour s'assurer qu'on entende parler un peu plus de cette équipe qui gagne (sauf contre Longueuil !) et qui aspire aux grands honneurs. Faudra voir au cours des prochains mois si leurs efforts seront récompensés. Ce qu'on leur souhaite, d'ailleurs. Mais pour l'heure, on ne sent pas de semblant de buzz en ville.
Je reçois des courriels et les amateurs viennent me voir pour discuter à l'aréna, à l'épicerie et sur la rue. Les plus sévères me disent qu'ils sont tannés de l'administration actuelle tandis que d'autres affirment que la LHJAAAQ ne les branche tout simplement plus. « C'est du bon hockey, mais on ne connaît pas les joueurs, y'a pas de gros noms, rien... »
On me parle aussi souvent de la Ligue nord-américaine. Vrai que le circuit a évolué dans le bon sens et qu'il a réussi à éliminer, du moins en grande partie, les foires, les gestes disgracieux, les bagarres « gratuites », ce genre de trucs qui faisaient tellement mal à sa crédibilité. Et la ligue compte en ses rangs des anciens de la Ligue nationale, de la Ligue américaine, des anciennes stars de la LHJMQ, etc. Bref, le produit a de la gueule.
Les dirigeants de la LNAH n'ont jamais oublié Granby, qu'ils ont toujours considérée comme un très beau marché. Présentement, l'avenir des concessions de Laval et de Trois-Rivières est loin d'être garanti.
Financièrement parlant, on dit qu'une équipe de la LNAH fait maintenant ses frais avec une moyenne de 1200 spectateurs. Est-ce possible de mettre une moyenne de 1200 amateurs au centre sportif Léonard-Grondin ?
Et quelle serait la réaction des autorités municipales si des gens d'ici (d'ici, j'insiste) cognaient à leur porte afin de vérifier leur intérêt face à la LNAH ?
Comme je le disais, on jase là...