Samedi prochain, Karim Ouellet s'amènera à l'église Emmanuel de Cowansville pour présenter «Fox au complet, quelques extraits de Plume et d'autres tounes instrumentales juste pour déconner un peu». Le 28 mars, il sera de retour dans la région, cette fois à la Maison de la culture de Waterloo.

Inclassable Karim Ouellet

On n'a jamais une deuxième chance de faire une première bonne impression. Karim Ouellet a fait mentir le proverbe avec la sortie de Fox, son second album, en 2012, qui cartonne énormément plus dans les palmarès et les critiques que Plume, son premier opus. Et il pourrait bien réitérer l'exploit prochainement auprès du public de la région lors de son premier passage chez nous depuis le Festival de la chanson, en 2009.
Ceux qui ont suivi le concours cette année-là se rappelleront sans doute son départ en coup de vent après n'avoir remporté aucun prix et encore moins la finale. «J'étais évidemment très déçu, raconte aujourd'hui l'auteur-compositeur-interprète, mais surtout, je ne comprenais pas trop pourquoi j'étais là, en grande finale, si je n'avais gagné aucun prix. Je trouvais que j'avais peut-être pris la place de quelqu'un d'autre qui aurait sûrement eu plus de chance que moi. Alex Nevsky, par exemple...»
À la lueur de cette réponse, certains diront sans doute qu'en quatre ans et demi, il aura eu le temps de préparer une belle réponse à cette question inconfortable qui allait venir un jour ou l'autre... N'empêche, Karim Ouellet jouit aujourd'hui d'un succès que plusieurs jeunes artistes de la relève pourraient envier. Finaliste aux Francouvertes 2011, il a été sacré Révélation Radio-Canada 2012-2013 aux côtés de Lisa Leblanc, a vu son gros hit L'Amour en nomination pour la Chanson de l'année au dernier gala de l'ADISQ (en plus d'avoir séduit BMO, qui en a fait la chanson thème de sa dernière publicité) et est présentement en nomination aux Juno pour l'Album francophone. Un dernier honneur qui le fait sourire, dit-il, puisqu'il admet «ne pas connaître tant que ça» ce gala.
«Je trouve ça moins impressionnant que l'ADISQ parce que ça s'adresse à un marché auquel je ne m'adresse pas vraiment et duquel je ne suis pas vraiment connu. Mais bon, je suis quand même bien content de représenter le Québec là-dedans. C'est juste que personnellement, je ne sais pas si ça peut réellement m'amener plus loin dans ma carrière.»
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